Styrofoam

We Can Never Go Home

(Sound in Silence / Import)

 date de sortie

26/10/2018

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Sound in Silence / Styrofoam

 liens

Styrofoam
Sound in Silence

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Ces pages avaient laissé Styrofoam en 2008, avec un album boursouflé, de la production au nombre d’invités, se complaisant dans une data-pop assez facile, marquée par un chant systématique, des mélodies trop accrocheuses et des breaks attendus. Nous avions ensuite fait l’impasse sur un long-format dont le titre ne nous disait rien de bon (Disco Synthesizers & Daily Tranquilizers) et c’est donc dix ans après que nous retrouvons le Belge pour un exercice nettement plus humble. De fait, publié sur sound in silence (dans le traditionnel format du label grec, à savoir un CDr tiré à 300 exemplaires), We Can Never Go Home se veut uniquement instrumental, certes « poppy » (on ne se refait pas) mais beaucoup plus modeste dans son approche d’ensemble, Arne Van Petegem étant ici le seul intervenant.

Les rythmiques et mélodies accompagnent donc cette volonté, les premières n’étant pas trop appuyées, entraînantes juste comme il faut, tandis que les secondes sont à la fois touchantes et emballantes ( Love Restores Almost Everything). Instrumentalement, si les machines et quelques synthés sont toujours majoritaires, une guitare électrique saturée peut aussi venir proposer quelques traits acérés (Did Your Mouth Buy You This Scar ?). Frais et agréable, l’album déroule ainsi ses quarante minutes dans un parfum d’innocence et de simplicité retrouvées, au gré d’une electronica pure et sympathique.

Conduit sur ces délectables rails, l’auditeur arrive, pour conclure, à Blind Spot Safety Procedure et ses conjonctions rythmiques, ses redoublements mélodiques et sa construction stratégique. Très beau point d’orgue d’un disque aussi convaincant que l’avaient été, en leur temps (début des années 2000), les premiers long-formats de Styrofoam, ce morceau caudal sonne comme la confirmation d’une renaissance.

François Bousquet
le 09/01/2019

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