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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>Radian : Chimeric</title>
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		<dc:subject>Stefan N&#233;meth</dc:subject>

		<description>Cinq ans que l'on n'aura pas entendu parler des autrichiens de Radian. C'est long, mais entre temps on aura appr&#233;ci&#233; Film, l'album solo de Stefan N&#233;meth. Par ailleurs le trio d&#233;cida de faire un break d'un an, &#233;loign&#233; de la sc&#232;ne, et on se souvient du coup avec &#233;motion des superbes concerts qu'ils ont pu donner en 2006. Quoi de neuf du c&#244;t&#233; de Vienne apr&#232;s autant d'absence ? Profonde remise en question de leur travail ? C'est en tout cas de cette mani&#232;re que les choses nous sont pr&#233;sent&#233;es, mais de toute (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L130xH120/arton3605-39303.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='130' height='120' class='spip_logos' style='height:120px;width:130px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq ans que l'on n'aura pas entendu parler des autrichiens de Radian. C'est long, mais entre temps on aura appr&#233;ci&#233; &lt;i&gt;Film&lt;/i&gt;, l'album solo de &lt;strong&gt;Stefan N&#233;meth&lt;/strong&gt;. Par ailleurs le trio d&#233;cida de faire un break d'un an, &#233;loign&#233; de la sc&#232;ne, et on se souvient du coup avec &#233;motion des superbes concerts qu'ils ont pu donner en 2006. Quoi de neuf du c&#244;t&#233; de Vienne apr&#232;s autant d'absence ? Profonde remise en question de leur travail ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en tout cas de cette mani&#232;re que les choses nous sont pr&#233;sent&#233;es, mais de toute fa&#231;on, d&#232;s la premi&#232;re &#233;coute on ne manque pas d'&#234;tre surpris par un son globalement plus rock, plus live, donnant l'impression de capter l'&#233;nergie des concerts, d'essayer de la retranscrire sur disque, tout en gardant l'extr&#234;me finesse qui caract&#233;rise le trio. Selon la formule consacr&#233;e, le changement dans la continuit&#233; sommes nous tent&#233; de dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On commencera par noter h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; de la dur&#233;e des six pi&#232;ces qui composent l'album, entre 2'45 et plus de 10', proposant logiquement des approches un peu diff&#233;rentes, et en particulier des d&#233;veloppements quasi cin&#233;matographiques, comme pour faire suite au &lt;i&gt;Film&lt;/i&gt; de N&#233;meth. On p&#233;n&#232;tre dans ce nouvel album avec &lt;i&gt;Git Cut Noise&lt;/i&gt; qui nous proj&#232;te en plein c&#339;ur du nouveau Radian, un son cradingue, des ronronnements &#233;lectroniques, une batterie extr&#234;mement brute, des larsens et froissements m&#233;talliques. Une certaine rupture, une &#233;nergie nouvelle, mais on retrouve un petit quelque chose du Radian que l'on connait, peut-&#234;tre est-ce du au jeu du batteur, &lt;strong&gt;Martin Brandlmayr&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Git Cut Derivat&lt;/i&gt; nous appara&#238;tra alors comme une version &#233;touff&#233;e et alanguie de ce premier morceau, un interlude qui s'appuie &#233;norm&#233;ment sur la guitare, lente et r&#233;p&#233;titive. Au fur et &#224; mesure que l'on avance dans l'album, le Radian que l'on connaissait semble refaire surface, et si &lt;i&gt;Kinetakt&lt;/i&gt; est toujours tr&#232;s nerveux, tendu, avec ses guitares rugueuses, on retrouve ici un style fractur&#233;, des changements de directions intempestifs, une &#233;lectronique sid&#233;rurgique, et le go&#251;t des belles sonorit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le long d&#233;veloppement que constitue &lt;i&gt;Feedbackmikro / City Lights&lt;/i&gt; nous permet d'en profiter pleinement. C'est dans un quasi silence que se posent des ponctuations marquant un tempo r&#233;gulier au sein d'un minimalisme impr&#233;visible, m&#233;lodie ambiante contemplative au vibraphone, difficile de ne pas penser ici &#224; &lt;strong&gt;Tortoise&lt;/strong&gt;, voisins de label. Mais la comparaison s'arr&#234;tera l&#224;, les &#233;l&#233;ments une fois en place, c'est plut&#244;t du c&#244;t&#233; de &lt;strong&gt;Editions Mego&lt;/strong&gt; que l'on ira chercher ces basses &#233;lectroniques vrill&#233;es et ces grincements de cymbales. Sur ces morceaux qui flirtent avec les 10mn, la construction semblera assez classique, alternant calme et tension sans pour autant que cela ne donne une impression de recette. Au contraire les &#233;l&#233;ments se combinent &#233;trangement, sortant d'une p&#233;riode bruitiste, retombant dans un calme relatif et improvis&#233; pour revenir avec des m&#233;lodies de toute beaut&#233;. Le trio autrichien qui certes a trouv&#233; son cr&#233;neau, parvient encore &#224; surprendre et &#224; exp&#233;rimenter.
&lt;br /&gt;Le tube, il faudra aller le chercher &#224; la toute fin de l'album, avec &lt;i&gt;Subcolors&lt;/i&gt;, certainement le morceau le plus proche des pr&#233;c&#233;dents travaux de Radian. M&#233;lodique et a&#233;r&#233; (vibraphone, guitare), jouant &#233;norm&#233;ment avec les silences, ce dernier titre met naturellement en valeur l'incroyable travail de Brandlmayr et ses balais caressants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un peu comme un vieux pote qu'on aurait perdu de vue, le retour du trio autrichien faisait d&#233;j&#224; plaisir. Mais les voir en pleine forme ne fait qu'augmenter notre joie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.thrilljockey.com/catalog/index.html?id=104297" class="spip_out"&gt;6 extraits (Flash)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>BBMix 2008 : Alva Noto / Nemeth / Skyphone / Chrome Hoof</title>
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		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Carsten Nicola&#239;</dc:subject>
		<dc:subject>Skyphone</dc:subject>
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		<dc:subject>Carr&#233; Bellefeuille</dc:subject>
		<dc:subject>Festival BBMix 2008</dc:subject>

		<description>Cette nouvelle &#233;dition du festival BBMix &#233;tait l'occasion pour nous d'inaugurer ce nouveau lieu qu'est le Carr&#233; Bellefeuille, ouvert depuis tout juste un mois et sentant encore le neuf. De part son agencement, le b&#226;timent nous rappelle un peu la Maison des Arts de Cr&#233;teil, bien que plus modeste, avec deux salles de spectacle dont un bel amphi dans lequel se d&#233;roulait cette soir&#233;e. Par contre vue la programmation &#224; venir, peu de chances de nous y voir tr&#232;s souvent. Il s'agissait pour nous de la seule (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot986" rel="tag"&gt;Skyphone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1538" rel="tag"&gt;Alva Noto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3048" rel="tag"&gt;Stefan N&#233;meth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3335" rel="tag"&gt;Chrome Hoof&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3336" rel="tag"&gt;Carr&#233; Bellefeuille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3337" rel="tag"&gt;Festival BBMix 2008&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle &#233;dition du festival BBMix &#233;tait l'occasion pour nous d'inaugurer ce nouveau lieu qu'est le Carr&#233; Bellefeuille, ouvert depuis tout juste un mois et sentant encore le neuf. De part son agencement, le b&#226;timent nous rappelle un peu la Maison des Arts de Cr&#233;teil, bien que plus modeste, avec deux salles de spectacle dont un bel amphi dans lequel se d&#233;roulait cette soir&#233;e. Par contre vue la programmation &#224; venir, peu de chances de nous y voir tr&#232;s souvent.
&lt;br /&gt;Il s'agissait pour nous de la seule date du festival pour laquelle on faisait le d&#233;placement, principalement motiv&#233; par la pr&#233;sence de Stefan N&#233;meth, n'&#233;tant que peu emball&#233; par Skyphone et ayant d&#233;j&#224; vu ce set d'Alva Noto.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est que vers 20h20 que d&#233;bute le premier concert assur&#233; par &lt;strong&gt;Skyphone&lt;/strong&gt;. Sur sc&#232;ne pas de grands changements depuis 2004. On retrouve le m&#234;me trio, l'un au laptop joue un peu le r&#244;le de leader, annon&#231;ant et expliquant l'origine de chaque morceau, dirigeant un peu ses deux comparses. Les deux autres sont &#233;quip&#233;s de guitare (parfois) et basse (en permanence). Certes leur musique est tr&#232;s douce, fine, plus fine que dans notre souvenir d'ailleurs, et le concert d&#233;bute m&#234;me avec une sorte d'ambient-electronica m&#233;lodique du plus bel effet. C'est propre, les conditions d'&#233;coute sont absolument parfaites, et confortablement assis dans ces fauteuils la musique de Skyphone s'appr&#233;cie &#224; sa juste valeur, un peu comme dans notre salon en fait. Tr&#232;s peu d'asp&#233;rit&#233;s, mais des traitements live des sonorit&#233;s acoustiques, comme cette trompette qui se trouve un peu brutalement hach&#233;e, le groupe trouvant toujours un juste &#233;quilibre dans ces exp&#233;rimentations qui ne viennent g&#233;n&#233;ralement pas g&#226;cher la joliesse de leur musique. Peut-&#234;tre un ou deux titres un peu plus faible avec des sons synth&#233;tiques un peu rond (m&#233;lodica, orgue), mais un joli final tr&#232;s enlev&#233; pour un concert plus qu'honn&#234;te, et au final une excellente surprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un petit quart d'heure pour changer le mat&#233;riel et &lt;strong&gt;Stefan N&#233;meth&lt;/strong&gt; prend le relais, accompagn&#233; de &lt;strong&gt;Martin Siewert&lt;/strong&gt;, fid&#232;le et g&#233;nial compositeur, arrangeur, producteur de la sc&#232;ne viennoise. Comme pour faire suite &#224; son superbe album, le set que pr&#233;sentait N&#233;meth ce soir &#233;tait &#233;galement intitul&#233; &lt;i&gt;Film&lt;/i&gt;. Pourtant on trouvera le concert assez diff&#233;rent du CD. Alors que l'album para&#238;t tr&#232;s construit, avec une rigueur quasi math&#233;matique malgr&#233; ses moments de fureur, le concert nous est apparu nettement plus abstrait, peut-&#234;tre en raison d'une certaine part d'improvisation que l'on aura du mal &#224; &#233;valuer.
&lt;br /&gt;N&#233;meth aux machines, sampler, synth&#233; analogique, micro capteurs, Siewert alternant entre machine et guitare pour des passages parfois tr&#232;s rock. D&#232;s que des percussions ou bribes rythmiques font leur apparition, on pense &#224; &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt;, groupe dont fait partie Stefan N&#233;meth, on y retrouve assez logiquement ce son de basse synth&#233;tique, l'ensemble des &#233;l&#233;ments s'agen&#231;ant avec subtilit&#233;, alternant flottement ambiants et fureur bruitiste avec un dosage parfait. N&#233;meth en solo c'est un peu comme Radian sans le groove, l'Autrichien d&#233;veloppant avec le m&#234;me vocabulaire un propos plus abstrait, plus mental.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On encha&#238;ne avec &lt;strong&gt;Alva Noto&lt;/strong&gt; et son &lt;i&gt;Xerrox&lt;/i&gt; que l'on avait d&#233;j&#224; pu appr&#233;cier d&#233;but 2006 au Centre Pompidou. Il se trouve que l'artiste continue de faire &#233;voluer cette pi&#232;ce, et qu'au fil de ces &#233;volutions notre impression varie. On retrouve dans un premier temps ce qui nous avait surpris &#224; l'&#233;poque, ce m&#233;lange de nappes ambient et gr&#233;sillements assez &#233;loign&#233; du minimalisme qui a fait la renomm&#233; de l'Allemand. Il se trouve que sur une longue premi&#232;re partie, trop longue s&#251;rement, on s'ennuiera. Lin&#233;aire, manque de mouvement. On passera ensuite par un passage un peu plus apais&#233;, o&#249; le bruit s'estompa un peu pour laisser appara&#238;tre une m&#233;lodie r&#233;p&#233;titive, le temps d'un passage donc nettement plus ambient. Et puis petit &#224; petit &lt;strong&gt;Carsten Nicolai&lt;/strong&gt; semble trouver un juste milieu entre bruit et m&#233;lodie sur une troisi&#232;me partie tout &#224; fait convaincante o&#249; m&#234;me lorsque le bruit &#233;tait &#224; son apog&#233;e, une note de piano r&#233;p&#233;titive continuait &#224; marquer le tempo. C'est assez logiquement un final apocalyptique qui nous fut donn&#233; d'entendre, comme une lente et &#233;crasante explosion de bruit blanc tandis qu'&#224; l'&#233;cran une multitudes de points lumineux, comme des particules, cherchaient leur place.
&lt;br /&gt;Les visuels nous semblaient &#233;galement plus vari&#233;s qu'il y a deux ans, et forts r&#233;ussis bien qu'un peu pr&#233;visibles. On se surprendra m&#234;me parfois &#224; pr&#233;f&#233;rer les visuels &#224; la musique, courbes math&#233;matiques d&#233;form&#233;es, &#233;clat&#233;es au gr&#232;s du son.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On h&#233;sitait un peu &#224; rester pour &lt;strong&gt;Chrome Hoof&lt;/strong&gt;, a priori pas vraiment notre tasse de th&#233;. On d&#233;cidera tout de m&#234;me d'y jeter une oreille, histoire d'en savoir un peu plus et voir de quoi il s'agissait, et on ne quittera finalement la salle qu'apr&#232;s le rappel ! La musique de ce combo anglais (8 ou 9 artistes sur sc&#232;ne !) est un m&#233;lange incroyable de m&#233;tal, d'&#233;lectro, de funk, une sorte de collaboration entre &lt;strong&gt;Black Sabbath&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Giorgio Moroder&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Grace Jones&lt;/strong&gt;. Le myst&#232;re de cette formation r&#233;side certainement dans les go&#251;ts plut&#244;t &#233;loign&#233;s des deux fr&#232;res &lt;strong&gt;Leo Smee&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Milo Smee&lt;/strong&gt;, le premier &#233;tant membre du groupe de doom-m&#233;tal &lt;strong&gt;Cathedral&lt;/strong&gt;, le second faisant de l'&#233;lectro un peu &#224; toutes les sauces du disco &#224; l'exp&#233;rimental. Ajoutez &#224; cela une chanteuse black qui se d&#233;m&#232;ne pas mal sur sc&#232;ne, et une instrumentation &#233;tonnante de richesse, avec en particulier un basson !
&lt;br /&gt;Le groupe est d&#233;guis&#233; de tuniques &#224; paillettes ajoutant encore au c&#244;t&#233; r&#233;tro futuriste, les claviers fleurent bon les 70s, les cuivres nous font penser &#224; une fanfare d&#233;cadente, les guitares se font parfois rageuses tandis que la chanteuse adopte un style &#224; la fois cassant et chaleureux. On regrettera peut-&#234;tre que pour un groupe soit-disant aussi d&#233;jant&#233;, le concert paraisse finalement assez sage, les musiciens restant toujours tr&#232;s s&#233;rieux. Groovy, dansante, leur musique devait donner des fourmis &#224; quelques spectateurs que le groupe invitera &#224; danser sur sc&#232;ne avec eux pour un joli final, dans la joie et la bonne humeur. Funky fresh !!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>N&#233;meth : Film</title>
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		<dc:subject>Stefan N&#233;meth</dc:subject>
		<dc:subject>Martin Brandlmayr</dc:subject>

		<description>Nous parlons r&#233;guli&#232;rement sur ces pages de Radian. Il y a quelques jours on parlait encore de Kapital Band 1, formation au sein de laquelle on trouve Martin Brandlmayr et qui sort ses albums chez Mosz, label g&#233;r&#233; par Stefan N&#233;meth. Et bien voici la suite logique avec N&#233;meth en personne et pour la premi&#232;re fois en solo avec cet album compilation de six titres compos&#233;s pour des courts m&#233;trages. S'il est vrai que l'on parle de compilation, on rassurera tout de suite nos lecteurs, cet album compos&#233; par (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2765" rel="tag"&gt;Electronique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3710" rel="tag"&gt;Martin Brandlmayr&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L120xH120/arton2658-3c53b.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='120' height='120' class='spip_logos' style='height:120px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous parlons r&#233;guli&#232;rement sur ces pages de &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt;. Il y a quelques jours on parlait encore de &lt;strong&gt;Kapital Band 1&lt;/strong&gt;, formation au sein de laquelle on trouve Martin Brandlmayr et qui sort ses albums chez &lt;strong&gt;Mosz&lt;/strong&gt;, label g&#233;r&#233; par Stefan N&#233;meth. Et bien voici la suite logique avec N&#233;meth en personne et pour la premi&#232;re fois en solo avec cet album compilation de six titres compos&#233;s pour des courts m&#233;trages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il est vrai que l'on parle de compilation, on rassurera tout de suite nos lecteurs, cet album compos&#233; par un seul homme est tout &#224; fait coh&#233;rent et ne souffre pas des inconv&#233;nients du genre. On ira m&#234;me jusqu'&#224; dire que les amateurs de ces divers projets autrichiens (Radian, Kapital Band 1, Lokai) peuvent se jeter les yeux ferm&#233;s sur cet album. On est en effet en terrain connu, et souvent plus proche des derni&#232;res productions de Radian que de ce que l'on pouvait attendre d'un projet solo de Stefan N&#233;meth, l'homme aux machines chez Radian. S'il est vrai que sur &lt;i&gt;Transitions&lt;/i&gt; on trouvera un son lourd, brut, &#233;lectronique, qui pourra rappeler certains travaux de &lt;strong&gt;Pan Sonic&lt;/strong&gt;, avec groove m&#233;canique, et textures granuleuses, on aura plaisir &#224; retrouver le son du trio sur des titres comme &lt;i&gt;Via L4-Norte&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Field&lt;/i&gt;. Quelques field recordings qui sont en fait des sons extraits des court-m&#233;trages, puis des rythmiques fines et pr&#233;cises avec &lt;strong&gt;Martin Brandlmayr&lt;/strong&gt; en renfort sur &lt;i&gt;Field&lt;/i&gt;, et une tension latente qui fini par exploser via grincements, guitares sifflantes et rugueuses.
&lt;br /&gt;On est par ailleurs plus proche de l'ambient, riche et complexe, fluctuante, m&#234;lant nappes et textures gr&#233;sillantes, cassures sonores, m&#233;lodies &#233;parses rappelant un piano Rhodes, crachotements num&#233;riques, guitares lointaines, fr&#233;tillements rythmiques sur &lt;i&gt;Luukkaankangas&lt;/i&gt; (&#233;galement le film projet&#233; pendant les concerts de &lt;strong&gt;Lokai&lt;/strong&gt;), et un son plus dense avec souffle du vent dans le micro et nappes d'orgues sur &lt;i&gt;Ortem Ende&lt;/i&gt;, une pi&#232;ce en suspend qui cl&#244;ture l'album et le film pour lequel elle a &#233;t&#233; compos&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un court mais magnifique album, une excellente surprise alors que l'on n'attendait pas de travail solo de N&#233;meth. On esp&#232;re d&#233;j&#224; qu'il y aura une suite !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.thrilljockey.com/catalog/index.html?id=102277" class="spip_out"&gt;6 Flash (complets)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;rapages #1 : Radian / PlanningToRock / Duracell</title>
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		<dc:date>2006-05-27T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Festival D&#233;rapages 2006</dc:subject>
		<dc:subject>PlanningToRock</dc:subject>
		<dc:subject>Duracell</dc:subject>
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		<dc:subject>Martin Brandlmayr</dc:subject>

		<description>Retour au Caf&#233; de la Danse apr&#232;s la soir&#233;e TG / No Neck Blues Band aux Instants Chavir&#233;s, avec ce soir Radian en t&#234;te d'affiche, et du c&#244;t&#233; des d&#233;couvertes, l'anglaise PlanningToRock et le fran&#231;ais Duracell. C'est Andr&#233; Diamant, soit Duracell qui d&#233;bute la soir&#233;e. Seul &#224; la batterie, install&#233; en contrebas de la sc&#232;ne, comme pour mieux sentir le public autour de lui. La configuration est assez particuli&#232;re, puisqu'&#224; chaque coup donn&#233; sur ses f&#251;ts, le Fran&#231;ais d&#233;clenche des sonorit&#233;s &#233;lectroniques sur son (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1620" rel="tag"&gt;Duracell&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Retour au Caf&#233; de la Danse apr&#232;s la soir&#233;e TG / No Neck Blues Band aux Instants Chavir&#233;s, avec ce soir Radian en t&#234;te d'affiche, et du c&#244;t&#233; des d&#233;couvertes, l'anglaise PlanningToRock et le fran&#231;ais Duracell.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est Andr&#233; Diamant, soit &lt;strong&gt;Duracell&lt;/strong&gt; qui d&#233;bute la soir&#233;e. Seul &#224; la batterie, install&#233; en contrebas de la sc&#232;ne, comme pour mieux sentir le public autour de lui. La configuration est assez particuli&#232;re, puisqu'&#224; chaque coup donn&#233; sur ses f&#251;ts, le Fran&#231;ais d&#233;clenche des sonorit&#233;s &#233;lectroniques sur son laptop. On devine des capteurs sur la batterie, mais la synchronisation entre la rythmique et les m&#233;lodies pourra para&#238;tre quelque peu magique aux non initi&#233;s.
&lt;br /&gt;La partie &#233;lectronique quant &#224; elle sonne cheap, et pour cause, puisque Duracell, visiblement fan de vieux jeux vid&#233;o (Atari, Amiga), interpr&#232;te avec cette formule originale des musiques de jeux d'arcade. Il nous livre d'ailleurs tous les d&#233;tails : nom du jeu, musique extraite du niveau 2, musique de l'&#233;cran des &quot;High Scores&quot; ou du &quot;Game Over&quot;. Les spectateurs entendent donc ces vieilles ritournelles &#233;lectroniques, et bien s&#251;r la batterie qui leur conf&#232;re une deuxi&#232;me jeunesse, et surtout une &#233;nergie nouvelle. Duracell alterne musiques de sc&#232;nes de jeu, au tempo souvent soutenu (la musique doit entra&#238;ner le joueur, coller au rythme du jeu), et passages un peu plus calmes des &#233;crans interm&#233;diaires, mais se r&#233;v&#232;le &#233;poustouflant (m&#234;me si on fr&#244;le la d&#233;monstration) dans les passages les plus rapides.
&lt;br /&gt;Bien s&#251;r, il ne s'agit &quot;que&quot; de musiques de jeux vid&#233;o, et au bout de quelques morceaux on a compris le truc, mais ce concentr&#233; d'&#233;nergie ramass&#233; en 30mn &#233;tait en fin de compte parfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On encha&#238;ne avec &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt; que l'on ne se lasse pas de voir, et qu'on avait encore pu appr&#233;cier il y a quelques mois en Belgique lors du festival FatCat. Justement lors de ce festival nous avions &#233;t&#233; agr&#233;ablement surpris par l'aisance du groupe, sa facilit&#233; &#224; produire une musique &#224; la fois exp&#233;rimentale et groovy. Par contre nous n'&#233;tions pas surpris par la musique, alignant tous les &quot;tubes&quot;, largement emprunt&#233;s aux deux albums parus chez &lt;strong&gt;Thrill Jockey&lt;/strong&gt;. On ne s'attendait &#224; rien de plus ce soir, autrement un excellent concert, mais sans surprises.
&lt;br /&gt;Ce fut effectivement un excellent concert, mais pour des raisons que nous n'attendions pas. Celui-ci d&#233;bute comme d'habitude par quelques titres efficaces, plus faciles d'acc&#232;s que leur d&#233;but de carri&#232;re, avec des rythmiques subtilement fractur&#233;es. Puis une petite pause, le public applaudi, les &#233;clairages changent, ambiance plus feutr&#233;e, et le groupe se lance dans quelques s&#233;quences plus calmes, aux exp&#233;rimentations plus affirm&#233;es. On se dit qu'il s'agit de nouveaux titres qu'ils exp&#233;rimentent sur sc&#232;ne, et on a l'impression d'assister &#224; une r&#233;elle remise en question de leurs derniers travaux. Travail toujours aussi fin, encore plus subtile et une importance nouvelle donn&#233;e au bassiste (&lt;strong&gt;John Norman&lt;/strong&gt;), moins discret qu'auparavant, et rivalisant parfois, de part les sonorit&#233;s produites (basses granuleuses), avec &lt;strong&gt;Stefan N&#233;meth&lt;/strong&gt; aux machines.
&lt;br /&gt;Le concert se terminera comme il a commenc&#233;, avec quelques titres qui fonctionnent &#224; tous les coups, nous donnant presque envie de danser. Le public apparemment conquis (&#233;coute religieuse) en redemandera, et nous aurons droit &#224; un petit rappel. On est content du concert, et content pour le groupe, tr&#232;s bien accueilli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soir&#233;e devait se terminer par la performance de &lt;strong&gt;PlanningToRock&lt;/strong&gt;, soit une anglaise, Janine Rostron, exil&#233;e &#224; Berlin o&#249; elle a cr&#233;&#233; son propre label, &lt;strong&gt;Rostron Records&lt;/strong&gt;. Apr&#232;s un petit probl&#232;me technique l'emp&#234;chant de d&#233;marrer son set, une vid&#233;o sert d'intro, o&#249; l'on voit PlanningToRock se mettre en sc&#232;ne sur une musique d'op&#233;ra. Sur sc&#232;ne, une s&#233;rie de chapeaux/masques, et une chaise.
&lt;br /&gt;Pass&#233; l'introduction, la voil&#224; qui appara&#238;t sur sc&#232;ne. Le laptop diffuse la musique pendant qu'elle fait son show, avec un premier titre digne d'une com&#233;die musicale. La suite est un peu plus complexe : la mise en sc&#232;ne est toujours tr&#232;s importante, trop peut-&#234;tre diront certain. PlanningToRock enfile un chapeau ou un masque, objets de sa cr&#233;ation, et on la retrouve dans les projections avec le m&#234;me d&#233;guisement, dans la rue. Musicalement, tout s'embrouille, entre fanfare et hip-hop, rock et &#233;lectronique, cabaret d&#233;glingu&#233; et comptines malades.
&lt;br /&gt;L'ensemble tient plus de la performance que du concert &#224; proprement parl&#233;, et se r&#233;v&#232;le particuli&#232;rement arty, une sorte de croisement entre &lt;strong&gt;Kevin Blechdom&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Matthew Barney&lt;/strong&gt;. Comme pour Duracell, un set d'une trentaine de minutes correspondait &#224; ce qu'il fallait. Apr&#232;s on se serait certainement lass&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival FatCat 2006 : Radian / Max Richter / AMM / Vibracathedral Orchestra</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>M&#250;m</dc:subject>
		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>AMM</dc:subject>
		<dc:subject>Tujiko Noriko</dc:subject>
		<dc:subject>Vibracathedral Orchestra</dc:subject>
		<dc:subject>Com.A</dc:subject>
		<dc:subject>Max Richter</dc:subject>
		<dc:subject>Antenna Farm</dc:subject>
		<dc:subject>Kemialliset Yt&#228;v&#228;t</dc:subject>
		<dc:subject>Our Brother The Native</dc:subject>
		<dc:subject>Festival FatCat 2006</dc:subject>
		<dc:subject>Belgi&#235;</dc:subject>
		<dc:subject>Tomutonttu</dc:subject>

		<description>Nous voici donc de retour au Belgie pour cette deuxi&#232;me soir&#233;e du Festival FatCat. Une soir&#233;e qui s'annonce plut&#244;t bien, avec quelques grands noms, comme Max Richter que l'on peut enfin voir en live, Radian dont on ne se lasse toujours pas, et Vibracathedral Orchestra que l'on d&#233;couvre &#224; cette occasion. C'&#233;tait aussi la soir&#233;e des rencontres in&#233;dites, puisque l'on pouvait voir Vibracathedral Orchestra avec Antenna Farm et Tujiko Noriko, les Yellow Swans avec Food for Animals et Com.A, ou encore M&#250;m avec (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot236" rel="tag"&gt;AMM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot468" rel="tag"&gt;Tujiko Noriko&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot474" rel="tag"&gt;Vibracathedral Orchestra&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot780" rel="tag"&gt;Com.A&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot989" rel="tag"&gt;Max Richter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1540" rel="tag"&gt;Antenna Farm&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1544" rel="tag"&gt;Kemialliset Yt&#228;v&#228;t&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1545" rel="tag"&gt;Our Brother The Native&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1546" rel="tag"&gt;Festival FatCat 2006&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2620" rel="tag"&gt;Belgi&#235;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4586" rel="tag"&gt;Tomutonttu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voici donc de retour au Belgie pour cette deuxi&#232;me soir&#233;e du Festival FatCat. Une soir&#233;e qui s'annonce plut&#244;t bien, avec quelques grands noms, comme Max Richter que l'on peut enfin voir en live, Radian dont on ne se lasse toujours pas, et Vibracathedral Orchestra que l'on d&#233;couvre &#224; cette occasion.
&lt;br /&gt;C'&#233;tait aussi la soir&#233;e des rencontres in&#233;dites, puisque l'on pouvait voir Vibracathedral Orchestra avec Antenna Farm et Tujiko Noriko, les Yellow Swans avec Food for Animals et Com.A, ou encore M&#250;m avec Kemialliset Yst&#228;v&#228;t. Par contre en fin de soir&#233;e les concerts se chevauchaient, obligeant le public &#224; faire des choix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me heure et m&#234;me salle qu'Antenna Farm la veille, pour les am&#233;ricains de &lt;strong&gt;Our Brother the Native&lt;/strong&gt;. Ces deux points communs tout &#224; fait anecdotiques ne seront en fait pas les seuls. On ne peut s'emp&#234;cher de comparer les deux groupes dans leur d&#233;marche, dans la vari&#233;t&#233; de leur musique, ici entre douces m&#233;lodies de guitare, chant gentiment d&#233;jant&#233;, et s&#233;quences bruitistes. Le m&#233;lange peut surprendre, mais tout est amen&#233; subtilement, les bruits &#233;tant d'abord l&#224; pour ponctuer un morceau calme, puis ils prennent de l'ampleur et cl&#244;turent un titre de mani&#232;re plus exp&#233;rimentale, &#224; base d'improvisation bruitiste, ronronnement de machines, crissements num&#233;riques et roulements de tambour. Ce m&#233;lange de bruits et de m&#233;lodies r&#233;p&#233;titives fa&#231;on post-rock &#233;pique provoquera quelques sensations nouvelles et donc fort bienvenues. Un groupe &#224; suivre !!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se pr&#233;cipite alors vers le Parquet Hall afin d'avoir une bonne place (assise) pour le concert de &lt;strong&gt;Max Richter&lt;/strong&gt;. On ne va pas s'&#233;tendre sur cette prestation avec, comme on pouvait s'y attendre, un set extr&#234;mement proche de l'album paru il y a maintenant deux ans. Sur sc&#232;ne, un violoncelliste, une violoniste, et Richter au piano, un laptop pos&#233; dessus, et &#224; l'orgue. On y retrouve fid&#232;lement sa musique n&#233;o-classique joliment teint&#233;e d'&#233;l&#233;ments &#233;lectroniques tout droit sortis du laptop, roulements de basse ou fine rythmique, samples d'une machine &#224; &#233;crire ou m&#233;lodie de harpe.
&lt;br /&gt;&#201;trangement, se sont ses morceaux &#224; l'orgue qui retiendront notre attention, d'apparence simples mais compos&#233;s de multiples couches, superposition de boucle &#224; la douceur enveloppante. Un set d'environ 45mn, tout simplement magnifique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et on encha&#238;ne dans un autre registre, mais avec la m&#234;me qualit&#233;, puisque c'est ensuite au tour de &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt; dans le Cafe. Le groupe reste le m&#234;me : &lt;strong&gt;Stefan Nemeth&lt;/strong&gt; &#224; gauche, derri&#232;re une pile de machine, produit des sonorit&#233;s brutes &#224; la mani&#232;re de &lt;strong&gt;Pan Sonic&lt;/strong&gt;. A droite, l'excentrique &lt;strong&gt;John Norman&lt;/strong&gt; &#224; la basse, donne le tempo. Au centre, &lt;strong&gt;Martin Brandlmayr&lt;/strong&gt; &#224; la batterie dont le jeu nous &#233;tonne toujours. Nous n'allons pas d&#233;crire ici la musique de Radian. Si besoin, on vous conseille de lire les articles connexes, chroniques de disques et pr&#233;c&#233;dents concerts. On restera ici au niveau de la comparaison avec leurs pr&#233;c&#233;dents concerts, de l'&#233;volution du groupe. Le changement est assez net depuis le passage chez &lt;strong&gt;Thrill Jockey&lt;/strong&gt;, avec de v&#233;ritables &quot;tubes&quot;, terriblement efficaces tout en restant musicalement parfaitement construits. Apr&#232;s deux albums sur le label am&#233;ricain et quelques tourn&#233;es, le groupe est parfaitement rod&#233;, et malgr&#233; leur apparente rigueur, on devine que le groupe s'amuse, que chaque musicien est tr&#232;s s&#251;r de lui, et le r&#233;sultat est un concert parfaitement efficace, presque dansant, en tout cas jouissif. Probablement notre plus grand moment du festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore un changement de style radical, avec un groupe qui ne se produit &#233;galement pas chez FatCat. Il s'agissait de &lt;strong&gt;AMM&lt;/strong&gt;, groupe fond&#233; il y a maintenant 40 ans, autour de &lt;strong&gt;Cornelius Cardew&lt;/strong&gt; (piano), &lt;strong&gt;Eddie Prevost&lt;/strong&gt; (percussions), &lt;strong&gt;Keith Rowe&lt;/strong&gt; (guitare) et &lt;strong&gt;Lou Gare&lt;/strong&gt; (saxophone). En 40 ans les choses ont chang&#233;. De cette formation initiale, il ne reste que Eddie Prevost. Au d&#233;but des ann&#233;es 80, le pianiste &lt;strong&gt;John Tilbury&lt;/strong&gt; (connu pour ses interpr&#233;tations de &lt;strong&gt;John Cage&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Morton Feldman&lt;/strong&gt;) rejoint AMM, tandis que Keith Rowe quitte le groupe en 2004. Mais AMM est toujours l&#224;, aujourd'hui sous forme d'un duo piano/percussions.
&lt;br /&gt;Ils nous proposerons un set particuli&#232;rement calme et &#233;quilibr&#233;. Vingt ans de collaboration (entre Tilbury et Prevost) doivent aider les choses, on imagine que les musiciens se connaissent parfaitement et que chacun est en mesure de pr&#233;voir ce que son comparse va produire. Sur la m&#234;me longueur d'onde, ils suivront ainsi la m&#234;me &#233;volution, provoqueront ensemble quelques mont&#233;es de tension &#224; base de notes de piano &#233;parses et impr&#233;visibles, et de grincements m&#233;talliques jamais agressifs. Un tr&#232;s beau set d'une musique ambient aride, que l'on h&#233;sitera &#224; abandonner quelques minutes avant la fin afin de ne pas rater le d&#233;but de la performance de &lt;strong&gt;Vibracathedral Orchestra&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le combo anglais jouera au m&#234;me niveau que le public, pas sur sc&#232;ne donc. Guitariste, trompettiste, batteur, violoniste, telle est la formation de base du groupe dont quelques membres passent d'un instrument &#224; l'autre. A vrai dire, on sera un peu d&#233;&#231;u par ce concert de rock progressif psych&#233;d&#233;lique. On aura un peu l'impression de revoir &lt;strong&gt;Kemialliset Yst&#228;v&#228;t&lt;/strong&gt; dans une version plus rock, avec une batterie plus pr&#233;sente et des guitares plus incisives. &#199;a fleur bon l'improvisation, &#231;a part un peu dans tous les sens, tous les musiciens sont dans leur trip, mais on aura un peu de mal &#224; les suivre. Apr&#232;s une grosse demie heure, tous les instruments semblent se mettre en phase, produisant un long drone qui cl&#244;turera le concert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne verra pas &lt;strong&gt;Com.A&lt;/strong&gt; qui se produisait dans le Cafe. Enfin, on entendra juste quelques minutes de sa drum'n bass sauvage le temps d'aller prendre un verre, et nous reviendrons dans le Black Hall pour voir &lt;strong&gt;Vibracathedral orchestra&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;Antenna Farm&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Tujiko Noriko&lt;/strong&gt;. Leur set durera une trentaine de minute et nous para&#238;tra plus int&#233;ressant que Vibracathedral Orchestra tout seul. Le psych&#233;d&#233;lisme du groupe se voyait ici compl&#232;tement annihiler par les lanc&#233;s de sonorit&#233;s bruitistes d'Antenna Farm. Il en r&#233;sultait une musique plus riche, plus contrast&#233;e, plus color&#233;e. &#201;tonnamment, le chant toujours gentillet de la Japonaise se mariait parfaitement &#224; cette musique, et nous e&#251;mes plus de plaisir &#224; la retrouver ici plut&#244;t qu'avec Aoki Takamasa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soir&#233;e se terminera avec une autre collaboration : &lt;strong&gt;M&#250;m&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kemialliset Yst&#228;v&#228;t&lt;/strong&gt;. Plut&#244;t fan des Islandais et conquis par la prestation des Finlandais la veille, ce concert ne pouvait &#234;tre qu'une bonne surprise. Ce fut m&#234;me un peu plus que cela.
&lt;br /&gt;Ils d&#233;buteront avec une chanson pop fa&#231;on ballade adolescente chant&#233;e &#224; la lumi&#232;re d'un feu de camp. La suite sera bien plus complexe, et plus enthousiasmante, proche de ce qu'aurait pu donner le concert pr&#233;c&#233;dent. Comme Antenna Farm venait perturber le psych&#233;d&#233;lisme de Vibracathedral Orchestra, M&#250;m semblait apporter une rigueur relative &#224; Kemialliset Yst&#228;v&#228;t. Relative parce que l'on &#233;tait encore loin du c&#244;t&#233; propret des Islandais, ces derniers manipulant des samples, d&#233;formant un chant, apportant quelques bruitages &#233;lectroniques. Un concert vraiment &#233;tonnant de par sa diversit&#233;, teint&#233; de pop, d'electronica, parsem&#233; d'incantations, tr&#232;s exp&#233;rimental et extr&#234;mement plaisant, a posteriori on se dira qu'il &#233;tait dommage que ce ne soit qu'une collaboration, et non pas un v&#233;ritable groupe. Il n'y aura peut-&#234;tre pas de suite &#224; celle-ci...
&lt;br /&gt;Excellente conclusion d'un festival riche, particuli&#232;rement diversifi&#233;, &#224; l'organisation irr&#233;prochable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radian</title>
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		<dc:date>2005-01-05T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez</dc:creator>


		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Duplex</dc:subject>

		<description>Quelques temps apr&#232;s la sortie de leur nouvel album Juxtaposition, Radian joue &#224; Gen&#232;ve dans le cadre d'une mini-tourn&#233;e dans les contr&#233;es germaniques. Le Duplex est d'ordinaire un espace d'art contemporain, et accueille en ce moment une exposition de photos de Kai Fusayoshi, qui saisit des instants de la vie de Kyoto depuis les ann&#233;es 60. C'est dans la mezzanine sous les toits, devant des murs recouverts de ces photographies que les autrichiens jouent ce soir. Aux d&#233;buts de la formation, on voyait (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques temps apr&#232;s la sortie de leur nouvel album &lt;i&gt;Juxtaposition&lt;/i&gt;, Radian joue &#224; Gen&#232;ve dans le cadre d'une mini-tourn&#233;e dans les contr&#233;es germaniques. Le Duplex est d'ordinaire un espace d'art contemporain, et accueille en ce moment une exposition de photos de &lt;strong&gt;Kai Fusayoshi&lt;/strong&gt;, qui saisit des instants de la vie de Kyoto depuis les ann&#233;es 60. C'est dans la mezzanine sous les toits, devant des murs recouverts de ces photographies que les autrichiens jouent ce soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux d&#233;buts de la formation, on voyait leur musique se mettre en place progressivement, passant d'une improvisation &#233;lectronique &#224; une &#233;lectronica reposant sur de grosses lignes de basse. Aujourd'hui on a l'impression que cela ne bouge plus trop : tant sur disque qu'en concert, ils ont trouve leur formule, et la version 2004 ressemble &#224; celle d'il y a deux ans. Ne boudons pas notre plaisir, c'est toujours aussi prenant et impressionant. &lt;strong&gt;Stefan Nemeth&lt;/strong&gt; g&#233;n&#232;re sur son synth&#233;tiseur des nappes de sons qui ressemblent &#224; des souffles ou des gr&#233;sillements et les fait tourner en boucle. &lt;strong&gt;Martin Brandlmayr&lt;/strong&gt; ponctue cette base par ses rythmiques compliqu&#233;es, qu'il effectue en &#233;coutant au casque un rythme directeur. Enfin &lt;strong&gt;John Norman&lt;/strong&gt; &#224; la basse apporte une touche groovy qui se marie &#233;trangement avec les sonorit&#233;s arides des deux autres. Une bonne part de la fascination que provoque leur musique vient de l&#224; : le rythme accroche tout de suite l'auditeur alors que les sonorit&#233;s aust&#232;res devraient le faire fuir, ce qui cr&#233;e une relation attrait/r&#233;pulsion envo&#251;tante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur heure de jeu ne laisse pas tellement de place aux temps morts ou aux incertitudes. Concentr&#233;s, ils encha&#238;nent rapidement les morceaux r&#233;cents comme &lt;i&gt;Tester&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Shift&lt;/i&gt;. Ce n'est qu'&#224; la fin, quand tout s'est bien pass&#233;, qu'ils se d&#233;crispent, et consentent &#224; s'agiter sur leurs propres rythmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radian : Juxtaposition</title>
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		<dc:date>2004-10-09T10:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Discograph</dc:subject>
		<dc:subject>Thrill Jockey</dc:subject>
		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>Rock</dc:subject>
		<dc:subject>Post-Rock</dc:subject>
		<dc:subject>Stefan N&#233;meth</dc:subject>
		<dc:subject>Martin Brandlmayr</dc:subject>

		<description>Un nouvel album de Radian est toujours quelque chose que l'on attend avec une certaine impatience, toujours confiant quant &#224; la qualit&#233; de ce groupe. Aucune raison d'&#234;tre d&#233;&#231;u ici puisque le groupe passait en concert au Centre Pompidou il y a un peu moins de six mois, et nous offrait alors un excellent concert. Cela dit, Juxtaposition n'est pas exempt de surprises, mais il s'agit bien s&#251;r de bonnes surprises ! Le groupe ne change pas, mais &#233;volue en douceur, et surtout nous propose ici un quatri&#232;me (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2767" rel="tag"&gt;Rock&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2797" rel="tag"&gt;Post-Rock&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3048" rel="tag"&gt;Stefan N&#233;meth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3710" rel="tag"&gt;Martin Brandlmayr&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L120xH120/arton1229-ecfcc.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='120' height='120' class='spip_logos' style='height:120px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un nouvel album de Radian est toujours quelque chose que l'on attend avec une certaine impatience, toujours confiant quant &#224; la qualit&#233; de ce groupe. Aucune raison d'&#234;tre d&#233;&#231;u ici puisque le groupe passait en concert au Centre Pompidou il y a un peu moins de six mois, et nous offrait alors un excellent concert. Cela dit, &lt;i&gt;Juxtaposition&lt;/i&gt; n'est pas exempt de surprises, mais il s'agit bien s&#251;r de bonnes surprises !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le groupe ne change pas, mais &#233;volue en douceur, et surtout nous propose ici un quatri&#232;me album parfaitement construit alors que &lt;i&gt;Rec.Extern&lt;/i&gt; nous donnait un peu l'impression de compiler les deux premiers opus. On retrouve les &#233;l&#233;ments qui font le son du groupe &#224; commencer par ces rythmiques aff&#251;t&#233;es, mais celles-ci sont moins syst&#233;matiquement mises en avant, moins d&#233;monstratives. A ce titre, &lt;i&gt;Vertigo&lt;/i&gt; est un mod&#232;le d'&#233;pure. Du coup le disque gagne en efficacit&#233;, para&#238;t plus humain, moins clinique, sans &#234;tre non plus inint&#233;ressant, loin de l&#224;. Le peu que l'on semble perdre sur le plan rythmique, on le r&#233;cup&#232;re largement sur les m&#233;lodies, et un travail assez fr&#233;quent sur les textures. Les ambiances sont savamment travaill&#233;es au profit d'un album assez sombre, inqui&#233;tant. Ce m&#234;me &lt;i&gt;Vertigo&lt;/i&gt; nous fait d'ailleurs penser &#224; une musique de film avec ses boucles m&#233;lodiques en suspend et ses bruitages m&#233;talliques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Shift&lt;/i&gt;, le morceau qui ouvre l'album r&#233;sume assez bien ce disque : intro exp&#233;rimentale proche de ce que l'on conna&#238;t du groupe, cassures, recherches sonores m&#234;lant acoustique et &#233;lectronique, puis grand &#233;lan g&#233;n&#233;ral o&#249; tout se m&#234;le avec une efficacit&#233; terrifiante. Nous parlions du travail sur les textures, et bien justement, le troisi&#232;me morceau, &lt;i&gt;Rapid Eye Movement&lt;/i&gt; en est un bel exemple : un signal d'alarme pour commencer avec un son dense qui est r&#233;utilis&#233; avec parcimonie par la suite, ponctuant la rythmique. Celle-ci rempli son r&#244;le, nous maintenant en haleine comme sur un long break, et passe &#224; la vitesse sup&#233;rieur quand le signal d'alarme revient. Une construction tr&#232;s carr&#233;e qui joue elle aussi en faveur de l'efficacit&#233; du disque. Autre bel exemple, &lt;i&gt;Tester&lt;/i&gt;, propose des nappes tendues, gr&#233;sillantes, sur de gros riffs de guitares mena&#231;antes.
&lt;br /&gt;Au niveau des m&#233;lodies, on retiendra le contemplatif &lt;i&gt;Helix&lt;/i&gt; &#224; la rythmique ralentie, sur un joli duo de basse et vibraphone, et le superbe &lt;i&gt;Nord&lt;/i&gt; qui cl&#244;ture l'album sur plus de huit minutes, passant par une envol&#233;e nerveuse mais s'attardant sur de magnifiques &#233;changes entre guitare et vibraphone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que vous ne connaissiez pas encore Radian ou que vous soyez fans, vous pouvez vous jetez sur cet album. Les uns d&#233;couvriront un groupe important, peut-&#234;tre le plus int&#233;ressant dans la veine post-rock &#233;lectronique (on les d&#233;couvrait &#224; la m&#234;me &#233;poque que &lt;strong&gt;To Rococo Rot&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Kreidler&lt;/strong&gt; par exemple), les autres compl&#233;teront leur collection les yeux ferm&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.radian.at/info/release_content.html#rel4" class="spip_out"&gt;4 MP3 (extraits)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radian / Pluramon</title>
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		<dc:date>2004-04-22T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Pluramon</dc:subject>
		<dc:subject>Centre Pompidou</dc:subject>

		<description>On ne compte plus le nombre de fois que l'on a vu Radian en concert, mais pour notre plus grand plaisir ils passent r&#233;guli&#232;rement par Paris, sans m&#234;me avoir d'actualit&#233; puisque leur nouvel album ne sortira qu'&#224; l'automne 2004. Radian qui &#233;tait une raison suffisante pour se d&#233;placer ne faisait donc pas l'&#233;v&#233;nement. C'est en effet Pluramon, beaucoup plus rare puisque de m&#233;moire leur dernier concert parisien date de juin 1998 lors d'une soir&#233;e B&#252;ro, qui a fait venir un public relativement nombreux. C'est (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot829" rel="tag"&gt;Pluramon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2587" rel="tag"&gt;Centre Pompidou&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne compte plus le nombre de fois que l'on a vu Radian en concert, mais pour notre plus grand plaisir ils passent r&#233;guli&#232;rement par Paris, sans m&#234;me avoir d'actualit&#233; puisque leur nouvel album ne sortira qu'&#224; l'automne 2004. Radian qui &#233;tait une raison suffisante pour se d&#233;placer ne faisait donc pas l'&#233;v&#233;nement. C'est en effet Pluramon, beaucoup plus rare puisque de m&#233;moire leur dernier concert parisien date de juin 1998 lors d'une soir&#233;e B&#252;ro, qui a fait venir un public relativement nombreux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt; qui assure la premi&#232;re partie, soit &lt;strong&gt;Martin Brandlmayr&lt;/strong&gt; &#224; la batterie, entour&#233; par &lt;strong&gt;Stefan Nemeth&lt;/strong&gt; &#224; sa droite aux machines, et &lt;strong&gt;John Norman&lt;/strong&gt; &#224; la basse. On est tout de m&#234;me surpris par le premier morceau, non pas que le trio viennois ait chang&#233; de style, bien au contraire, mais par l'&#233;nergie qu'il d&#233;gage tout en gardant le m&#234;me style de composition aux rythmiques riches et fr&#233;tillantes. Mais alors que le groupe produit g&#233;n&#233;ralement une musique assez aust&#232;re ou percussions et basses occupent une place majeure, ce premier morceau int&#232;gre des nappes ressemblant &#224; des r&#233;sonances aux couleurs m&#233;talliques et autres notes lumineuses. Tous ces &#233;l&#233;ments se combinent &#224; merveille, cr&#233;ant une certaine tension avant que la rythmique n'&#233;clate tout en restant parfaitement contr&#244;l&#233;e. Un grand moment qui laisse pr&#233;sager du meilleur pour leur nouvel album. La suite nous surprendra un peu moins, avec notamment quelques morceaux de &lt;i&gt;Rec.Extern&lt;/i&gt;, leur dernier album &#224; ce jour paru chez &lt;strong&gt;Thrill Jockey&lt;/strong&gt;, mais le groupe semble trouver un plus juste &#233;quilibre entre ses trois membres, ou plus simplement les machines de Stefan Nemeth se font plus douces ou m&#233;lodiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps de d&#233;barrasser la sc&#232;ne, de faire quelques r&#233;glages lumi&#232;res, et voici les membres de &lt;strong&gt;Pluramon&lt;/strong&gt; qui prennent place avec la chanteuse au centre. Le concert commence par un premier morceau bruitiste et sec que l'on aurait cru sorti d'un laptop, mais qui &#233;tait apparemment le fruit d'une machine &#224; caf&#233; trait&#233;e par des effets... l&#224; dessus les guitares encha&#238;nent avec un classique son pop, noyant la petite voix de la chanteuse que l'on pourrait comparer par moment avec celle d'&lt;strong&gt;Alison Shaw&lt;/strong&gt;, chanteuse des Cranes. On est donc d&#233;&#231;u par ce premier titre, et on se dit que ce n'est qu'un morceau, que le meilleur est &#224; venir. On aura alors droit &#224; un tr&#232;s beau morceau plus calme, aux guitares soyeuses, voix feutr&#233;e, pour une sorte de pop planante, mais le reste du concert ne sera qu'un retour de vague shoegazing : superposition de guitares rock mais dilu&#233;es, voix qui ne sert que d'accompagnement, et rythmique classique, surtout apr&#232;s un concert de Radian.
&lt;br /&gt;Globalement, on s'ennuiera donc ferme, et on s'amusera un temps &#224; compter les spectateurs quitter la salle. Notre int&#233;r&#234;t ne sera de nouveau &#233;veill&#233; qu'en fin de concert, par un long morceau de plus d'un quart d'heure, d&#233;butant par une pop instrumentale douce et chaleureuse (pr&#233;sence de cuivres) assez format&#233;e, &#233;voluant petit &#224; petit vers de jolies improvisations permettant d'obtenir des guitares plus discr&#232;tes d&#233;voilant un peu le reste des instruments, puis un long final chapeaut&#233; par la batterie &#224; l'origine du tempo soutenu.
&lt;br /&gt;Au final, deux bons morceaux qui &#233;taient tr&#232;s diff&#233;rents de la majorit&#233; du concert, et quand les lumi&#232;res se rallument on d&#233;couvre les nombreux si&#232;ges vides. D&#233;ception g&#233;n&#233;rale apparemment...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival Pukkelpop 2003 : Massive Attack - Mogwai - Lamb - Vlad. Delay - Styrofoam</title>
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		<dc:date>2003-09-07T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gilles Genicot</dc:creator>


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		<description>Ce festival de 3 jours se tient chaque dernier week-end d'ao&#251;t &#224; Hasselt, &#224; 50 km au nord de Li&#232;ge. C'est l'un des trois gros festivals belges avec Werchter et Dour, la programmation &#233;tant plus alternative qu'au premier et plus coh&#233;rente qu'au second. C'est du reste un festival d'acc&#232;s pratique, bien organis&#233;, avec un programme vari&#233; et int&#233;ressant, o&#249; l'on se rend chaque ann&#233;e avec plaisir. Le site comporte 6 sc&#232;nes (une de moins que les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, ce qui n'est pas plus mal) et accueille bon an mal (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce festival de 3 jours se tient chaque dernier week-end d'ao&#251;t &#224; Hasselt, &#224; 50 km au nord de Li&#232;ge. C'est l'un des trois gros festivals belges avec Werchter et Dour, la programmation &#233;tant plus alternative qu'au premier et plus coh&#233;rente qu'au second. C'est du reste un festival d'acc&#232;s pratique, bien organis&#233;, avec un programme vari&#233; et int&#233;ressant, o&#249; l'on se rend chaque ann&#233;e avec plaisir. Le site comporte 6 sc&#232;nes (une de moins que les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, ce qui n'est pas plus mal) et accueille bon an mal an 120 artistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce premier jour, leurs heures de passage pr&#233;coces nous ont fait manquer The Coral, Turin Brakes (que l'on y avait d&#233;j&#224; vus il y a deux ans, sans en conserver un souvenir imp&#233;rissable), D.A.F. (vus il y a quelques ann&#233;es &#224; l'Eurorock, pour un r&#233;sultat d&#233;cevant) et Tujiko Noriko. Les embouteillages &#224; l'approche du site font que l'on ne verra que la toute fin du set d'&lt;strong&gt;Electric 6&lt;/strong&gt; mais cela suffira pour comprendre que l'on n'aura vraiment rien rat&#233;. Energique, bonne ambiance, mais musicalement tr&#232;s pauvre et vocalement indigent. A noter une reprise anecdotique de &lt;i&gt;Radio Ga Ga&lt;/i&gt; de Queen. Au m&#234;me moment, &lt;strong&gt;Cex&lt;/strong&gt; jouait sur la sc&#232;ne plus exp&#233;rimentale du Chateau. Nous n'en avions jamais entendu parler et r&#233;trospectivement, on a s&#251;rement eu tort de ne pas aller y jeter une oreille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petite incursion sous le chapiteau DJ o&#249; &lt;strong&gt;Luomo&lt;/strong&gt; (aka &lt;strong&gt;Vladislav Delay&lt;/strong&gt;) balance une lounge-house tr&#232;s (mais vraiment tr&#232;s) mollassonne. Direction le Dance hall pour danser aux sons nettement plus &#233;nergiques de &lt;strong&gt;The Hacker&lt;/strong&gt; : pumping electro incroyablement efficace. Il n'a pas d'&#233;gal dans le style, sauf peut-&#234;tre Tiga, qui officiait le samedi.
&lt;br /&gt;Premier bon concert ensuite avec &lt;strong&gt;Ladytron&lt;/strong&gt; : vocaux atones plaqu&#233;s sur rythmes robotiques sautillants. Tr&#232;s proche des disques, dark eighties electro-pop. Les mecs jouent, les filles chantent, en dignes h&#233;riti&#232;res de &lt;strong&gt;Siouxsie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Anne Clark&lt;/strong&gt;, avec des accents &#224; la &lt;strong&gt;Bj&#246;rk&lt;/strong&gt; voire &#224; la &lt;strong&gt;Chrissie Hynde&lt;/strong&gt;. Les morceaux sont tr&#232;s accrocheurs. Bonne mise en sc&#232;ne : pendant le set du DJ, un &#233;cran noir cache la sc&#232;ne surmont&#233; d'une rang&#233;e d'&#233;crans. Juste avant le d&#233;but, un d&#233;compte 50, 49, 48... s'y affiche avant que &quot;L A D Y T R O N&quot; ne s'y inscrive et que le rideau s'abaisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On s'&#233;clipse avant la fin pour grappiller un bout du set de &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt;. Pas tr&#232;s &#233;loign&#233; de &lt;strong&gt;Pole&lt;/strong&gt; : batterie et basse chaloup&#233;es, sifflements, grincements et craquements prolong&#233;s. Textures lymphatiques et tortur&#233;es &#224; la fois. Un morceau propose de sourdes infrabasses sur un gr&#233;sillement continu, un r&#233;gal. Pas eu le temps de rentrer compl&#232;tement dedans, mais ce qu'on a entendu &#233;tait splendide.
&lt;br /&gt;Eh oui, au Pukkelpop il faut faire des choix douloureux et marcher beaucoup, puisque plusieurs sc&#232;nes fonctionnent en m&#234;me temps... De fait, on retraverse le site en direction du Dance hall pour siroter une bi&#232;re au son &#233;lectro-techno imparable de &lt;strong&gt;DJ Hell&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis &lt;strong&gt;Styrofoam&lt;/strong&gt; : un brin en-dessous de son set &#224; la Route du Rock peut-&#234;tre, mais vraiment excellent. Alliage tr&#232;s r&#233;ussi de m&#233;lodies electronica et de rythmes wave aux portes du shoegazing. Une enveloppe sonore tr&#232;s consistante, un groove cotonneux (mais oui). Je persiste &#224; ne pas &#234;tre tout &#224; fait convaincu par sa voix, pas vraiment &#224; la hauteur de ses ambitions. Mais l'alchimie instrumentale guitare-batterie-claviers-machines entre ces 3 sympathiques gar&#231;ons fonctionne &#224; merveille. Invit&#233;, &lt;strong&gt;Fat John&lt;/strong&gt; (de Cincinatti, apprend-on) agr&#233;mente un morceau de son phras&#233; hip-hop tr&#232;s rapide. Finale superbe avec le fabuleux &lt;i&gt;Fade Out Your Eyes&lt;/i&gt; qui est sur la compil &lt;i&gt;Blue Skied an' Clear&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commence alors un marathon : voir 4 groupes en 1h20 sur 4 sc&#232;nes diff&#233;rentes... D'abord &lt;strong&gt;Fisherspooner&lt;/strong&gt; : grotesque et sans int&#233;r&#234;t. Si quelqu'un crie au g&#233;nie, qu'il m'explique (mais je suis pr&#234;t &#224; entendre ses arguments). Rien n'est jou&#233; live, musicalement &#231;a passe mais c'est vraiment mou et peu inspir&#233;. Chor&#233;graphie approximative et bouffonne du blondinet qui se la joue avec son harem de p&#233;tasses en bikinis. Je fuis.
&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lamb&lt;/strong&gt; : premier concert int&#233;ressant sur la main stage. Excellent comme d'habitude. Timbre envo&#251;tant, si caract&#233;ristique, de &lt;strong&gt;Louise Rhodes&lt;/strong&gt;, mi-aigre mi-enfantin. &lt;strong&gt;Andy Barlow&lt;/strong&gt; est aux machines, il y a aussi une contrebasse &#233;lectronique. Tr&#232;s bonne version du superbe &lt;i&gt;Gabriel&lt;/i&gt;. Quelques morceaux du 1er album pour les fans de la premi&#232;re heure et aussi des extraits du prochain, tout juste termin&#233;, qui sont bien enlev&#233;s, presque bossa nova. Peu de monde, la pluie commence &#224; tomber.
&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vladislav Delay&lt;/strong&gt; : sa musique semble d&#233;concerter autant le public que celle qu'il mixait plus t&#244;t sous l'alias de Luomo. Salle quasiment vide alors qu'elle &#233;tait bourr&#233;e pour Styrofoam. Cet autre blondinet, nettement plus sobre que l'ineffable Casey Spooner, nous gratifie d'un set peu excitant, d&#233;cousu, assez terne. Certains passages de nappes deep avec bruitages dub minimaux accrochent l'oreille, mais dans l'ensemble, d&#233;ception par comparaison avec l'int&#233;r&#234;t que procurent ses disques, du moins certains d'entre eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt; : au m&#234;me moment et au m&#234;me endroit, ils nous avaient vrill&#233; les tympans il y a deux ans. A pr&#233;sent ils se sont assagis : le volume sonore est correct, il n'y a quasiment pas d'envol&#233;es bruitistes. C'est soft et prenant, une sorte de Mogwai sous Prozac. Comme &#224; chaque fois, on appr&#233;cie, mais n'&#233;tant pas du tout sp&#233;cialiste, il nous est difficile de donner un avis plus autoris&#233; sur leur prestation ou des pr&#233;cisions sur la setlist. Ils sont tout de m&#234;me uniques dans leur genre. On regrette un peu l'absence de belles mont&#233;es, mais les oreilles s'en passent all&#232;grement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fat Truckers&lt;/strong&gt; : punk ska hip-house sous influences &lt;strong&gt;Jam&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Specials&lt;/strong&gt; (c'est eux qui le disent) et surtout &lt;strong&gt;Cramps&lt;/strong&gt;, avons-nous pens&#233;. Une pinc&#233;e de DAF aussi. Gestuelle amusante, saccad&#233; et sympa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Massive Attack&lt;/strong&gt; : headliner du jour sur la main stage. Ne les ayant jamais vus, nous &#233;tions contents, mais sans rien en attendre, et de fait nous n'avons rien eu. Vraiment mou et endormant : en pleine forme au d&#233;but (ils commencent &#224; 0h15), nous nous surprenons &#224; b&#226;iller une demi-heure plus tard. Tr&#232;s propret, lisse, classieux ; parfait comme fond sonore pour les r&#233;ceptions chic. Mais franchement, &#231;a n'a rien de captivant en live (c'est d&#233;j&#224; difficile d'&#234;tre tr&#232;s client en disque), malgr&#233; une setlist qui revisite tout leur r&#233;pertoire. Les projections, omnipr&#233;sentes, g&#233;n&#232;rent un joli effet d'ensemble m&#234;me si l'on ne pr&#234;te pas grande attention au contenu. Cela dit, on ne nous emp&#234;chera pas de penser que tout ceci n'est qu'un cache-mis&#232;re pour masquer la pauvret&#233; de la musique et distraire les spectateurs. Ca se tra&#238;naille, &#231;a ne s'emballe jamais et ils changent de chanteur/euse tout le temps sans aucun r&#233;sultat. Dommage, car il nous semble que les albums pourraient &#234;tre rendus d'une mani&#232;re bien plus prenante, avec des impros, des variations... On se dit qu'ils devraient &#233;couter un peu de Fila Brazillia, au hasard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour se r&#233;veiller avant de rentrer, quelques minutes de &lt;strong&gt;Dave Clarke&lt;/strong&gt;, techno basique sans grand int&#233;r&#234;t mais qui met le feu au Dance hall. Deux filles des &lt;strong&gt;Chicks on Speed&lt;/strong&gt; viennent beugler sur deux titres, notamment un &lt;i&gt;She's in Parties&lt;/i&gt; honteusement massacr&#233;.
&lt;br /&gt;L'alternance de rock et d'&#233;lectronique se poursuivra demain, apr&#232;s une nuit pluvieuse qui a entra&#238;n&#233; l'&#233;vacuation d'une partie du camping...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radian - Skarnspage - Noxagt</title>
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		<dc:date>2003-03-20T11:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez</dc:creator>


		<dc:subject>Radian</dc:subject>
		<dc:subject>Noxagt</dc:subject>
		<dc:subject>Fylkingen</dc:subject>

		<description>Fylkingen est une association qui organise des concerts et performances a Stockholm depuis 1933 ! La liste des musiciens invit&#233;s ressemble &#224; un who's who des musiques &#233;lectroacoustiques du XXe si&#232;cle, de John Cage &#224; Luciano Berio, en passant par Derek Bailey et Lokomotiv Konkret. Aujourd'hui situ&#233;e dans une ancienne usine avec vue sur la vieille ville de Stockholm, elle accueille ce soir une soir&#233;e programm&#233;e par une autre association d&#233;di&#233;e aux musiques &#233;lectronique, &quot;The Nursery&quot;. La salle est (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot955" rel="tag"&gt;Noxagt&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2650" rel="tag"&gt;Fylkingen&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fylkingen est une association qui organise des concerts et performances a Stockholm depuis 1933 ! La liste des musiciens invit&#233;s ressemble &#224; un who's who des musiques &#233;lectroacoustiques du XXe si&#232;cle, de John Cage &#224; Luciano Berio, en passant par Derek Bailey et Lokomotiv Konkret.
&lt;br /&gt;Aujourd'hui situ&#233;e dans une ancienne usine avec vue sur la vieille ville de Stockholm, elle accueille ce soir une soir&#233;e programm&#233;e par une autre association d&#233;di&#233;e aux musiques &#233;lectronique, &quot;The Nursery&quot;. La salle est confortable, les spectateurs peuvent choisir de s'enfoncer dans des canap&#233;s pour assister au concert, ou bien de rester discuter dans une pi&#232;ce s&#233;par&#233;e o&#249; se trouvent stand de disques et bar bon march&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Annonc&#233; comme le dernier groupe de punk norv&#233;gien, &lt;strong&gt;Skarnpage&lt;/strong&gt; comprend deux musiciens. Le guitariste fait de jolis soli pour accompagner un lecteur cd qui diffuse la majeure partie de la trame sonore, une sorte de hillbilly survolt&#233;. Le chanteur, dont la coupe de cheveux t&#233;moigne de son amour pour les footballeurs allemands des ann&#233;es 70, court dans toute la salle, saute de chaise en chaise, et manque de tomber &#224; maintes reprises. C'est tr&#232;s court, donc &#231;a ne lasse pas, et ils sont d&#233;j&#224; repartis qu'on se demande encore ce qui vient de se passer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Noxagt&lt;/strong&gt; viennent eux aussi de Norv&#232;ge. Il s'agit d'un trio violon / basse / batterie qui pratique une musique instrumentale. Cela rappelle beaucoup des groupes am&#233;ricains comme &lt;strong&gt;Don Caballero&lt;/strong&gt; : la batterie est tr&#232;s pr&#233;sente, et mart&#232;le le rythme. L'originalit&#233; vient bien s&#251;r du violon, dont le son est trafiqu&#233; par de multiples p&#233;dales d'effet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La t&#234;te d'affiche de ce soir est &lt;strong&gt;Radian&lt;/strong&gt;. Les trois autrichiens commencent calmement, le batteur joue en frottant ses baguettes sur son instrument, le bassiste lance quelques notes qui nous parviennent dans un gros souffle d&#251; &#224; l'amplification, et la majeure partie de la masse sonore est produite par le dernier membre du groupe, gr&#226;ce &#224; des appareillages &#233;lectroniques. Une des principales qualit&#233;s de la musique de Radian est de forcer l'auditeur &#224; vraiment l'&#233;couter : un rythme d&#233;marre, notre oreille pr&#233;voit d&#233;j&#224; la structure du morceau qui va suivre (la faute &#224; quoi ? toujours les m&#234;mes motifs dans la musique en g&#233;n&#233;ral ?), et puis voil&#224;, &#231;a ne se passe pas du tout comme nous l'avions pr&#233;vu, le morceau qui s'annon&#231;ait est abandonn&#233;. Et puis survient un bruit ou un rythme d&#233;j&#224; entendu quelques secondes auparavant, comme si la structure du morceau &#233;tait allong&#233;e au-del&#224; des capacit&#233;s de notre m&#233;moire imm&#233;diate. Cela nous oblige &#224; prendre du recul par rapport au concert, &#224; chercher des formes &#224; l'&#233;chelle du morceau, et non plus simplement des riffs accrocheurs.
&lt;br /&gt;Quand par la suite ils s'&#233;nervent un peu, le bassiste se levant pour suivre le rythme des tubes de leur dernier album &lt;i&gt;Rec.Extern&lt;/i&gt;, ils poursuivent cette attitude, d&#233;s que le morceau semble en place, il s'effondre d&#233;j&#224;, le batteur vient de changer le rythme. Il faut le dire, ils sont servis par une sonorisation parfaite qui rend distinctement l'apport de chacun des musiciens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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