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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>Siestes Electroniques 2012 : Luke Abbott / Tom Terrien / Bruce Lamont / Aymeric Hainaux &amp; Tanya Tagaq</title>
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		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Aymeric Hainaux</dc:subject>
		<dc:subject>Festival des Siestes Electroniques 2012</dc:subject>
		<dc:subject>Jardin Compans Caffarelli</dc:subject>
		<dc:subject>Bruce Lamont</dc:subject>
		<dc:subject>Luke Abbott</dc:subject>
		<dc:subject>Tom Terrien</dc:subject>

		<description>Ce deuxi&#232;me jour des siestes dans le Jardin Compans Caffarelli s'annonce incertain. La pluie ne cesse de tomber sur Toulouse, s'arr&#234;tant tout juste quelques minutes pour reprendre un peu plus tard. Tout le monde suit les comptes twitter et facebook de l'&#233;v&#233;nement afin de savoir si un plan B est pr&#233;vu, ou si les siestes sont annul&#233;es. Finalement c'est la solution roots qui est retenue, &#224; l'image de ce bon petit festival familial, avec une mini sc&#232;ne improvis&#233;e, tout juste abrit&#233;e sous une petite tente, (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Concerts&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3115" rel="tag"&gt;Aymeric Hainaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4731" rel="tag"&gt;Festival des Siestes Electroniques 2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4737" rel="tag"&gt;Jardin Compans Caffarelli&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4741" rel="tag"&gt;Bruce Lamont&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4742" rel="tag"&gt;Luke Abbott&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4743" rel="tag"&gt;Tom Terrien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce deuxi&#232;me jour des siestes dans le Jardin Compans Caffarelli s'annonce incertain. La pluie ne cesse de tomber sur Toulouse, s'arr&#234;tant tout juste quelques minutes pour reprendre un peu plus tard. Tout le monde suit les comptes twitter et facebook de l'&#233;v&#233;nement afin de savoir si un plan B est pr&#233;vu, ou si les siestes sont annul&#233;es.
&lt;br /&gt;Finalement c'est la solution roots qui est retenue, &#224; l'image de ce bon petit festival familial, avec une mini sc&#232;ne improvis&#233;e, tout juste abrit&#233;e sous une petite tente, aux abords d'une aire de jeu pour enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On arrive encore sur place vers 17h10, mais cette fois on est en avance. Le parc est tristement d&#233;sert mais il ne pleut plus. C'est en poursuivant notre chemin que l'on tombe sur des festivaliers amass&#233;s autour du bar, et sur la nouvelle sc&#232;ne qui est en train d'&#234;tre install&#233;e. James Blackshaw qui jouait la veille est pr&#233;sent, et on aper&#231;oit Aymeric Hainaux et Tanya Tagaq qui doivent jouer vers 18h. En attendant que les choses se mettent en place, ballade dans le parc et le jardin japonais qui est ouvert et de toute beaut&#233;. C'est le conseil touristique du jour si vous pr&#233;voyez un s&#233;jour dans la ville rose.
&lt;br /&gt;De l&#224;, on entend quelques essais son, des &quot;boom tchack&quot; qui nous laissent &#224; penser que le concert d'Aymeric Hainaux ne va pas tarder &#224; commencer.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2253 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/aymerichainaux2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Aymeric Hainaux &amp; Tanya Tagaq&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH150/aymerichainaux2012a-9853d-3b9d4.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 119.8 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Aymeric Hainaux &amp; Tanya Tagaq&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est finalement a peu pr&#232;s &#224; l'heure pr&#233;vue que le duo form&#233; par &lt;strong&gt;Aymeric Hainaux&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Tanya Tagaq&lt;/strong&gt; d&#233;bute. Ayant d&#233;j&#224; vu Aymeric &#224; plusieurs reprises, nous n'avions pas l'effet de surprise que l'on pu lire sur des visages, ou entendre de la part de quelques spectateurs. Pour nous la d&#233;couverte c'&#233;tait ce duo avec Tanya Tagaq, artiste canadienne sp&#233;cialiste du &quot;chant de gorge&quot;, une tradition inuit qui se pratique g&#233;n&#233;ralement sous forme de duel, de joute verbale que l'on comparera aux battles du hip-hop.
&lt;br /&gt;Le lien &#233;tait donc tout trouv&#233; entre les deux artistes : lui cr&#233;ant ses rythmiques fa&#231;on human beatbox, elle des cris et hululements improbables, le tout dans un jeu de sc&#232;ne quasi th&#233;&#226;trale, alternance de confrontations et de rapprochements. On notera que le corps a toujours une importance capitale dans le jeu du fran&#231;ais, tr&#232;s expressif, qui allait encore plus loin aujourd'hui lorsqu'il cognait ses genoux sur la sc&#232;ne en plaquant son micro sur ses cuisses.
&lt;br /&gt;Pour terminer cette prestation qui &#233;tait en grande partie improvis&#233;e, Aymeric va chercher un vieux magn&#233;tophone dans son sac, le temps de caler une cassette Tanya improvise quelques chants inuit, puis le duo conclut par un superbe morceau, d'une douceur inattendue avec un drone sorti du magn&#233;to, une rythmique plus en retrait et un chant particuli&#232;rement harmonieux. Assur&#233;ment l'un des grands moments du festival.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2254 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/brucelamont2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Bruce Lamont&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/brucelamont2012a-10e19-d3f19.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 224.1 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Bruce Lamont&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Surprise ensuite avec &lt;strong&gt;Bruce Lamont&lt;/strong&gt;, venu de Chicago et membre du groupe m&#233;tal Yakuza. &#192; voir sa d&#233;gaine, on est effectivement plus proche des clich&#233;s du genre (cheveux longs, tatouages, v&#234;tu de noir et taill&#233; comme un bucheron) que du geek derri&#232;re son laptop. Cela dit, si Bruce Lamont est entour&#233; de guitare, saxophones, clarinette et p&#233;dales d'effet, on remarquera qu'il dispose &#233;galement d'un iPad...
&lt;br /&gt;L&#224; encore, grosse surprise que de trouver ce genre d'artiste aux Siestes &#201;lectroniques. Bruce Lamont commence par jouer une m&#233;lodie de guitare qu'il met en boucle avec ses p&#233;dales. Il ajoute ensuite quelques effets rythmiques en frappant le corps de sa six cordes, puis il prend son micro pour quelques borborygmes habit&#233;s. Le concert sera une alternance d'exp&#233;rimentations bruitistes, de drones incisifs, et de superbes m&#233;lodies de cuivres, un set atypique et surprenant que le public, dans sa majorit&#233;, suivra avec attention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se demande ce qui va se passer ensuite car l'heure tourne et Rhosyn a annul&#233;. On s'attend &#224; voir arriver Luke Abbott, mais c'est finalement le local &lt;strong&gt;Tom Terrien&lt;/strong&gt; qui s'installe avec laptop et deux synth&#233;s. Malheureusement il jouera de malchance puisqu'&#224; trois ou quatre reprises son set se voit coup&#233; au bout de 5mn par un probl&#232;me technique.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s quelques reprises infructueuses on se demande si on ne fr&#244;le pas l'abandon, mais non, le toulousain fait une nouvelle tentative qui sera la bonne, pour le plus grand plaisir des amis venus sur place. Peut-&#234;tre que les probl&#232;mes techniques auront jou&#233;s sur notre appr&#233;ciation, mais pour notre part on s'ennuiera ferme. Rythmiques vues et revues, sans la moindre inventivit&#233;, jeu de clavier nonchalant et basique, entre douceur d'un jazz soupe au lait et r&#233;guliers &#233;lans abrasifs, pr&#233;visibles, qui relancent l'int&#233;r&#234;t du public. On attendra donc p&#233;niblement que &#231;a se passe et on cherchera par la suite &#224; en savoir un peu plus. Au final on est d'autant plus d&#233;&#231;u par ce set que sur disque le travail du toulousain est &lt;a href='http://tomterrien.bandcamp.com/' class='spip_out' rel='external'&gt;autrement plus fin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2255 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/lukeabbott2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Luke Abbott&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/lukeabbott2012a-892d6-5800e.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 119.4 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Luke Abbott&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il doit &#234;tre 21h quand &lt;strong&gt;Luke Abbott&lt;/strong&gt; prend place. En 5mn il a branch&#233; ses trois machines (laptop, monome et contr&#244;leur) et il d&#233;marre dans la foul&#233;e. Tom Terrien a pr&#233;par&#233; le terrain, le public est chaud, aussi l'anglais n'y va pas par quatre chemins et lance imm&#233;diatement ses rythmiques soutenues. On ne sera pas bluff&#233; par la musique, assez pr&#233;visible, mais comme on dit, &#231;a fait le boulot. Le jeune homme est &#224; fond dans son set, il triture ses potentiom&#232;tres &#224; toute berzingue, c'est parfois un peu d&#233;monstratif, mais au moins on se rend compte que c'est du live et qu'il peut y avoir une interaction avec le public qui ne cesse de manifester son enthousiasme.
&lt;br /&gt;Plaisant, plus excitant que son pr&#233;d&#233;cesseur, mais bien loin de l'efficacit&#233; de Kassem Mosse qui jouait la veille. L&#224; aussi, on pr&#233;f&#232;re la finesse &lt;a href='http://www.myspace.com/lukeabbottmusic' class='spip_out' rel='external'&gt;des enregistrements de Luke Abbott&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;Malgr&#233; les quelques frayeurs m&#233;t&#233;orologiques, comme chaque ann&#233;e les siestes se terminent sur un air de f&#234;te. Alors que la nuit tombe sur Toulouse, l'air commence &#224; se faire frisquet mais au Jardin Compans Caffarelli Luke Abbott r&#233;chauffait les c&#339;urs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre un d&#233;tail, mais finalement cette d&#233;convenue m&#233;t&#233;orologique nous a fait penser aux premi&#232;res &#233;ditions des Siestes, avec un Jardin Raymond VI quasiment vide, le public qui cherche les arbres pour s'abriter, l'&#233;vocation d'un repli aux Abattoirs. C'est dans ces conditions aussi que l'on voit les v&#233;ritables spectateurs du festival, ceux qui se d&#233;placent quel que soit le temps.
&lt;br /&gt;En ce dimanche en effet, il n'y avait gu&#232;re de familles &#224; se promener dans le parc, gu&#232;re de spectateurs s'arr&#234;tant par hasard au d&#233;tour d'une m&#233;lodie ou d'une rythmique. Seuls quelques ados attard&#233;s dansant dans un jardin d'enfant.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2256 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/lukeabbott2012b.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Dancing on... Luke Abbott&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH150/lukeabbott2012b-5767e-732c3.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 260.6 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Dancing on... Luke Abbott&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Siestes Electroniques 2012 : Kassem Mosse / James Blackshaw / Matthew Friedberger / Morphosis / Sa&#229;ad</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article4417</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>James Blackshaw</dc:subject>
		<dc:subject>Festival des Siestes Electroniques 2012</dc:subject>
		<dc:subject>Jardin Compans Caffarelli</dc:subject>
		<dc:subject>Sa&#229;ad</dc:subject>
		<dc:subject>Matthew Friedberger</dc:subject>

		<description>Cinq ans au Jardin Raymond VI, cinq ans &#224; la Prairie des Filtres, c'est donc en toute logique que ce nouveau quinquennat d&#233;bute lui aussi dans un nouveau cadre. Nos petites recherches sur le Parc Compans Caffarelli nous pos&#232;rent quelques questions : un lieu plus petit, plus &quot;ferm&#233;&quot; avec de tr&#232;s nombreux arbres, on se demande un peu comment contenir un public devenu nombreux au fil des ann&#233;es dans un espace qui nous rappelle un peu le Jardin Raymond VI des d&#233;buts. On le sait, les organisateurs (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Concerts&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3112" rel="tag"&gt;James Blackshaw&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4731" rel="tag"&gt;Festival des Siestes Electroniques 2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4737" rel="tag"&gt;Jardin Compans Caffarelli&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4738" rel="tag"&gt;Sa&#229;ad&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4739" rel="tag"&gt;Matthew Friedberger&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq ans au Jardin Raymond VI, cinq ans &#224; la Prairie des Filtres, c'est donc en toute logique que ce nouveau quinquennat d&#233;bute lui aussi dans un nouveau cadre. Nos petites recherches sur le Parc Compans Caffarelli nous pos&#232;rent quelques questions : un lieu plus petit, plus &quot;ferm&#233;&quot; avec de tr&#232;s nombreux arbres, on se demande un peu comment contenir un public devenu nombreux au fil des ann&#233;es dans un espace qui nous rappelle un peu le Jardin Raymond VI des d&#233;buts.
&lt;br /&gt;On le sait, les organisateurs revendiquent une envie de revenir aux premi&#232;res heures, de retrouver taille humaine, ambiance familiale et une exigence musicale toujours plus aiguis&#233;e. Verdict dimanche soir...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que l'on s'&#233;tait habitu&#233; au rythme toulousain, &#224; la cool, avec les concerts qui commencent avec 30mn de retard, voici que nous &#233;tions en retard pour le premier live. En effet &#224; 17h10 le duo toulousain &lt;strong&gt;Sa&#229;ad&lt;/strong&gt; est d&#233;j&#224; sur sc&#232;ne. On est surpris par ce que l'on entend, tr&#232;s agr&#233;ablement surpris m&#234;me, puisqu'il s'agit d'une ambient &#224; base de drones, d'oscillations r&#233;p&#233;titives, ent&#234;tantes. Sur sc&#232;ne l'un est &#224; la guitare et p&#233;dales d'effets, le second au laptop, traitements et voix compl&#232;tement noy&#233;es dans les nappes. Peut-&#234;tre est-ce du au concert en plein air, mais c'est un sentiment de douceur qui domine ici, alors que les productions du duo apparaissent plus sombres, &#233;touffantes, voire rugueuses.
&lt;br /&gt;Une excellente d&#233;couverte, et d&#233;j&#224; un peu l'impression de voir ici un groupe qui aurait pu figurer au line up de l'une des premi&#232;res &#233;ditions des Siestes.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2244 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/morphosis2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Morphosis&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH150/morphosis2012a-87b72-9c278.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 124.5 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Morphosis&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Vers 17h30 on passe &#224; &lt;strong&gt;Morphosis&lt;/strong&gt;, un nom un peu pompeux sous lequel se produit le libanais Rabih Beaini. Seul sur sc&#232;ne avec un synth&#233; analogique, un micro et quelques machines, il d&#233;livre une musique &#233;lectronique exp&#233;rimentale, domin&#233;e par l'abstraction mais r&#233;v&#233;lant quelques influences techno cal&#233;es entre un drone &#233;lectronique, des crissements synth&#233;tiques et des percussions qui crachotent. Morphosis joue avec des sonorit&#233;s brutes, des machines qui gr&#233;sillent comme des basses bien rondes, sa boite &#224; rythme est minimale et claquante, l'ensemble parait chaotique, pas de toute, c'est un v&#233;ritable live avec les al&#233;as qui en font le charme.
&lt;br /&gt;Morphosis semble h&#233;siter &#224; faire danser les gens, parfois le tempo se fait un peu plus binaire, mais jamais tr&#232;s longtemps. Ce n'est que sur le dernier titre que le libanais fait d&#233;coller son set avec une techno minimale du plus bel effet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On profitera de l'installation du groupe suivant pour d&#233;couvrir les nouveaux lieux. L'espace r&#233;serv&#233; au public est effectivement plus petit et d&#233;j&#224; bien plein en ce samedi. La sc&#232;ne est des plus d&#233;pouill&#233;e, un peu tristoune alors que les deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes un g&#233;n&#233;reux sponsor permettait une d&#233;coration florale et originale. On retrouve la tente Radio Campus, les ateliers musicaux pour les enfants, mais on y perd niveau restauration puisque l'on s'&#233;tait un peu attach&#233; aux petits plats soign&#233;s des Fran&#231;oise Merlu qui n'ont cette ann&#233;e qu'un petit stand sandwich (certes bons). Heureusement, ils n'ont pas touch&#233; aux bi&#232;res, du coup on prend un verre et on regagne le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2246 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/matthewfreidberger2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Matthew Friedberger&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/matthewfreidberger2012a-23dbd-3b533.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 129.6 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Matthew Friedberger&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;18h30, c'est au tour de &lt;strong&gt;Matthew Friedberger&lt;/strong&gt; en version solo alors qu'il est connu pour mener The Fiery Furnaces avec sa s&#339;ur. Une jeune femme l'accompagne sur sc&#232;ne, derri&#232;re un laptop qu'elle ne touche pas... elle est vraisemblablement l&#224; uniquement pour pallier &#224; un &#233;ventuel probl&#232;me technique et faire de jolis sourires. :-)
&lt;br /&gt;Matthew dispose d'un clavier qu'il n'utilisera quasiment pas lui non plus. Il commence par nous expliquer que la pi&#232;ce qu'il s'appr&#234;te &#224; jouer a enti&#232;rement &#233;t&#233; compos&#233;e pour les Siestes. La musique d&#233;marre, enregistr&#233;e, et Matthew chante par dessus. Une musique pop bas&#233;e sur des collages de samples, tour &#224; tour orchestrale et &#233;lectroniques, une pop qui pourrait &#234;tre sortie des studio du GRM, digne h&#233;riti&#232;re d'un &lt;strong&gt;Pierre Henry&lt;/strong&gt;. Il y a dans ce set un petit c&#244;t&#233; grandiloquent, fa&#231;on cabaret baroque, une prestation th&#233;&#226;trale dont le texte, entre chant et spoken word nous apparait facilement interchangeable, tout en gardant la m&#234;me bande son. Le d&#233;bit de Matthew Friedberger est impressionnant, s'aidant parfois de son petit carnet, nous contant une histoire triste avec humour.
&lt;br /&gt;Un set &#233;tonnant, l&#224; encore atypique, d&#233;cal&#233;, mais que l'on trouvera peut-&#234;tre un peu long, toujours sur le m&#234;me principe, le m&#234;me tempo.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2247 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/jamesblackshaw2012a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;James Blackshaw&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L104xH150/jamesblackshaw2012a-48459-4d357.jpg' width='104' height='150' alt='JPEG - 128.9 ko' style='height:150px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;James Blackshaw&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est ensuite &lt;strong&gt;James Blackshaw&lt;/strong&gt; qui prend le relai. Connaissant plut&#244;t bien le bonhomme pour l'avoir vu &#224; plusieurs reprises sur Paris, on en profite pour faire le tour du parc. L'espace est plut&#244;t bien fichu puisque l'on entend la musique de partout, tout autour de l'&#233;tang, puis le jardin japonais (malheureusement ferm&#233;), avec un rappel sonore &#224; l'autre bout du parc, b&#233;n&#233;ficiant d'un nouvel espace biblioth&#232;que et d'un deuxi&#232;me bar des Siestes.
&lt;br /&gt;De retour vers la sc&#232;ne, James Blackshaw s'appr&#234;te &#224; jouer un dernier morceau. On est agr&#233;ablement surpris par son jeu, plus contrast&#233; qu'&#224; son habitude, avec des cassures brutales, une alternance de douceur et d'aridit&#233;. Ce n'est pas des plus subtiles, mais cela a le m&#233;rite d'&#234;tre moins lassant que d'accoutum&#233;. Le public est visiblement conquis, certains m&#234;me &#233;merveill&#233;s &#224; en croire quelques regards, et l'anglais quittera la sc&#232;ne sous des applaudissements particuli&#232;rement nourris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On terminera ce samedi avec &lt;strong&gt;Kassem Mosse&lt;/strong&gt; qui prend place aux alentours de 20h30. Un live laptop/machine pr&#233;sent&#233; comme de la techno minimale. On est plut&#244;t enthousiaste mais les choses seront un peu lentes &#224; se mettre en place, le jeune homme d&#233;butant plut&#244;t par une tech-house chaloup&#233;e aux m&#233;lodies de bleeps jazzy.
&lt;br /&gt;Petit &#224; petit la musique gagne en &#233;pure, les rythmiques se font &#224; la fois plus pr&#233;sentes et plus minimales, et une fois les machines en route et le public debout c'est parti pour 30mn d'une efficacit&#233; redoutable avec, cerise sur le g&#226;teau, un final cut up et un d&#233;part de la sc&#232;ne en courant. Le public en redemande, mais l'artiste a dit son dernier mot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, la programmation de cette premi&#232;re journ&#233;e est &#224; l'image des 10 ans de Siestes &#201;lectroniques : pleine de d&#233;couvertes, &#233;lectronique mais puisant toujours dans d'autres registres, avec comme &#233;l&#233;ment marquant ce jour, des prestations sans fioritures, une marque d'authenticit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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