Emanuele de Raymondi

Exul

(Zerokilled Music / Internet)

 date de sortie

02/12/2016

 genre

Electronique

 style

Electronica / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Electronica / Emanuele de Raymondi / Néo-Classique / Zerokilled Music

 liens

Zerokilled Music
Emanuele de Raymondi

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Nous avons déjà croisé Emanuele de Raymondi, collaborant alors avec Marco Messina sur la bande son de Saro, un film documentaire. On le retrouve cette fois en solo et dans un registre assez différent, loin de la contrainte créée par l’image et dans un style plus électronique alors que l’Italien œuvre généralement dans un registre néoclassique.

De part ce changement de registre et sa courte durée, Exul, EP composé de 3 titres, se situe un peu en marge de la discographie d’Emanuele de Raymondi, une marge peut-être un peu plus récréative. Avec ses 3 titres de 3’00 à 3’30, l’Italien va droit au but tout en ouvrant ce disque de façon un peu mystérieuse : drone léger en arrière plan, lente mélodie de piano et grincements de cordes, jusqu’à ces arpèges de piano un peu faciles qui nous font alors penser à Nils Frahm. À partir de là, l’électronique prendre place et permet de changer de ton : arpèges électroniques, coups sourds, et un très bel équilibre qui s’installe entre l’acoustique (piano et cordes) qui reste dans un registre néoclassique, et les machines qui portent la pièce vers une electronica explosive.

Le principe est le même sur Wastelands, avec cette même approche très fracturée en introduction, entre fine mélodie de piano et coups secs des accords de violoncelle, le tout faisant appel aux silences et fins chuintements en guise de ponctuation. Sur la 2ème partie ce sont encore des arpèges électroniques qui initient le mouvement électronique et viennent porter la pièce vers une electronica electro-acoustique, dansante, qui pourrait aisément se poursuivre pendant 5-6mn.
On sera malheureusement un peu moins enthousiaste sur Solace qui reste ancré sur une douceur lancinante, un manque de relief malgré quelques tonalités électroniques scintillantes. S’il aurait pu conclure un album, ce dernier morceau nous laisse un peu sur notre faim après 2 très beaux titres electronica, croisant machines et instruments acoustiques.

Fabrice ALLARD
le 24/07/2018

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