The Green Kingdom

Seen And Unseen

(Sound in Silence / Import)

 date de sortie

01/08/2018

 genre

Electronique

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Post-Rock / Sound in Silence / The Green Kingdom

 liens

Sound in Silence
The Green Kingdom

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Après avoir rendu compte de la quasi-totalité de ses premiers albums (six sur les huit long-formats livrés entre 2006 et 2013), ces pages avaient un peu laissé de côté The Green Kingdom. De fait, comme de nombreux autres musiciens qui multiplient les sorties, il est très difficile d’être présent à l’ensemble des rendez-vous. Comme on l’indiquait récemment à propos de Norman Westberg, avec l’été, il est plus aisé de se dégager du temps et, partant, de chroniquer ce Seen And Unseen, livré par sound in silence.

Au demeurant, ce choix de label est tout à fait indiqué pour la musique entre post-rock et ambient de l’États-unien ; à se demander même pourquoi leurs chemins ne s’étaient pas croisés plus tôt. Effectivement, stylistiquement, Michael Cottone a un peu évolué, délaissant ses atours electronica pour se concentrer sur une forme dans laquelle les guitares (en nappes, en arpèges, en notes perlées) se font plus présentes, chargées des parties mélodiques posées sur des nappes tremblotantes et dépourvues de rythmiques. De fait, même un morceau intitulé trompeusement Illuminations (dub) ne contient aucune pulsation, alors que, précédemment, le musicien du Michigan n’hésitait pas à s’autoriser quelques incursions dans ce registre dub.

Ici, il préfère donc se laisser aller à une divagation certaine, porté par ses entrelacs de six-cordes ou bien par quelques interventions clairsemées d’un piano (Cloud Wanderings). Assez logiquement, The Green Kingdom fait alors le choix d’étirer ses morceaux dans la durée puisque tous, à deux exceptions près, dépassent les cinq minutes, dispositions idoines pour permettre à l’auditeur de pleinement apprécier ces rêveries musicales un peu impressionnistes. Rassurons-le cependant, Seen And Unseen n’est pas qu’éther et vapeur : le son plus franc et clair des arpèges de guitare de Breathing Sea ou bien du piano de Sleeping Forest vient, par exemple, introduire davantage de consistance au moment où l’évanescence guettait.

François Bousquet
le 07/09/2018

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