Batia Suter : Radial Grammar

 date

du 25/05/2018 au 26/08/2018

 salle

Le Bal,
Paris

 appréciation
 tags

Batia Suter / Le Bal

 liens

Le Bal

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Grande collectionneuse d’images de toutes sortes et de toutes provenances, Batia Suter collectionne également les expositions parisiennes cet été puisqu’elle présente ses créations en même temps au Bal, au Centre culturel suisse et en Gare Montparnasse. N’ayant vu que la première des trois monstrations, on se limitera ici à la recension de ce qui se présente sous la forme de deux séries : l’une photographique (accrochée aux murs ou bien projetée en vidéo) et l’autre matérielle (disposée au milieu de la salle du rez-de-chaussée).

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Vue de l’exposition

Avec Batia Suter, les images sont donc extraites de catalogues, atlas, livres d’histoire, etc… et réassociées librement ; de ce fait, elles perdent leur caractère illustratif, leurs buts et leurs fonctions initiaux. En revêtent-elles pour autant de nouveaux, par la grâce des raccords vidéos ou des associations par proximité de l’accrochage ? Rien n’est moins sûr et, au total, l’aspect « catalogue » engendre certes son effet de saturation et de profusion, mais guère davantage. L’accumulation se veut volontairement compulsive et la mise en place hasardeuse, mais ce type de proposition ne produisit guère de sensation chez nous, sinon celle de ne plus savoir où regarder, face aux murs d’images, très souvent en noir et blanc.

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Vue de l’exposition

On se reporta donc sur quelques jeux formels, et notamment ces légers flous dans des images non nettes ou tremblantes, ou bien, et surtout, cette superposition un peu décalée des mêmes clichés qui donne une belle impression de mouvement. La vie et la dimension animiste des images revendiquées par la Suissesse trouvent alors une véritable concrétisation, de même que l’aspect ludique postulé par la commissaire Diane Dufour se rencontre dans la mise côte à côte, sur un grand support placé au centre de la première salle, de dizaines de barquettes plastique alvéolées. À l’heure du tri sélectif et de la volonté de réduction de ce type de contenants, la conservation de ceux-ci par Batia Suter, à des fins purement artistiques, constitue un sympathique pied-de-nez.

François Bousquet
le 09/08/2018

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