Point Némo

 auteur

Jeanne Frenkel & Cosme Castro

 metteur en scène

Jeanne Frenkel & Cosme Castro

 date

du 06/11/2018 au 17/11/2018

 salle

Théâtre Monfort,
Paris

 appréciation
 tags

Jeanne Frenkel & Cosme Castro / Théâtre Monfort

 liens

Théâtre Monfort

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Repérés grâce à leur création Le Bal, donnée la saison passée au Monfort, Jeanne Frenkel et Cosme Castro y reviennent cette année avec leur nouvelle proposition de « métacinéma ». Avec ce terme, les Français renvoient à un travail consistant à jouer sur le plateau, à filmer en même temps ce qu’il s’y donne et à projeter ce résultat sur un écran. Un tel dispositif ne nous est, au reste, nullement inconnu (même s’il n’était pas forcément labellisé de la sorte) puisque dans ce même Théâtre Monfort, nous avions pu voir, par exemple, l’excellent Nobody de Cyril Teste (qualifié, pour sa part, de « performance filmique »).

Ici, un écran est tendu sur la quasi-totalité de la hauteur de la cage de scène, en front de scène, masquant en large part les comédiens, pour une utilisation un peu trop classique de ce procédé vidéo : filmage en direct, jeu sur la profondeur, etc... L’intégration d’images de synthèse et d’animations 3D pour habiller l’espace vient, fort heureusement, apporter un peu plus de consistance à l’ensemble et rejoint, en outre, le fond du récit. De fait, Point Némo s’attache à deux frères jumeaux qui sont au chevet de leur mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. La création artificielle d’univers numériques entourant les personnages figure donc habilement la plongée dans la mémoire maternelle, avant qu’elle ne s’étiole définitivement.

Si cette thématique autour de cette maladie dégénérescente est plutôt rebattue (le comportement des proches, les réactions opposées des jumeaux entre celui qui est resté auprès de sa mère et celui qui est parti faire sa vie à San Francisco), le traitement à double niveau (théâtre et cinéma) permet d’apporter une forme de renouvellement. En toute hypothèse, rien que pour la séquence finale, le spectacle mérite d’être appréhendé : emplie d’émotions, mettant aux prises la salle, convoquant des effets de pyrotechnie, cette dernière scène vient, rétrospectivement, donner corps et chair à l’ensemble d’une proposition de toute façon largement saluée par le public.

François Bousquet
le 19/11/2018

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