Geir Sundstøl

Brødløs

(Hubro / Outhere Distribution)

 date de sortie

09/11/2018

 genre

Rock

 style

Jazz / Blues

 appréciation

 tags

Blues / Geir Sundstøl / Hubro / Jazz

 liens

Hubro

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Deux ans, presque jour pour jour après Langen Ro, on retrouve Geir Sundstøl, toujours fidèle au label Hubro, et profitant, au reste, de la richesse de la structure norvégienne pour s’entourer à nouveau de nombreux invités, voire élargir sa palette, on y reviendra, à des musiciens et compositeurs anglo-saxons.

Par rapport à l’effort précédent, l’aspect jazz semble ici renforcé, notamment par la présence de la trompette de Nils Petter Molvær, propre à apporter une ampleur supplémentaire (Leben), de la basse à six cordes de Jo Berger Myhre, qui confère coffre et rondeur à Kraag ou bien du xylophone d’Erland Dahlen (Blunder). Si la volonté de jouer sur les « grands espaces », voire la dimension « cinématographique », qu’appellent évidemment de tels truchements, peut paraître un peu forcée et cliché, la cohérence du propos de Geir Sundstøl joue en sa faveur, à partir du moment où le Norvégien est coutumier de ce mariage entre jazz et blues, voire entre une forme de musique ambient et blues.

Dans ce contexte, retrouver, au milieu du disque, une reprise du Warszawa de David Bowie (composé avec Brian Eno) n’est pas forcément surprenant. De fait, le morceau original (présent sur l’album Low de 1977) se distinguait par son caractère quasi-instrumental et la conjonction des synthétiseurs d’Eno aux vocalises psalmodiées de Bowie. Ici, ce titre se trouve croisé avec une relecture de l’Alabama de John Coltrane, dans une hybridation habile qui permet à Sundstøl de s’inscrire dans les pas de musiciens ayant parvenu à conjuguer expérimentations et large reconnaissance.

Pris dans les volutes et slides lascifs des différentes guitares utilisées, l’auditeur ne pourra donc que regretter la relative brièveté de l’album (huit morceaux pour trente-six minutes) mais il saura alors aisément rappuyer sur la touche « lecture » pour reprendre le disque à son début.

François Bousquet
le 17/01/2019

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