Bernhard Fleischmann

 date du concert

10/06/2001

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Bernhard Fleischmann / Boris Hauf / Christof Kurzmann / Efzeg / eRikm / Festival Batofar cherche Vienne / Kevin Drumm / Martin Siewert / Werner Dafeldecker

 liens

Bernhard Fleischmann
eRikm
Martin Siewert
Boris Hauf
Batofar

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Clôture du festival Batofar cherche Vienne par une soirée consacrée au label Charhizma. Peu de monde au navire rouge en ce dimanche soir du mois de juin. Du coup ont été installés par terre des poufs faits à base de sac à carreaux vichys bleus et blancs, bien agréables pour profiter pleinement des concerts.

La soirée commence par deux groupes produisant une musique relativement proche, à base de samples et d’improvisations. Tout d’abord un quartet formé autour de Dafeldecker (patron du label Durian) avec Kurzmann, Kevin Drumm et ErikM ; puis c’est autour d’Efzeg, quintette rivé derrière leurs ordinateurs que l’un d’entre eux délaisse parfois pour saisir une guitare ou un saxophone. Pas forcément enthousiasmant, mais pas désagréable non plus…

Mais le principal attrait de cette soirée, en ce qui nous concerne, était la prestation de Bernhard Fleischmann, première signature du label, dont a pu apprécier les différentes sorties chez Fuzzy Box (A choir of empty beds) ou chez Morr Music, en collaboration avec Charhizma (Pop loops for breakfasts et Sidonie EP). Nous ne fûmes pas déçus, bien au contraire.
Le set débute par un morceau dont la lourde basse en intro n’est pas sans rappeler Pole, en plus rythmé cela dit, puis viennent se greffer une mélodie reproduite en boucle, un sample d’une voix masculine lisant un texte et enfin des craquements accompagnés d’une réverbération maximale. Le tout formant un ensemble extrêmement agréable. Les deuxième et troisième morceaux continueront dans cette veine, proches de ce que peuvent faire d’autres artistes Morr Music comme Phonem ou Hermann & Kleine ; le troisième morceau contenant une boucle entêtante, à laquelle Fleischmann ajoute un grésillement qu’il travaille dans tous les sens en le distordant, le triturant, le malaxant tout au long du titre.
Les morceaux suivants ne nous seront pas inconnus puisqu’extraits de ses albums. Tout d’abord Buzz (provenant de A choir of empty beds), superbe morceau où une basse très rythmée est suivie par une petite mélodie semblant provenir d’un de ces pianos-jouets pour enfants. Ensuite Start (le titre d’ouverture de A choir…) où se rencontrent Pole et Phonem : splendide. Enfin ’S’ (apprécié sur Pop loops for breakfasts), titre nettement moins mélodique, travaillant davantage sur l’ambiance, mais tout aussi captivant.
Pour finir, le dernier morceau part d’une boucle provenant d’un Glockenspiel bientôt rejointe par quelques grésillements mélodiques qui la recouvrent au fur et à mesure jusqu’à ce que celle-ci disparaisse…

En définitive, un excellent concert au cours duquel Bernhard Fleischmann nous a ravi avec son electronica pop, à la fois complexe, élaborée et accessible, à l’image de l’artiste lui-même qui s’était installé en bas de la scène, à 2-3 mètres à peine des premiers rangs.

François Bousquet
le 12/07/2001

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