Siavash Amini

TAR

(Hallow Ground / Import)

 date de sortie

09/06/2017

 genre

Electronique

 style

Néo-Classique / Drone / Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Hallow Ground / Néo-Classique / Siavash Amini

 liens

Siavash Amini
Hallow Ground

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Déjà actif depuis quelques années, c’est la première fois que l’on parle de Siavash Amini alors qu’il sortait ici son 4ème album, et le premier pour le label Hallow Ground. Originaire de Téhéran, le musicien qui flirtait jusque là avec la noise, produit ici un album plus mélodique, aux croisements du drone, de l’ambient, de la noise, voire de la musique néo-classique avec l’apparition de quelques invités.

Pas de surprises majeures à l’écoute de cet album qui débute par le ronronnement sourd de machines puis enchaîne avec des textures nasillardes, métalliques et grinçantes. Une ambiance plutôt industrielle donc sur la longue introduction de ce A Dream’s Frozen Reflection qui évolue progressivement vers des esquisses mélodiques, des résonances métallisées qui préparent l’arrivée de mélodies de cordes, un violon puissant, déchirant, qui hante la deuxième moitié de la pièce.
Les deux univers qu’explore Siavash Amini apparaissent clairement sur Rivers of Tar, n’hésitant pas à passer brusquement de déflagrations électroniques à de subtiles boucles de cordes mélancoliques, toujours menacées par quelques textures et craquements. Au contraire, sur Face on the Sand les éléments vont de pair, les cordes apportent un semblant de mélodie aux textures et souffles qui finissent par l’emporter sur une pièce qui évolue dans une lente montée de tension.

L’album composé de 4 titres se termine avec les 13mn de The Dust We Breathe, débutant par une poussière dense et granuleuse, accompagnée de micros grincements. Une première partie plutôt expérimentale, très abstraite, mêlant toujours bruits, grésillements, textures et errances de cordes qui finissent par s’organiser, délivrant alors une très belle boucle mélodique qui se floute, s’estompe, revient sous d’autres formes, tour à tour plus cristalline et plus feutrée. Une 2ème partie particulièrement tournée sur l’ambient, douce, apaisée et mélodique.

En s’amusant avec les genres, mêlant électronique et instruments classiques (violon et basse), Siavash Amini produit ici un très bel album à mi-chemin entre drones expérimentaux et musique ambient.

Fabrice ALLARD
le 10/09/2019

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