øjeRum

He Remembers There Were Gardens

(KrysaliSound / Internet)

 date de sortie

27/02/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / øjeRum / KrysaliSound / Minimal

 liens

KrysaliSound
øjeRum

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øjeRum est avant tout graphiste, mais il compose régulièrement depuis 2013. C’est justement en décembre 2013 que le Danois composa cet album, une de ses premières productions, initialement autoproduit, puis édité en 2015 par le label Cabin Floor Esoterica, et réédité donc début 2017 par KrysaliSound. Extrêmement productif depuis 2016, on peut retrouver son travail sur des labels tels que Eilean Rec., Midira Records ou encore Fluid Audio.

He Remembers There Were Gardens est un album simple, composé d’une pièce unique de 30mn. Cette durée est un peu imposée par un film célèbre, La Jetée de Chris Marker dont cette pièce se veut une bande son alternative. On est tout de suite captivé par cette musique qui se construit par de lents accords d’orgues, à la fois doux et lumineux, se prolongeant dans une résonance cristalline. On devine assez rapidement qu’il y aura assez peu de changement durant toute la durée de cette pièce dont les nappes évoquent facilement le va et vient des vagues sur la jetée.
On est parfois surpris par quelques bruitages au second plan, comme s’il s’agissait d’une captation live, dans une église, avec parfois le craquement du bois d’un banc.

La musique se fait toutefois assez variée, changeant régulièrement de tempo, restant scotché sur une même note répétée avec régularité, puis passant à une autre qui subira plus ou moins le même traitement, fluide et glissant vers une autre tonalité. On sera séduit par quelques irrégularités, l’impression de reprises et relances, comme des hésitations, un aspect imprévisible qui donne à cette musique une certaine chaleur.
On ne peut que se laisser bercer par cet album, tant par le choix des sonorités que par le tempo, comme une respiration quand, sur la fin, le jeu boucle sur deux notes, comme s’il s’agissait d’une inspiration et expiration qui ralentiront doucement sur les dernières minutes.

Simple et beau, une musique discrète, pure ambient donc, que l’on pourrait écouter en boucle, sans se lasser.

Fabrice ALLARD
le 15/10/2018

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