Colorlist

Full Circle

(Serein / Import)

 date de sortie

09/11/2018

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Future Jazz

 appréciation

 tags

Colorlist / Expérimental / Future Jazz / Serein

 liens

Serein
Colorlist

 autres disques récents
Haythem Mahbouli
Catching Moments In Time
(Schole)
Tomotsugu Nakamura
Monologue
(Audiobulb)
Ståle Storløkken
The Haze Of Sleeplessness
(Hubro)
Arovane + Porya Hatami
C.H.R.O.N.O.S.
(Karl Records)

Alors qu’il y a dix ans, ces pages s’enthousiasmaient pour Lists, premier album de Colorlist, nous n’avons pas vraiment suivi le parcours des États-Uniens depuis, hormis un 10″ publié en 2011 sur Serein. C’est sur la même structure galloise qu’on finit par reprendre leur attache, pour un quatrième long-format sur lequel le duo nucléaire s’est associé à John Hughes, gérant du label Hefty, pour un résultat qui, logiquement, s’ancre davantage dans un registre électronique même si les bois de Charles Gorczynski continuent de se charger des lignes mélodiques.

Sommairement, on pourrait résumer ainsi l’architecture du disque : sur les morceaux enlevés (Pogona), les rythmiques sont assurées par l’électronique de John Hughes tandis que Charles Rumback officie à la batterie sur les titres où il s’agit de travailler sur des ambiances et atmosphères (The Heart Wants Her Horses Back, Sequence, Two Times, When The Time Is Right). À côté de ces propositions, certaines sont même arythmiques, fouillant textures frémissantes et notes tenues de Gorczynski, dans une veine plus expérimentale (Electricity), expérimentation qu’on retrouve parfois dans le jeu de batterie de Rumback, croisant intelligemment avec les apports électroniques d’Hughes (Kink In The Line).

De fait, c’est surtout quand la batterie offre des interventions un peu débridées et éparses, au diapason des légères improvisations des bois de Gorczynski et des accords de synthétiseurs d’Hughes, que le trio s’avère le plus pertinent. Au reste, pour livrer leurs meilleurs titres, il convient également qu’ils assemblent ces éléments avec un travail dans la durée (comme sur les presque sept minutes du caudal When The Time Is Right), idoines pour délayer ambiances et jeux des différentes composantes. Sur un album resserré sous les quarante minutes (pour huit titres en tout), cette combinaison ne se trouve probablement pas suffisamment souvent pour signer une réussite similaire à celle de Lists.

François Bousquet
le 21/01/2019

À lire également

Hauschka
Youyoume
(Serein)
Yui Onodera & Vadim Bondarenko
Cloudscapes
(Serein)
Donato Wharton
A White Rainbow Spanning The Dark
(Serein)
OCP
Atmos (EP)
(Serein)