The Gentleman Losers

Make We Here Our Camp Of Winter

(Sound in Silence / Import)

 date de sortie

11/12/2018

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Post-Rock / Sound in Silence / The Gentleman Losers

 liens

Sound in Silence

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La cohérence dans ses sorties du label sound in silence amène qu’on fait le choix de ne pas évoquer toutes ses publications, par crainte de se répéter dans nos recensions de ces albums de post-rock un peu languide. C’est ainsi que, pour les parutions automnales, nous n’évoquerons pas les longs-formats de SineRider et Umber. En revanche, par fidélité avec un duo qu’on suit depuis leurs débuts en 2006, place ici au disque de The Gentleman Losers qui, avec ce Make We Here Our Camp Of Winter se trouvent hébergés par le quatrième label pour leur quatrième album. Avec leur arrivée sur la structure grecque (et comme on le relève souvent), il semble que les frères Kuuka se soient fondus dans le registre majoritairement défendu par sound in silence, après avoir exploré une veine plus psyché l’an passé sur Permanently Midnight.

De fait, la quarantaine de minutes de ce nouvel effort les voit mettre alternativement en avant une guitare alanguie ou un clavier profond, dans des interventions espacées et amples, tandis que des textures un peu granuleuses garnissent l’arrière-plan. Dans une belle économie de moyens, les Finlandais combinent ainsi basse répétitive et mise sous l’étouffoir, d’une part, et guitare plus aérienne, d’autre part (Book Of Leaves) ou bien arpège de guitare et clavier embué (Turning To Gold). Ils peuvent également superposer les couches mélodiques, s’approchant d’une forme de shoegaze langoureux (Always Crashing On The Same Wave).

Lorsqu’ils s’étalent dans la durée, au-delà des six minutes, Samu Kuukka et Ville Kuukka versent néanmoins dans le travers habituel de ce type de production : laisser tourner leurs propositions tout au long des quasi-huit minutes, contents de leur son de guitare un peu traînant, sans suffisamment le faire évoluer (Kingdom Of The Wind). Mais ce léger accroc s’avère heureusement isolé, dans un album qui permet aux Finlandais de renouer avec une qualité indéniable.

François Bousquet
le 11/02/2019

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