Deaf Center

Low Distance

(Sonic Pieces / Import)

 date de sortie

22/03/2019

 genre

Rock

 style

Ambient / Minimal / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Deaf Center / Minimal / Néo-Classique / Sonic Pieces / Svarte Greiner

 liens

Deaf Center
Sonic Pieces

 autres disques récents
Western Edges
Prowess
(Sound in Silence)
Mis+Ress
Dispellers
(Sound in Silence)
Ex Confusion
I Remember When
(n5MD)
Russ Young
Pala (EP)
(Audiobulb)

Une nouvelle fois, une durée conséquente a passé entre deux disques de Deaf Center (quatre ans et demi, soit la moyenne de l’intervalle suivi par les Norvégiens entre deux longs-formats) et ses membres ont été fort actifs pendant cette période, puisque même Otto Totland a fait paraître des publications solo. Le piano de ce dernier se fait d’ailleurs assez présent sur ce Low Distance, manière de tirer avantage de ces sorties en solitaire, et de capitaliser sur ces expériences parallèles, d’autant plus que le violoncelle d’Erik K. Skodvin, mobilisé en solo sur un disque de Svarte Greiner fin 2017, est également présent.

Conjugués aux climats ambient un peu sombres et torturés développés par les deux comparses, il semble résulter de ces apports instrumentaux une atmosphère voisine de celle d’Owl Splinters, leur album de 2011 (A Scent, titre d’ouverture un peu trompeur). Mais, heureusement, la noirceur a été délaissée par Deaf Center depuis Recount, leur dernière production en date, et le piano d’Otto Totland se fait cotonneux et détaché (Undone). Dans un tel contexte, même les composantes électroniques grésillantes se font quasi-lumineuses, fragiles dans leurs tremblotements, à peine tenues debout par des notes éparses de clavier (Gathering, Movements / The Ascent). Se ressent alors le bénéfice des trois jours passés en session commune par les deux musiciens,

Comme on ne se refait jamais totalement, l’archet de Skodvin peut toujours courir de manière un peu grinçante et anxiogène sur son violoncelle (Entity Voice, Red Glow). Pour autant, c’est bien un registre minimaliste, aux accents parfois néo-classique (Yet To Come et ses attaques de piano plus franches et davantage mises en majesté), que développent les deux Norvégiens sur cet album qui pourrait bien être leur plus convaincant, depuis qu’ils ont abandonné leur electronica.

François Bousquet
le 30/04/2019

À lire également

Dustin O’Halloran
Vorleben
(Sonic Pieces)
08/11/2011
Svarte Greiner / Alexande
(Espace B)
Greg Haines
Until The Point Of Hushed Support
(Sonic Pieces)
V/A
Portland Stories
(Sonic Pieces)