Drone À Clochettes

 date du concert

08/11/2018

 salle

Alimentari,
Paris

 tags

Alimentari / Drone À Clochettes / En veux-tu ? En v’là !

 liens

Drone À Clochettes
En veux-tu ? En v’là !

Après avoir bien pris soin d’arriver suffisamment tard pour éviter les concerts de The Absolute Never et Jealous (respectivement décrits par En veux-tu ? En v’là !, structure organisatrice, comme du « Post Amphetamine Blues » et du « Garage Messy Lipstick Punk »), on rallia vers 22h30 l’Alimentari. Dans la salle de concert, située au sous-sol de ce restaurant italien jouxtant l’Alimentation Générale, le public était assez nombreux et les musiciens de Drone À Clochettes s’installaient. Quand nous les avions vus, en mars dernier, nous concluions en espérant les revoir bien vite, dans des conditions d’ensemble un peu plus propices.

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Si la première partie de ce souhait fut respectée, ce ne fut pas encore vraiment cette fois-ci que la seconde le fut. De fait, si le sous-sol de l’Alimentari est assez grand, il a le défaut de placer le bar dans le même espace que la scène, générant les habituelles contaminations croisées, néanmoins tempérées par le fait que, l’heure avançant, les gens venus pour les groupes précédents et restés boire un verre finirent par quitter la salle. Restèrent donc, au bout de la quarantaine de minutes du set, une dizaine de personnes véritablement intéressées par l’ambient des Français. Musicalement, leur proposition se situa dans la droite ligne de leur prestation de l’hiver, avec un enchaînement identique des morceaux, mais dans une durée plus étendue à chaque fois, permettant de davantage goûter leurs compositions, et notamment le travail vocal d’Elisa.

En effet, dès le morceau d’ouverture (constitué d’une superposition de clochette agitée, mélodica, pichenette sur micro et interventions à la guitare électrique), la jeune femme mêla ses vocalises, dans une sorte de mélopée, aux instrumentaux. Passant ensuite debout, et récupérant la six-cordes de son acolyte, elle asséna des accords emplis de distorsions, en barrant simplement ses cordes de ses majeur et annulaire. Pendant ce temps, Thomas Robyn tenait les notes au mélodica, contrebalaçant un peu l’aspect lo-fi de sa comparse. Tandis que résonnaient encore les accords de guitare saturés, chacun se saisit d’un mélodica pour un duo appuyé avant qu’Elisa ne passe au chant, lâchant tous ses instruments.

Si cette séquence parut, de prime abord, moins convaincante (la partie vocale n’étant pas forcément extrêmement juste et l’ensemble tournant un peu en rond), on finit toutefois par se laisser prendre dans cet effet d’empilement un peu berçant dans lequel voix et triturations et nappes de guitare suivaient le même mouvement de fade in et fade out.

François Bousquet
le 14/11/2018

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