Steve Hauschildt

Dissolvi

(Ghostly International / La Baleine)

 date de sortie

03/08/2018

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Ghostly International / Steve Hauschildt

 liens

Ghostly International
Steve Hauschildt

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Comme d’autres structures en leur temps, Ghostly International est en passe de devenir le label qui accueille des artistes en mal de refuge, après avoir été publiés, par le passé, dans d’autres maisons. C’est ainsi qu’avant un album d’Helios, le label new-yorkais fait paraître, en cet été 2018, un long-format de Steve Hauschildt, après trois efforts livrés sur Kranky. Ces pages avaient effectué une recension mitigée du premier d’entre eux, datant de 2011 et trop homogène dans sa space-pop composée au synthé. Cette impression tempérée nous avait conduits à ne pas nous arrêter sur ses deux propositions suivantes, avant d’y revenir, donc, avec ce quatrième disque, pour lequel l’États-Unien s’est associé à deux chanteuses, opérant chacune sur un titre.

Sur Saccade, c’est Julianna Barwick qui officie, soutenue par des pulsations métronomiques et des petites phrases mélodiques plus aigues. Répétant la même phrase, la Californienne s’associe donc à un ensemble instrumental marqué par son caractère itératif. Pour sa part, Gabrielle Herbst se charge du chant de Syncope, à la limite de la psamoldication, tandis que les rythmiques se font plus appuyées. Sur ces deux titres, Hauschildt frise, soit le décoratif un peu lounge, soit une techno plus passe-partout, mais n’y tombe heureusement pas, utilement servi par une construction d’album qui les place au milieu de chacune des deux faces du disque.

De fait, au-delà de ces deux morceaux, les six autres titres développent un propos qu’on pourrait qualifier de minimal techno, fondé sur des rythmiques bien écrites (voire parfois assez complexes, comme dans Alienself), suffisamment entraînantes (notamment celles de l’emballant Lyngr), sans pour autant verser dans une production tapageuse ou racoleuse. De même, les autres composantes savent encore se tourner vers les 80’s, mais avec un regard moins insistant que cela avait été le cas sur Tragedy & Geometry dont nous avions rendu compte à l’époque. Sur Aroid ou le très convaincant morceau-titre, par exemple, les montées chromatiques de synthé s’arrêtent au bout de cinq ou six notes, comme si Steve Hauschildt avait pris conscience qu’il n’était jamais bon de se laisser déborder par ses propres créations.

François Bousquet
le 11/09/2018

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