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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>5&#232;me Bozar Night : Oneohtrix Point Never / Daedelus / Clark</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Genicot</dc:creator>


		<dc:subject>Clark (Chris Clark)</dc:subject>
		<dc:subject>Bozar</dc:subject>
		<dc:subject>Oneohtrix Point Never</dc:subject>
		<dc:subject>Daedelus</dc:subject>

		<description>Cinq mois apr&#232;s la quatri&#232;me &#233;dition, retour au Bozar pour une nouvelle soir&#233;e &#233;lectro-culturelle puisqu'on commence par d&#233;ambuler dans les expos, accessibles en nocturne. On a particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233; les vastes explosions chromatiques du Danois Per Kirkeby, que nous avouons ne pas conna&#238;tre pr&#233;c&#233;demment, ainsi que la petite salle d&#233;di&#233;e &#224; la p&#233;riode norv&#233;gienne de l'excellent Kurt Schwitters, avant de go&#251;ter &#224; l'&quot;&#233;criture photographique&quot; de l'&#233;nigmatique Cy Twombly. Une bien agr&#233;able entr&#233;e en mati&#232;re (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq mois apr&#232;s la quatri&#232;me &#233;dition, retour au Bozar pour une nouvelle soir&#233;e &#233;lectro-culturelle puisqu'on commence par d&#233;ambuler dans les expos, accessibles en nocturne. On a particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233; les vastes explosions chromatiques du Danois &lt;strong&gt;Per Kirkeby&lt;/strong&gt;, que nous avouons ne pas conna&#238;tre pr&#233;c&#233;demment, ainsi que la petite salle d&#233;di&#233;e &#224; la p&#233;riode norv&#233;gienne de l'excellent &lt;strong&gt;Kurt Schwitters&lt;/strong&gt;, avant de go&#251;ter &#224; l'&quot;&#233;criture photographique&quot; de l'&#233;nigmatique &lt;strong&gt;Cy Twombly&lt;/strong&gt;. Une bien agr&#233;able entr&#233;e en mati&#232;re avant de rejoindre le Hall Horta sur le coup de 23h avec, cette fois, un timing respect&#233; &#224; la minute pr&#232;s, ce qui est toujours particuli&#232;rement agr&#233;able.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pouvait l&#233;gitimement se demander comment l'ambient un brin abrupte de l'intriguant &lt;strong&gt;Oneohtrix Point Never&lt;/strong&gt; serait accueillie dans ce c&#233;nacle compos&#233;, comme &#224; l'accoutum&#233;e en ces lieux, pour partie de cultureux branch&#233;s et pour partie de clubbers extatiques. On peut f&#233;liciter les organisateurs d'avoir os&#233; le pari risqu&#233; d'une telle programmation. L'audience &#233;tait somme toute r&#233;duite pour ce set, mais d'autant plus attentive. &lt;strong&gt;Daniel Lopatin&lt;/strong&gt;, originaire de Brooklyn, est tr&#232;s prolifique puisqu'il a sorti une petite dizaine d'albums en cinq ans seulement. Sa musique est exigeante, et demande une &#233;coute concentr&#233;e. Ce n'est en effet pas de nappes ambient, &#224; m&#234;me de remplir distraitement l'atmosph&#232;re, qu'il s'agit ici, mais de sonorit&#233;s souvent vintage, surprenantes, agenc&#233;es de mani&#232;re p&#233;n&#233;trante par un musicien inspir&#233;. Grondements sourds, craquements, bruissements m&#233;talliques, ersatz de m&#233;lodies &#231;&#224; et l&#224;, c'est une panoplie sonore vari&#233;e et en constant renouvellement qui se d&#233;ploie &#224; nos oreilles, pour un r&#233;sultat franchement convaincant. En revanche, on a d&#233;j&#224; pu b&#233;n&#233;ficier de projections g&#233;om&#233;trico-abstraites plus &#233;labor&#233;es et plaisantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sera moins enthousiaste au sujet de &lt;strong&gt;Daedelus&lt;/strong&gt;, sympathique dadais &#224; rouflaquettes qui se pr&#233;sente cravat&#233; et engonc&#233; dans un veston cintr&#233; pass&#233; de mode qui a d&#251; lui tenir bien chaud, le lieu devenant peu &#224; peu une &#233;tuve en ce d&#233;but de printemps m&#233;t&#233;orologique tant attendu. Devant un jeu de miroirs mobiles original, qui refl&#233;tait la sc&#232;ne, la salle et surtout le lightshow, l'Am&#233;ricain &lt;strong&gt;Alfred Weisberg-Roberts&lt;/strong&gt; s'est bien d&#233;men&#233; pour enflammer l'assistance qui n'en demandait certes pas mieux, mais sa prestation d&#233;&#231;ut quelque peu nos oreilles. Auteur lui aussi d'une bonne dizaines d'albums - le dernier en date, &lt;i&gt;Bespoke&lt;/i&gt;, est sorti sur &lt;strong&gt;Ninja Tune&lt;/strong&gt; en 2011 et il s'agit assur&#233;ment l&#224; d'un havre idoine pour ses travaux -, il n'a semble-t-il pas v&#233;ritablement souhait&#233; reproduire en live la relative finesse et diversit&#233; d'inspiration que l'on retrouve sur ses disques, o&#249; les ambiances naviguent globalement d'une IDM abstract &#224; un downtempo foisonnant. Ici, c'est plut&#244;t &#224; une heure de breakbeats syncop&#233;s, orient&#233;s funk et hip-hop, que nous avons assist&#233;. Avec, de temps &#224; autres, des passages exub&#233;rants qui faisaient mouche dans ce foisonnement mais, aussi et surtout, un sentiment de syst&#233;matisme et de manque d'originalit&#233; dans le propos. En demi-teinte donc, s'agissant du live, mais certainement &#224; conseiller sur disque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vient alors, sur le coup d'une heure du matin, la star de la soir&#233;e, &#224; savoir &lt;strong&gt;(Chris) Clark&lt;/strong&gt;. L'Anglais venait pr&#233;senter son sixi&#232;me album, &lt;i&gt;Iradelphic&lt;/i&gt;, qui vient de sortir (chez &lt;strong&gt;Warp&lt;/strong&gt;, comme les cinq pr&#233;c&#233;dents). On s'en r&#233;jouissait, car sauf erreur - la m&#233;moire nous fait souvent d&#233;faut... - nous ne l'avions jamais vu en live et, surtout, ce disque renoue avec la veine m&#233;lodique tr&#232;s soign&#233;e et puissamment agenc&#233;e qui faisait de &lt;i&gt;Empty The Bones of You&lt;/i&gt; un album particuli&#232;rement r&#233;ussi, mais qui avait assez largement d&#233;sert&#233; un disque comme &lt;i&gt;Turning Dragon&lt;/i&gt;, que nous trouvons passablement r&#233;barbatif. &lt;i&gt;Iradelphic&lt;/i&gt;, de ce point de vue, se pr&#233;sente sous des auspices prometteurs. Le set, d&#233;ploy&#233; devant un parterre enthousiaste et conquis, fut indubitablement r&#233;ussi, avec un d&#233;luge de structures rythmiques et de patterns sonores soigneusement con&#231;us. Il reste que l'Anglais semble peiner &#224; d&#233;ployer une v&#233;ritable ligne directrice raisonnablement coh&#233;rente, &#224; nous montrer le chemin qu'il entend nous faire emprunter. A force de variations constantes et d'id&#233;es bouillonnantes, le propos perd un peu en conviction, tout en restant tr&#232;s nettement sup&#233;rieur &#224; la moyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bilan positif donc pour cette cinqui&#232;me &#233;dition, en attendant la sixi&#232;me fin novembre, qui sera pr&#233;c&#233;d&#233;e en septembre d'un &lt;strong&gt;Bozar Electronic Arts Festival&lt;/strong&gt; &#224; suivre de pr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Warp 20 : Aphex Twin / Plaid / Leila / Clark</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Aphex Twin</dc:subject>
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		<dc:subject>Leila</dc:subject>
		<dc:subject>Clark (Chris Clark)</dc:subject>
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		<dc:subject>Cit&#233; de la Musique</dc:subject>

		<description>L'anniversaire du label Warp &#233;tait un peu un passage oblig&#233; pour nous tellement celui-ci a &#233;t&#233; marquant dans les ann&#233;es 90, ouvrant la porte &#224; de nouveaux styles, donnant la possibilit&#233; &#224; d'autres musiques &#233;lectroniques, non dansantes, de trouver leur public. On ne va pas revenir ici sur l'historique du label, ce n'est pas le sujet. Il est vrai que l'on ne parle plus trop de Warp sur ces pages, en particulier depuis son ouverture &#224; d'autres styles musicaux, plus forc&#233;ment &#233;lectroniques. En m&#234;me temps, ce (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot185" rel="tag"&gt;Leila&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot258" rel="tag"&gt;Clark (Chris Clark)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot685" rel="tag"&gt;Hecker&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2091" rel="tag"&gt;Warp&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2593" rel="tag"&gt;Cit&#233; de la Musique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'anniversaire du label Warp &#233;tait un peu un passage oblig&#233; pour nous tellement celui-ci a &#233;t&#233; marquant dans les ann&#233;es 90, ouvrant la porte &#224; de nouveaux styles, donnant la possibilit&#233; &#224; d'autres musiques &#233;lectroniques, non dansantes, de trouver leur public. On ne va pas revenir ici sur l'historique du label, ce n'est pas le sujet. Il est vrai que l'on ne parle plus trop de Warp sur ces pages, en particulier depuis son ouverture &#224; d'autres styles musicaux, plus forc&#233;ment &#233;lectroniques. En m&#234;me temps, ce n'est plus vraiment la peine qu'un petit webzine parle de ce label connu et reconnu, ce n'est plus notre &quot;mission&quot;. Mais nous parlerons de cette soir&#233;e en tant que telle, avec un retour aux premi&#232;res heures du label alors que la veille des signatures plus r&#233;centes telles que &lt;strong&gt; !!!&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pivot&lt;/strong&gt; faisaient l'affiche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme tout fan qui se respecte, apr&#232;s avoir rep&#233;r&#233; les lieux et pris connaissance du d&#233;roul&#233; de la soir&#233;e, un petit tour au stand merchandising sera n&#233;cessaire. Beaucoup de choses disponibles, CD, vinyles, t-shirts, affiches sur lesquels se ruent le public. Vers 21h45 on se dirigera vers la salle de concert o&#249; &lt;strong&gt;Leila&lt;/strong&gt; devait ouvrir la soir&#233;e. L&#233;ger retard pour le d&#233;but de la prestation, mais dans l'ensemble l'organisation de la soir&#233;e &#233;tait parfaite. Les lumi&#232;res s'&#233;teignent et Leila prend place derri&#232;re une &#233;norme console de mixage, et derri&#232;re un paravent en verre ou plexiglas la s&#233;parant du public... Elle commence par deux titres instrumentaux qui surprennent, puisque si l'on reconnait son trip-hop alambiqu&#233;, on est en revanche sous le choc quand elle d&#233;livre des basses satur&#233;es et vrill&#233;es, violentes mais du plus bel effet. Le spectacle est total avec des projections t&#233;moignant d'un univers visuel bien particulier, que l'on pouvait d&#233;j&#224; appr&#233;cier sur les pochettes de ses albums, et une jeune femme qui est &#224; bloc derri&#232;re sa console de mixage. Et puis elle alterne de mani&#232;re plus classique avec des chansons assur&#233;es par trois chanteurs qui se relaient pour un r&#233;sultat in&#233;gal mais globalement plaisant. On le verra &#233;galement plus tard avec Aphex Twin, mais sa prestation semblait adapt&#233;e pour cette date fran&#231;aise, avec r&#233;guli&#232;rement des samples vocaux dont un discours sur le dada&#239;sme. Elle quittera la sc&#232;ne en laissant tourner une jolie boucle de basses, suffisamment longtemps pour lasser une partie du public qui quittera la salle, l'autre moiti&#233; demandant un rappel qui nous sera effectivement offert. Grosse et excellente surprise donc que ce premier concert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faudra pas attendre longtemps pour le changement de plateau, tout au plus un quart d'heure avant que &lt;strong&gt;Plaid&lt;/strong&gt; ne prenne place. En tout cas pas assez pour faire la queue aux caisses pour acheter des tickets puis faire la queue pour prendre une bi&#232;re et la boire afin de pouvoir de nouveau rentrer dans la salle. Que faut-il attendre aujourd'hui d'un concert de Plaid ? En quoi le nombre de fois qu'on les a vu influe sur notre jugement ? Difficile &#224; dire, mais nous avons d&#233;j&#224; boud&#233; leurs derniers concerts parisiens et nous &#233;tions du coup plut&#244;t content de voir ce qu'ils devenaient. Malheureusement on a l'impression que ce concert &#233;tait l&#224; pour nous rappeler pourquoi on n'avait pas fait le d&#233;placement au Point &#201;ph&#233;m&#232;re en 2006 en particulier. Ici aucune place pour l'impr&#233;vu, tout est carr&#233;, millim&#233;tr&#233;, le duo joue ses morceaux sans m&#234;me essayer de les enchainer. On retrouve au d&#233;but leurs sonorit&#233;s synth&#233;tiques et franches, l'electronica m&#233;lodique qui a fait leur succ&#232;s, un joli mais peu aventureux m&#233;lange de rythmiques m&#233;talliques per&#231;antes et de nappes f&#233;&#233;riques, des sonorit&#233;s ou m&#234;me des m&#233;lodies &#224; consonances orientales qui fonctionnent plut&#244;t bien, tout en &#233;tant assez vite lassant. Au niveau visuel aussi on a &#233;t&#233; habitu&#233; &#224; mieux avec un groupe qui a produit d'excellents clips dans le pass&#233; mais qui ici se contente d'effets kal&#233;idoscopique &#224; la &lt;i&gt;Geogaddi&lt;/i&gt; et autres psych&#233;d&#233;lisme.
&lt;br /&gt;Et puis au fil du concert les m&#233;lodies se font plus discr&#232;tes, jusqu'&#224; quasiment dispara&#238;tre au profit de rythmiques plus hach&#233;es et plus dures. Bizarrement on a le sentiment qu'ils pr&#233;parent le terrain pour Aphex Twin qui doit suivre ou qu'ils s'adaptent &#224; un public, de toute &#233;vidence venu voir le Ma&#238;tre. D'ailleurs derri&#232;re nous des fans fous-furieux hurlent &quot;Tu te rends compte ? Dans 20mn... APHEEEEX !!!!&quot; ou encore &quot;Attends... C'est lui l&#224; ? Ah non, &#231;a y ressemble mais c'est pas lui&quot; alors que Plaid jouent les derni&#232;res minutes d'un set qui nous laissera une impression en demi-teinte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qu'on aurait du dire a nos chers voisins fans d'Aphex, c'est qu'on &#233;tait pas en boite de nuit, qu'il s'agissait de concerts, et que donc toutes les lumi&#232;res se rallumaient pour le changement de plateau. Les musiques &#233;lectroniques semblent avoir compl&#232;tement perturb&#233; le rapport des spectateurs &#224; la musique live. Pendant le changement de plateau on esquissera un petit sourire en entendant un de nos voisins dire &#224; ses amis &quot;Rhaaaa... &#231;a m'&#233;nerve, c'est plein de geeks ici !!!&quot; et on comprendra que le geek des ann&#233;es 2000 est le trainspotters des ann&#233;es 90. Petit hic dans l'organisation ensuite puisque si tout le monde venait voir Aphex Twin, tout le monde ne pouvait pas rentrer dans la salle de concerts. En effet, une rediffusion &#233;tait pr&#233;vue simultan&#233;ment dans la salle attenante qui &#233;tait en fait le hall d'entr&#233;e, de quoi &#233;nerver un peu une partie du public.
&lt;br /&gt;C'est vers 0h45 que les lumi&#232;res s'&#233;teignent et qu'&lt;strong&gt;Aphex Twin&lt;/strong&gt; entre en sc&#232;ne avec &lt;strong&gt;Florian Hecker&lt;/strong&gt; que tout le monde aura vite oubli&#233;. Le set commence avec de grosses nappes, une musique ambient des premi&#232;res heures d'Aphex Twin. On est un peu sur le cul de le voir jouer &#231;a alors que tout le monde attend son breakcore acide et on se met &#224; r&#234;ver d'un set enti&#232;rement ambient, de fans d&#233;chain&#233;s, et Aphex qui quitterait la sc&#232;ne en faisant un gros doigt &#224; la salle. Rock'n roll quoi, c'est un peu comme &#231;a qu'on l'imagine, non ?
&lt;br /&gt;Oui mais non. Aphex Twin est presque devenu un produit marketing, une marque, et &#224; ce titre se doit ou se sent oblig&#233; de remplir certaines obligations quitte &#224; le faire avec un certain panache. Les rythmiques font donc leur apparition, d'abord dans un style acid-house avec ces petites basses filtr&#233;es, tandis qu'au niveau des visuels d&#233;filent des couvertures du magazine &lt;i&gt;Hara Kiri&lt;/i&gt; avec parfois un humour scato qui fonctionnera pas mal. C'est aussi &#224; ce moment que l'on remarquera que le son est spacialis&#233;, avec &#224; l'arri&#232;re de r&#233;guli&#232;res interjections bruitistes que l'on attribuera au pirate sonore autrefois chez &lt;strong&gt;Mego&lt;/strong&gt; : Hecker. Et puis logiquement le ton se durcit pour devenir v&#233;ritablement techno et/ou acid, et on se dira par moment que c'&#233;tait peut-&#234;tre pas la peine de faire venir Aphex Twin pour &#231;a, mais par moment ressurgissaient quelques m&#233;lodies typiques de l'electronica warpienne du milieu des ann&#233;es 90, juste ce qu'il fallait pour &#234;tre aux anges et v&#233;ritablement heureux de le voir en live.
&lt;br /&gt;Tr&#232;s vite les visuels ne tournent plus que sur la t&#234;te d'Aphex Twin qui devient un v&#233;ritable objet, tritur&#233; dans tous les sens, d'abord des images 2D d'un sourire carnassier qui se distordent au gr&#233; du tempo, puis une mod&#233;lisation 3D sommaire pour finir par une t&#234;te compl&#232;te qui &#233;clatera compl&#232;tement lorsque le set virera breakcore, nous permettant de voir &#224; l'int&#233;rieur du cr&#226;ne de ce grand malade. La derni&#232;re demi-heure est donc v&#233;ritablement breakcore, un v&#233;ritable d&#233;luge de rythmiques et sonorit&#233;s bruitistes pour nous &#233;clater la t&#234;te &#224; nous aussi, une explosion d'artifices visuels et soniques sur des images m&#234;lant scatophilie (cette fois sans le moindre humour), corps humain d&#233;pec&#233; et vid&#233; de ses entrailles, yeux arrach&#233;s. Quand les rythmiques cessent, une longue texture bruitiste prend le relai pour un parfait final &#224; vous vriller les tympans, l&#224; aussi tr&#232;s certainement le fruit de Hecker.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s 1h30 de concert, on sortira de l&#224; abasourdi, et au final bien content de ce concert qui r&#233;sumait on ne peut mieux, comme seul Aphex Twin pouvait le faire, les 20 ans du label.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s &#231;a, on prendra le temps de faire une petite pause, bien m&#233;rit&#233;e, mais on se bougera encore pour aller voir &lt;strong&gt;Clark&lt;/strong&gt; (anciennement connu en tant que &lt;strong&gt;Chris Clark&lt;/strong&gt;), un artiste un peu d&#233;nigr&#233; par les fans du label de la premi&#232;re heure, certainement parce que oui, il n'a rien invent&#233; et ne fait que creuser le sillon cr&#233;&#233; par &lt;strong&gt;Autechre&lt;/strong&gt; et Plaid. De notre c&#244;t&#233; on aime bien ce m&#233;lange de m&#233;lodies qui font mouche et de rythmiques un peu plus abrasives que chez Plaid, hyper dansantes aussi. &#199;a tombe bien, quand on retourne dans la salle de concert on est surpris par le nombre de personnes. Tout le monde est parti, la piste est &#224; nous, et Clark d&#233;livre exactement ce que l'on aurait aim&#233; voir de Plaid. De la place pour bouger, tout le monde danse, ceux qui sont l&#224; ne ressortent pas, et petit &#224; petit, au fur et &#224; mesure que les spectateurs reprennent leurs esprits suite au concert d'Aphex Twin, la salle se remplit de nouveau et Clark assurera comme un chef pour nous laisser sur une note &#224; la fois festive et l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne suivra la suite que de loin, puisqu'il y avait encore &lt;strong&gt;Flying Lotus&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Hudson Mohawke&lt;/strong&gt;, mais on aura prochaine l'occasion de revenir sur ces derniers qui se produiront aux Siestes Electroniques toulousaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chris Clark : Empty the Bones of You</title>
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		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Clark (Chris Clark)</dc:subject>
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		<dc:subject>Electronique</dc:subject>
		<dc:subject>Electronica</dc:subject>

		<description>B&#233;n&#233;ficiant de la r&#233;putation du label Warp, Chris Clark s'est vite fait rep&#233;r&#233; &#224; la sortie de Clarence Park, puis la tourn&#233;e du Warp Magic Bus. A l'&#233;poque la pochette &#233;tait presque bucolique avec un paysage enneig&#233; et un enfant au premier plan. Aujourd'hui c'est un dessin plut&#244;t sombre et d&#233;rang&#233; qui sert d'&#233;crin &#224; Empty the Bones of You, et cela refl&#232;te assez bien l'&#233;volution de l'artiste qui gagne en maturit&#233;. L'album s'ouvre sur Indigo Optimus, une sorte de tube electronica qui nous permet de retrouver cette (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L133xH120/arton2009-6869c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='133' height='120' class='spip_logos' style='height:120px;width:133px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B&#233;n&#233;ficiant de la r&#233;putation du label Warp, Chris Clark s'est vite fait rep&#233;r&#233; &#224; la sortie de &lt;i&gt;Clarence Park&lt;/i&gt;, puis la tourn&#233;e du Warp Magic Bus. A l'&#233;poque la pochette &#233;tait presque bucolique avec un paysage enneig&#233; et un enfant au premier plan. Aujourd'hui c'est un dessin plut&#244;t sombre et d&#233;rang&#233; qui sert d'&#233;crin &#224; &lt;i&gt;Empty the Bones of You&lt;/i&gt;, et cela refl&#232;te assez bien l'&#233;volution de l'artiste qui gagne en maturit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'album s'ouvre sur &lt;i&gt;Indigo Optimus&lt;/i&gt;, une sorte de tube electronica qui nous permet de retrouver cette rythmique s&#232;che, ces m&#233;lodies de machines ronronnantes et comme souvent, des cassures, des changements de style assez &#233;tonnant au sein d'un m&#234;me morceau. Ainsi, &#224; mi-chemin, ce premier titre devient plus exp&#233;rimental avec des sonorit&#233;s qui semblent &#233;chapper au contr&#244;le du musicien, puis on passe par une s&#233;quence fa&#231;on hip-hop nerveux, pour conclure sur un magnifique final ambient aux nappes glac&#233;es.
&lt;br /&gt;Si l'on adopte une vision plus large, on retrouve ce terrain accident&#233; sur l'ensemble de l'album. Une alternance de pi&#232;ces syncop&#233;es aux m&#233;lodies souvent enchanteresses comme les tintements de &lt;i&gt;Early Moss&lt;/i&gt; sur fond de nappes granuleuses, d'interludes exp&#233;rimentaux, un solo de piano sur &lt;i&gt;Tyre&lt;/i&gt; avec une voiture qui passe au second plan, d'efficaces tubes d'electronica dansante (&lt;i&gt;Wolf&lt;/i&gt;), de sombres exp&#233;rimentations rythmiques ( &lt;i&gt;Gravel (Obiteraeted)&lt;/i&gt; ), et quelques bijoux ambient comme le sombre morceaux titre qui commence par une sorte d'impro au tambourin sur fond de ronronnement de machines et se termine par de magnifiques nappes glac&#233;es. Dans le genre, &lt;i&gt;Betty&lt;/i&gt; qui cl&#244;ture l'album fr&#244;le le sublime avec des croisements de nappes d&#233;rang&#233;es, de cordes tendues et de voix d&#233;chirantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, Chris Clark veut peut-&#234;tre trop en faire. S'il parvient &#224; surprendre et cr&#233;er des morceaux plus personnels que de simplement &quot;faire du Warp&quot;, on regrettera quelques titres plus faibles, aux m&#233;lodies gentillettes, poppy qui d&#233;notent un peu sur cet album. Ainsi &lt;i&gt;Holiday as Brutality&lt;/i&gt; et la mi&#232;vrerie de sa m&#233;lodie fait directement r&#233;f&#233;rence &#224; &lt;strong&gt;Boards of Canada&lt;/strong&gt;. Dans la m&#234;me veine, on notera un passage &#224; vide en milieu de disque. Electronica downtempo, l&#233;g&#232;re et na&#239;ve avec &lt;i&gt;Slow Spines&lt;/i&gt;, un &lt;i&gt;Umbilical Hut&lt;/i&gt; qui n'a d'autres fonctions que d'&#234;tre &quot;joli&quot;, et &lt;i&gt;Farewell Track&lt;/i&gt; qui met bout &#224; bout s&#233;quence rythmique et nappes m&#233;lodiques. Un peu faible...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; ces quelques rat&#233;s, l'ensemble de l'album reste de bonne facture. Chris Clark semble trouver son style qui reste Warp-complient, mais avec ses particularit&#233;s. Il faudra quand m&#234;me qu'il pense &#224; changer un peu de son, parce que l'on retrouve ici les pianos, rythmiques et basses de Clarence Park. Ceux qui trouvaient ce premier album un peu d&#233;cevant devraient appr&#233;cier l'&#233;volution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Plaid - Chris Clark</title>
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		<dc:date>2003-10-05T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Plaid</dc:subject>
		<dc:subject>Clark (Chris Clark)</dc:subject>
		<dc:subject>Centre Pompidou</dc:subject>

		<description>Quelques semaines avant la sortie de leur nouvel album, Plaid se pr&#233;sente au Centre Pompidou pour nouveau concert apparemment tr&#232;s attendu vu l'affluence et la vitesse &#224; laquelle les places ont &#233;t&#233; vendues. Notre surprise fut &#224; son comble lorsque l'on vit des gens &#224; l'entr&#233;e du centre avec un petit papier annon&#231;ant &quot;Recherche 2 places pour Plaid&quot;. Quel engouement pour un groupe qui jouait au Batofar la derni&#232;re fois, m&#234;me si celui-ci &#233;tait bien rempli. Le programme annon&#231;ait &quot;Plaid + (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques semaines avant la sortie de leur nouvel album, Plaid se pr&#233;sente au Centre Pompidou pour nouveau concert apparemment tr&#232;s attendu vu l'affluence et la vitesse &#224; laquelle les places ont &#233;t&#233; vendues. Notre surprise fut &#224; son comble lorsque l'on vit des gens &#224; l'entr&#233;e du centre avec un petit papier annon&#231;ant &quot;Recherche 2 places pour Plaid&quot;. Quel engouement pour un groupe qui jouait au Batofar la derni&#232;re fois, m&#234;me si celui-ci &#233;tait bien rempli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le programme annon&#231;ait &quot;Plaid + guests&quot;. Surprise encore en constatant que l'invit&#233; en question est &lt;strong&gt;Chris Clark&lt;/strong&gt;, autre artiste sign&#233; chez Warp, qui vient de sortir son deuxi&#232;me album, &lt;i&gt;Empty the Bones of You&lt;/i&gt;. Celui-ci arrive sur sc&#232;ne alors que toutes les lumi&#232;res sont encore allum&#233;es, commence &#224; triturer ces machines, et on se demande ce qui se passe. Il a l'air de faire des tests de son, et puis le concert semble commencer alors que tout le monde discute, et que le public continue &#224; arriver et s'installer. Chris Clark joue alors quelques anciens morceaux, et des tubes m&#233;lodiques comme &lt;i&gt;Indigo Optimus&lt;/i&gt; qui ouvre son nouvel album.
&lt;br /&gt;Petit &#224; petit les lumi&#232;res s'&#233;teignent, mais les morceaux s'encha&#238;nent comme si de rien n'&#233;tait, ne laissant aucun silence pour applaudir. Le public se manifestera seulement &#224; une ou deux reprises en sifflant lors de l'intro d'un titre plus &quot;connu&quot;, signe de reconnaissance d'un tube potentiel. Malheureusement la suite du concert s'effrite. Chris Clark passe d'une machine &#224; l'autre et donne l'impression qu'il a un probl&#232;me technique. Les morceaux se font alors tr&#232;s courts, il passe toutes les deux minutes d'un style &#224; un autre, finissant par donner l'impression d'entendre un medley forc&#233;ment peu convaincant. Quelques passages retiendront toutefois notre attention, comme un titre house gentiment d&#233;rang&#233; alors que l'on commence &#224; rentrer dedans, ou un autre plus ludique, cassant un peu l'image qu'il avait de faire ou de se contenter de faire une electronica &quot;&#224; la Warp&quot;, comme un bon &#233;l&#232;ve qui suit ses ma&#238;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On encha&#238;ne avec &lt;strong&gt;Plaid&lt;/strong&gt;, soit &lt;strong&gt;Ed Hanley&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Andrew Turner&lt;/strong&gt; derri&#232;re leurs machines (laptops, console de mixage), et entre les deux musiciens, un bras articul&#233;, manipul&#233; par un troisi&#232;me artiste responsable des projections. Pas de grosses surprise quant &#224; la musique de Plaid. C'est toujours aussi joli, avec un classique &#233;quilibre entre les parties m&#233;lodiques et rythmiques. L'ambiance g&#233;n&#233;ral &#233;tait quelque peu irr&#233;elle. Les sonorit&#233;s l&#233;g&#232;res, les m&#233;lodie en apesanteurs, les sonorit&#233;s cristallines, tout tendait &#224; donner une atmosph&#232;re c&#233;leste et onirique &#224; ce concert.
&lt;br /&gt;L'ensemble de celui-ci nous para&#238;tra d'ailleurs particuli&#232;rement calme mais peut-&#234;tre est-ce du au fait que l'on &#233;tait plus concentr&#233; sur les vid&#233;os qui prenait parfois le dessus. Par exemple un long titre tr&#232;s calme nous para&#238;tra particuli&#232;rement r&#233;p&#233;titif, mais la vid&#233;o qui l'accompagnait, abstraite, &#233;tait en mouvement perp&#233;tuel, donnant l'impression que la musique accompagnait l'image plut&#244;t que l'inverse. Le vid&#233;aste apportait &#233;galement ici ce qui manque g&#233;n&#233;ralement aux concerts de musiques &#233;lectroniques : la relation entre ce que voit le public et la musique est quasi inexistante avec les laptops et les machines, tandis que l'on pouvait appr&#233;cier la relation entre le bras articul&#233; muni de mini cam&#233;ras avec les images capt&#233;es par ces cam&#233;ras, et projet&#233;es en direct en fond de sc&#232;ne.
&lt;br /&gt;Globalement un tr&#232;s bon concert, qui d&#233;collera r&#233;ellement sur les deux derniers titres avec renfort de stroboscopes pour les visuels, mais sans grande surprise par rapport &#224; leur dernier passage au Batofar qui reste notre meilleur souvenir de concert de Plaid.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fennesz - Phoenecia - Chris Clark</title>
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		<dc:date>2002-06-02T10:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Phoenecia</dc:subject>
		<dc:subject>Clark (Chris Clark)</dc:subject>
		<dc:subject>Fennesz</dc:subject>
		<dc:subject>Mains d'Oeuvres</dc:subject>

		<description>Le label anglais met les petits plats dans les grands et s'offre une tourn&#233;e europ&#233;enne avec 4 dates en France. Sur Paris c'est la petite salle de Mains d'Oeuvres qui est &#224; la f&#234;te, avec pour l'occasion une ouverture un peu plus large de leurs locaux. Au milieu d'artistes du label (ou r&#233;cemment r&#233;cup&#233;r&#233;s par Warp), on notera la pr&#233;sence de Fennesz, pr&#233;sent en tant qu'invit&#233; et qui aura l'honneur de d&#233;buter les lives apr&#232;s un DJ set de Mira Calix. Fennesz n'est plus vraiment une d&#233;couverte tellement ses (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le label anglais met les petits plats dans les grands et s'offre une tourn&#233;e europ&#233;enne avec 4 dates en France. Sur Paris c'est la petite salle de Mains d'Oeuvres qui est &#224; la f&#234;te, avec pour l'occasion une ouverture un peu plus large de leurs locaux.
&lt;br /&gt;Au milieu d'artistes du label (ou r&#233;cemment r&#233;cup&#233;r&#233;s par &lt;strong&gt;Warp&lt;/strong&gt;), on notera la pr&#233;sence de Fennesz, pr&#233;sent en tant qu'invit&#233; et qui aura l'honneur de d&#233;buter les lives apr&#232;s un DJ set de &lt;strong&gt;Mira Calix&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fennesz&lt;/strong&gt; n'est plus vraiment une d&#233;couverte tellement ses passages par la capitale fran&#231;aise sont fr&#233;quents. Pourtant chacune de ses prestations est l'occasion d'une nouvelle surprise, d'ambiances diff&#233;rentes, tant&#244;t dans la lign&#233;e de son &lt;i&gt;Endless Summer&lt;/i&gt;, tant&#244;t plus exp&#233;rimental.
&lt;br /&gt;Pour la premi&#232;re fois ce soir il ne nous &#233;tonnera pas. Peut-&#234;tre avons-nous d&#233;pass&#233; la dose prescrite... on retrouve dans une premi&#232;re partie ses tubes construits sur des m&#233;lodies satur&#233;es puis dans un deuxi&#232;me temps quelques passages plus abstraits o&#249; souffles flirtent avec rythmiques, puis un tube pop sur lequel il plaque quelques gr&#233;sillement. On pense alors &#224; &lt;strong&gt;V/VM&lt;/strong&gt; &#224; la diff&#233;rence que l'apport de Fennesz reste discret.
&lt;br /&gt;Au final ce fut un tr&#232;s bon concert, mais moins surprenant qu'&#224; son habitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On encha&#238;nera tout de suite avec &lt;strong&gt;Phoenecia&lt;/strong&gt; qui commence par nous plonger dans des canalisations avec des bruits lents et m&#233;talliques. Et puis les machines s'emballent pour ne plus s'arr&#234;ter : pendant 20 minutes c'est un d&#233;luge de donn&#233;es num&#233;riques qui sortira des enceintes. Pas de m&#233;lodie si ce n'est quelques nappes tortur&#233;es en arri&#232;re plan tandis que la rythmique m&#233;tallique et concass&#233;e n'est fini pas de s'effondrer.
&lt;br /&gt;On regrettera alors la lin&#233;arit&#233; de leur set et la m&#234;me recette d&#233;clin&#233;e &#224; l'infini. Pour terminer, ils se rapprocheront d'une musique contemporaine plus classique avec quelques notes aigu&#235;s produites par un grincement m&#233;tallique et quelques nappes &#233;lectronique afin de finir en douceur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On terminera les lives avec &lt;strong&gt;Chris Clark&lt;/strong&gt; que nous ne connaissions pas avant ce soir et qui aura un peu de mal a d&#233;marrer en raison de probl&#232;mes techniques. Et puis des nappes commencent &#224; tournoyer, une rythmique s&#232;che fait son apparition rejointe par une superbe m&#233;lodie. On serait tent&#233; de dire que l'on est en terrain connu et c'est vrai que dans ses constructions Chris Clark ne surprend gu&#232;re et ne prend pas trop de risques. C'est le son typique de Warp avec rythmiques gentiment d&#233;construites et m&#233;lodies efficaces.
&lt;br /&gt;Mais la recette fonctionne bien et les sonorit&#233;s utilis&#233;es diff&#232;rent un peu de ce que l'on connaissait, ou m&#233;lodies &#233;nervantes fa&#231;on Boards of Canada c&#244;toient des rythmiques plus dures. Par contre on reprochera de long breaks entre chaque morceau qui nous feront d&#233;crocher de temps en temps.
&lt;br /&gt;La fin elle aussi sera assez surprenante avec d'abord un morceau de jungle electro un peu facile mais particuli&#232;rement &#233;tonnant vu le reste de sa prestation, puis un dernier titre qui commencera avec une rythmique hardcore virant petit &#224; petit jungle, avant l'apparition d'une m&#233;lodie m&#233;lancolique bas&#233;e sur d'&#233;normes accords. On croit entendre tout un orchestres avec cordes et orgues sur de lentes mont&#233;es annon&#231;ant l'explosion de la rythmique. Absolument fantastique, superbe final.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre les lives &#233;taient diffus&#233;s de r&#233;cents vid&#233;o clips et apr&#232;s Chris Clark nous avons eu la chance de voir le nouveau clip d'&lt;strong&gt;Autechre&lt;/strong&gt; (qui sortira cet &#233;t&#233; en DVD avec le nouvel Ep &lt;i&gt;Gantz Graf&lt;/i&gt;). Retour aux DJ avec &lt;strong&gt;Mark Bell&lt;/strong&gt; que l'ont abandonnera bien vite. On ne verra donc pas &lt;strong&gt;Richard Devine&lt;/strong&gt; dont l'horaire de passage pr&#233;vu &#233;tait un peut tard...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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