Boris Hauf

Clark

(Shameless Records / Internet)

 date de sortie

00/01/2017

 genre

Electronique

 style

Electro / Minimal / Techno

 appréciation

 tags

Boris Hauf / Electro / Minimal / Shameless Records / Techno

 liens

Boris Hauf
Shameless Records

 autres disques récents
Eternell
Still Light
(Sound in Silence)
Moskus
Mirakler
(Hubro)
Tim Hecker
Konoyo
(Kranky)
Epic45
Through Broken Summer
(Wayside and Woodland Recordings)

Cela fait plus de 10 ans que l’on n’avait pas parlé de Boris Hauf et on en viendrait presque à regretter de ne pas avoir suivi son parcours d’un peu plus près, d’autant plus que cette production n’est pas vraiment une nouveauté. En effet Boris Hauf a déjà sorti un album intitulé Clark, publié en 2006 par le label Sijis dont voici une sorte de réédition qui est l’occasion de passer du CDr au vinyle et de rééditer ce disque sur son propre label, Shameless Records. Par contre il s’agit d’une réédition approximative puisque l’on passe de 7 à 6 pistes, que la plupart des morceaux ont changé de titre, et de durée. Voici donc la version actualisée et remasterisée de Clark.

Le disque s’ouvre avec Fantods sur une sorte de basse profonde et crépitements, une brève introduction abstraite avant d’enchaîner sur des petits coups métalliques réguliers qui forment une rythmique minimale. Le musicien enrichit sa composition de nouveaux éléments (basse, grincements) pour former une rythmique plus complète, dans un style minimal qui dérive dans son dernier tiers vers des sonorités un peu plus industrielles.
La plupart des éléments de l’album sont alors déjà posés. Même dans sa construction, Mind Tapes reprend le format de ce premier titre avec une rythmique minimale plutôt accrocheuse, parcourue de petits frétillements avant de s’achever sur une explosion de textures granuleuses. A bien l’écouter, on doit pouvoir deviner qu’il ne s’agit pas d’une production récente : si le groove est toujours là, efficace, le choix des sonorités peut trahir l’âge de cette production, en particulier sur Non Stop Flight dont le drone oscillant nous fait penser à un didgeridoo avant de poursuivre sur des pulsations de basses.

La 2ème partie de l’album est l’occasion de tester d’autres choses, avec notamment Le Chien, l’un des points forts de ce disque et vraisemblablement le titre le plus proche de l’album d’origine. Il s’agit là d’une pure électro minimale subtilement déstructurée, évoluant sur la fin vers une techno particulièrement binaire. Autre belle surprise, l’électro-ambient de Violet Moon, croisement de drone et souffle qui s’abandonne en apesanteur, sur de lents tintements mélodiques. De toute beauté !
On termine avec le minimalisme extrême de Corona, ses pulsations de basses ponctuées par endroits de textures grésillantes et électroniques.

Un album fort plaisant d’une électro minimale et intelligente.

Fabrice ALLARD
le 08/08/2018

À lire également

10/06/2001
Bernhard Fleischmann
(Batofar)
V/A
Echtzeitmusik Berlin
(Mikroton Recordings)
Boris Hauf
Soft Left Onto Westland
(Mosz)