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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>Bor&#233;ales Digitales 2003 : Biosphere - Information - Alog - Manual - Skardas</title>
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		<dc:date>2003-12-07T11:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Biosphere</dc:subject>
		<dc:subject>Alog</dc:subject>
		<dc:subject>Phonophani</dc:subject>
		<dc:subject>Skardas</dc:subject>
		<dc:subject>Information</dc:subject>
		<dc:subject>Festival Bor&#233;ales Digitales 2003</dc:subject>
		<dc:subject>Manual</dc:subject>
		<dc:subject>Centre d'Art Contemporain</dc:subject>

		<description>Pour cette deuxi&#232;me soir&#233;e, se produisaient quelques valeurs s&#251;res avec notamment Alog et Information de chez Rune Grammofon, Biosphere pour terminer la soir&#233;e en douceur, le danois Manual qui conna&#238;t une bonne couverture m&#233;diatique en &#233;tant sign&#233; chez Morr Music, et une d&#233;couverte venue de Lithuanie qui ouvrait ce second volet sous le nom de Skardas. Debout derri&#232;re son ordinateur non portable, Skardas d&#233;bute son set de fa&#231;on rythm&#233;e alors que la pr&#233;sentation de l'artiste sur le programme du festival (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1805" rel="tag"&gt;Manual&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour cette deuxi&#232;me soir&#233;e, se produisaient quelques valeurs s&#251;res avec notamment Alog et Information de chez &lt;strong&gt;Rune Grammofon&lt;/strong&gt;, Biosphere pour terminer la soir&#233;e en douceur, le danois Manual qui conna&#238;t une bonne couverture m&#233;diatique en &#233;tant sign&#233; chez Morr Music, et une d&#233;couverte venue de Lithuanie qui ouvrait ce second volet sous le nom de Skardas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Debout derri&#232;re son ordinateur non portable, &lt;strong&gt;Skardas&lt;/strong&gt; d&#233;bute son set de fa&#231;on rythm&#233;e alors que la pr&#233;sentation de l'artiste sur le programme du festival laissait &#224; penser que ce serait plut&#244;t calme avec de longues nappes soyeuses. Donc petite surprise avec cette rythmique plut&#244;t dure, s&#232;che et lourde laissant poindre des influences industrielles avec quelques sonorit&#233;s inqui&#233;tantes sur un premier titre m&#233;lodiquement abstrait. Plus tard le jeu rythmique s'affine cr&#233;ant un groove glac&#233; sur lequel se plaque quelques basses bien profondes d'o&#249; se d&#233;gageront effectivement des nappes graves, sombres, des flottements a&#233;riens cin&#233;matographiques d'une beaut&#233; envo&#251;tante. Les rythmes disparaissent laissant place &#224; la magie de ces sonorit&#233;s pour revenir de plus belle, mais sans aucune lourdeur, bien au contraire. Apr&#232;s quelques morceaux (tous encha&#238;n&#233;s), Skardas s'essaye &#224; un titre m&#233;lodique, mais ce n'est pas un domaine dans lequel le jeune lithuanien excelle. Ce morceau para&#238;t fade avec sa m&#233;lodie un peu na&#239;ve, l&#233;g&#232;re.
&lt;br /&gt;En milieu de concert, apr&#232;s suppression de tout divertissement m&#233;lodique et rythmique, Skardas se concentrait pendant une dizaine de minute sur une nappe qu'il fit &#233;voluer tout doucement, y ins&#233;rant un rythme discret et r&#233;p&#233;titif, jouant sur la compression et l'allongement du temps, faisant appara&#238;tre une autre nappe plus grave qui venait enrichir la premi&#232;re, y glissant m&#234;me une m&#233;lodie fluide, toute en longueur. Apr&#232;s &#231;a, le reste ne fut plus qu'une formalit&#233;, offrant quelques variations sur ce qu'il avait d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233; jusque l&#224; : retour aux rythmiques lourdes, nappes, quelques passages aux gr&#233;sillements m&#233;talliques et pour conclure, m&#233;lodie de cordes fa&#231;on musique classique.
&lt;br /&gt;Skardas fut donc une excellente d&#233;couverte, et ce concert aurait &#233;t&#233; parfait si le set avec &#233;t&#233; plus construit, l'alternance de morceaux rythm&#233;s et ambient donnant un manque de coh&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas parce qu'il est plus connu que &lt;strong&gt;Jonas Munk&lt;/strong&gt;, alias &lt;strong&gt;Manual&lt;/strong&gt;, eu la t&#226;che plus facile, bien au contraire. Il y avait peut-&#234;tre aussi un petit d&#233;calage entre des artistes Rune Grammofon ou Touch, et Manual, sign&#233; chez &lt;strong&gt;Morr Music&lt;/strong&gt; qui a une approche plus pop. Assis derri&#232;re une pile de mat&#233;riel dont l'indispensable laptop, il commence par quelques samples aquatiques regrettables et qui reviendront &#224; plusieurs reprises. L&#224; dessus il plaque quelques bruitages, des rythmiques gu&#232;re inspir&#233;es, et finalement des m&#233;lodies de guitares vaporeuses, dont les notes se noient au milieu des effets, laissant transpara&#238;tre une faiblesse &#224; peu pr&#232;s sur tous les plans. On sera un peu soulag&#233; quand il reposera sa guitare, pour des compositions un peu plus &#233;pur&#233;es, ou une rythmique un peu plus complexe comme sur le dernier morceau par exemple.
&lt;br /&gt;Un concert d&#233;cevant, mais nous n'&#233;tions d&#233;j&#224; pas fan de &lt;i&gt;Ascend&lt;/i&gt;, son deuxi&#232;me album chez Morr.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite des festivit&#233;s avec &lt;strong&gt;Alog&lt;/strong&gt;, duo norv&#233;gien que l'on d&#233;couvrait il y a deux ans au festival Batofar cherche le Nord. Ils commencent par se pr&#233;senter, annon&#231;ant que l'un jouera du laptop et de la fl&#251;te tandis que le second se produirait au laptop et &#224; la guitare. Ce soir fut l'occasion d'une sacr&#233;e surprise tant la musique du groupe semble avoir chang&#233;e en deux ans. Les boucles de m&#233;lodies na&#239;ves d&#233;structur&#233;es ont laiss&#233; place &#224; de rapides r&#233;p&#233;titions de notes donnant m&#234;me l'impression qu'il s'agit de nappes de laptop aux oscillations permanentes. On est aussi un peu plus en terrain connu par l'utilisation d'effets rendus presque populaires par &lt;strong&gt;Fennesz&lt;/strong&gt; pour donner des colorations m&#233;talliques, des textures granuleuses.
&lt;br /&gt;Aussi exp&#233;rimentale que puisse &#234;tre l'approche, il s'en d&#233;gage presque toujours des m&#233;lodies touchantes, que ce soit par un chant compl&#232;tement d&#233;form&#233;, rendu robotique, ou en jouant sur de brusques changements de couleur sonore sur le superbe avant-dernier morceau. On remarquera que les rythmiques, quand elles sont pr&#233;sentent, restent discr&#232;tes et semblent &#234;tre facultative, la musique d'Alog poss&#233;dant sa propre dynamique.
&lt;br /&gt;Finalement ce n'&#233;tait pas une blague, les deux musiciens prennent fl&#251;te et guitare en fin de concert, s'en servant comme d&#233;clencheur de son, ou comme instrument &#224; part enti&#232;re, sans que celui-ci ne fasse pi&#232;ce rapport&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre duo et voisins de label, &lt;strong&gt;Information&lt;/strong&gt; prenait le relais, dans la veine de &lt;i&gt;Biomekano&lt;/i&gt;, leur album paru l'an pass&#233;. Tapis de nappes et souffles, sur lequel viennent &#233;clater claquements, craquements, bleeps, construisant un semblant de rythmique et cr&#233;ant un relief accident&#233; sur des ambiances polaires. Le contraste fonctionne bien entre la continuit&#233; des nappes et la construction tr&#232;s a&#233;r&#233;e des &#233;l&#233;ments qui apparaissent au premier plan, pour une musique qui se fait finalement plut&#244;t accrocheuse. Par contre, comme sur l'album, au bout d'un moment on d&#233;croche, peut-&#234;tre par manque de renouvellement et que la recette fini par lasser. Heureusement leur live b&#233;n&#233;ficiait de visuels attrayants : une cam&#233;ra plac&#233;e au dessus de leur table de travail saisissait quelques uns de leurs gestes, permettait de s'extasier devant le clignotement des diodes de leurs appareils, et deux spots r&#233;agissaient &#224; la musique, cr&#233;ant une sorte de feu d'artifice millim&#233;tr&#233;, &#224; l'&#233;gal de leur musique. Mais quand tout le syst&#232;me tombera en panne, on laissera le concert d&#233;filer, agr&#233;ablement, sans heurt, apportant une dimension suppl&#233;mentaire &#224; l'album mais qui nous para&#238;tra tout de m&#234;me un peu long.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour terminer, il ne nous restait plus qu'&#224; fermer les yeux et se laisser bercer par les nappes et souffles ambient de &lt;strong&gt;Biosphere&lt;/strong&gt;. Il commencera effectivement par ce genre de sonorit&#233;, mais nous surprendra assez rapidement avec une m&#233;lodie na&#239;ve et h&#233;sitante de piano d&#233;saccord&#233;, apportant une l&#233;g&#232;ret&#233; que l'on trouvera d&#233;plac&#233;e. Plus tard ce seront des voix qui semblent provenir d'une t&#233;l&#233;vision ou d'un poste radio, puis des sons concrets (oiseaux, cloches d'un troupeau, sifflements) qui feront leur apparition et finiront de nous d&#233;concerter (on se demande d&#233;j&#224; si le prochain album de Biosphere ne va pas marquer un nouveau tournant).
&lt;br /&gt;Nous f&#251;mes par la suite en terrain connu avec des boucles feutr&#233;es int&#233;grant des voix lointaines, des nappes graves et des notes de piano retravaill&#233;es, quelques passages assez tendus avec mont&#233;e d'un souffle inqui&#233;tant, puis le meilleur avec un extrait du magnifique album &lt;i&gt;Substrata&lt;/i&gt;. La deuxi&#232;me moiti&#233; du concert fut l'occasion d'int&#233;grer de multiples rythmiques comme pour acc&#233;l&#233;rer le d&#233;collage, et sans pour autant que la musique de &lt;strong&gt;Geir Jenssen&lt;/strong&gt; ne perde de son potentiel a&#233;rien.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s la d&#233;ception de son concert &#224; Pompidou o&#249; il pr&#233;sentait &lt;i&gt;Shenzhou&lt;/i&gt;, ce concert fut l'occasion de retrouver le norv&#233;gien en grande forme avec une compilation de tout ce qu'il a pu faire jusqu'ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous quitterons alors le centre d'art contemporain d'H&#233;rouville, ravi d'avoir assist&#233; &#224; cette deuxi&#232;me &#233;dition, en attendant la suite...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bor&#233;ales Digitales 2003 : D. Sodahberk - Smyglyssna - Mokira - K. Hiorthoy</title>
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		<dc:date>2003-11-29T11:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>Smyglyssna</dc:subject>
		<dc:subject>Dwayne Sodahberk</dc:subject>
		<dc:subject>Kim Hiorthoy</dc:subject>
		<dc:subject>Festival Bor&#233;ales Digitales 2003</dc:subject>
		<dc:subject>Mokira</dc:subject>
		<dc:subject>Centre d'Art Contemporain</dc:subject>

		<description>La deuxi&#232;me &#233;dition des Bor&#233;ales Digitales, pendant musical du festival Les Bor&#233;ales d&#233;di&#233; &#224; la vid&#233;o et aux arts plastiques, recevait cette ann&#233;e la fine fleur de l'electronica nordique avec ce soir trois artistes su&#233;dois et le norv&#233;gien Kim Hiorthoy, apparemment tr&#232;s attendu. Les concerts se d&#233;roulaient au th&#233;&#226;tre d'H&#233;rouville, proche banlieue de Caen, dans un immense amphith&#233;&#226;tre qui ne sera pas plein, mais toutefois fort bien rempli au regard de certaines soir&#233;es parisiennes. Conditions d'&#233;coute (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot887" rel="tag"&gt;Kim Hiorthoy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot890" rel="tag"&gt;Festival Bor&#233;ales Digitales 2003&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1807" rel="tag"&gt;Mokira&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2691" rel="tag"&gt;Centre d'Art Contemporain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La deuxi&#232;me &#233;dition des Bor&#233;ales Digitales, pendant musical du festival Les Bor&#233;ales d&#233;di&#233; &#224; la vid&#233;o et aux arts plastiques, recevait cette ann&#233;e la fine fleur de l'electronica nordique avec ce soir trois artistes su&#233;dois et le norv&#233;gien Kim Hiorthoy, apparemment tr&#232;s attendu. Les concerts se d&#233;roulaient au th&#233;&#226;tre d'H&#233;rouville, proche banlieue de Caen, dans un immense amphith&#233;&#226;tre qui ne sera pas plein, mais toutefois fort bien rempli au regard de certaines soir&#233;es parisiennes. Conditions d'&#233;coute exceptionnelles, confortablement assis dans les si&#232;ges moelleux du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A notre grande surprise, c'est &lt;strong&gt;Dwayne Sodahberk&lt;/strong&gt; qui a la lourde tache de d&#233;buter ce festival. Nous avions rat&#233; son concert au Centre Pompidou en septembre pour cause de vacances, et nous nous devions de ne pas rater la nouvelle prestation de ce jeune su&#233;dois sign&#233; chez &lt;strong&gt;Tigerbeat6&lt;/strong&gt;. Ce fut tout simplement un v&#233;ritable enchantement. Equip&#233; de deux laptops, le fr&#234;le blondinet s&#233;duit imm&#233;diatement avec une lente m&#233;lodie de violon plut&#244;t m&#233;lancolique et une rythmique de batterie entra&#238;nante sur laquelle viendra bient&#244;t se greffer une m&#233;lodie de guitare. Chaque instrument semble &#234;tre d&#233;licatement trait&#233;, filtr&#233; pour donner un grain &#233;lectronique &#224; la musique malgr&#233; ces sonorit&#233;s acoustiques, avec bien s&#251;r l'utilisation de boucles, de cassures, de sonorit&#233;s &#233;lectroniques limpides et de textures granuleuses. Des voix g&#233;n&#233;ralement douces viennent m&#234;me parfois confirmer cette approche g&#233;n&#233;ralement pop avec des morceaux terriblement efficaces, concis, ou tout est dit en 3-4 minutes. La surprise sera a son comble avec l'avant-dernier morceau, alternant d&#233;licates m&#233;lodies de guitare, et mur du son, toujours m&#233;lodique, &#224; la mani&#232;re de &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Godspeed You ! Black Emperor &lt;/strong&gt;. Tout simplement ahurissant. On regrettera presque d'&#234;tre un peu coinc&#233; dans un si&#232;ge, se contentant de taper du pied en hochant la t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ca commen&#231;ait donc tr&#232;s fort, tout en confirmant notre &#233;tonnement de voir Dwayne Sodahberk en guise d'ouverture de cette soir&#233;e. Ayant magnifiquement rempli son contrat, ce fut alors &#224; &lt;strong&gt;Smyglyssna&lt;/strong&gt; d'encha&#238;ner. Et justement celui-ci aura quelques difficult&#233;s &#224; nous convaincre. Ce n'est bien s&#251;r pas &#224; cause de son look moins rock'n roll, ou de sa nonchalance, m&#234;me si ces deux &#233;l&#233;ments viendront peut-&#234;tre jouer sur notre appr&#233;ciation de son set. Si tout commence bien, avec la construction d'un &#233;chafaudage minimal aux grooves subtiles, des interludes jazzy entre chaque morceaux, on regrettera l'utilisation un peu facile de certaines nappes de synth&#233;, et le fait que souvent, m&#233;lodies et rythmiques semblent compl&#232;tement dissoci&#233;es et ne fusionnent jamais. Du coup, apr&#232;s 3-4 morceaux, il se d&#233;gage un certain ennui, auquel s'ajoute l'impression que le su&#233;dois s'ennuie lui aussi, passant d'un air d&#233;tach&#233; de la console de mixage au sampler pour lancer ses boucles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A peine celui-ci eut-il fini son set que &lt;strong&gt;Mokira&lt;/strong&gt; prend possession de son laptop, v&#234;tu d'un t-shirt et d'une &#233;charpe soigneusement enroul&#233;e autour du cou. Il nous surprend avec un m&#233;lange original et complexe, calme, m&#233;lodique mais celle-ci semble &#234;tre le fruit d'une superposition d'autres m&#233;lodies plus abstraites, de souffles et textures granuleuses, le tout apparaissant et disparaissant au gr&#233; de l'humeur d'&lt;strong&gt;Andreas Tilliander&lt;/strong&gt;. Entre la teneur des m&#233;lodies, douces et a&#233;riennes, et l'absence de rythmique dans la premi&#232;re moiti&#233; de son set, Mokira pr&#233;sente une vison personnelle de la musique &#233;lectronique. Par contre, accompagnant la mode actuelle, il nous pr&#233;sentera un titre plus pop avec le chant d'une jeune japonaise, avant de conclure par deux titres franchement dub, mais bien fichus, et suffisamment efficace pour que quelques spectateurs quittent leur si&#232;ge pour danser devant la sc&#232;ne. On prendra &#233;galement soin de noter que celui-ci a trouv&#233; le moyen d'int&#233;grer des guitares &#224; son dub sans que cela donne l'impression d'un ajout gratuit, contrairement &#224; &lt;strong&gt;Pole&lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Ce fut donc un excellent concert, un peu court (&#224; peine plus d'une demi-heure) mais qui remporta l'adh&#233;sion du public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une pause d'un quart d'heure qui se prolongera un peu, vint le tour de &lt;strong&gt;Kim Hiorthoy&lt;/strong&gt;, accueilli par de riches applaudissements. Comme Smyglyssna, ce jeune norv&#233;gien se produit sur sc&#232;ne muni d'un simple sampler. Il commence par une m&#233;lodie de piano neo-classique, un discours sampl&#233;, les pulsations d'une basse imitant un rythme cardiaque de plus en plus pr&#233;sent. Puis des m&#233;lodies de piano plus imm&#233;diates prennent le relais, et lentement s'&#233;chafaude un morceau electronica, m&#233;lodique et groovy, sur lequel il vient poser une nouvelle m&#233;lodie de piano enfantine, compl&#232;tement d&#233;cal&#233;e. C'est d'ailleurs &#224; ce niveau que se situe l'exp&#233;rimentation, le reste, bien que d'excellente facture, restant assez imm&#233;diat.
&lt;br /&gt;Si Mokira arrivait d&#233;j&#224; &#224; faire passer une certaine &#233;nergie malgr&#233; le fait d'&#234;tre coinc&#233; derri&#232;re son laptop, Kim Hiorthoy vaut le coup d'&#234;tre vu sur sc&#232;ne. Tout son corps vit la musique, accompagnant chaque kick de batterie d'un brusque mouvement de t&#234;te, faisant des bonds de kangourou au rythme des basses, ou provoquant le public encore assis. A ce titre, le deuxi&#232;me morceau fut un v&#233;ritable r&#233;gal, un d&#233;collage assur&#233; avec superbe dosage des breaks retenant le public en haleine, et m&#233;lodies accrocheuses.
&lt;br /&gt;Malheureusement, au bout de quelques morceaux, cette accroche s'appuie sur des &#233;l&#233;ments faisant preuve de facilit&#233; : rythmique drum'n bass men&#233;e &#224; toute berzingue, m&#233;lodies flirtant avec de l'euro-dance, partageant ceux qui voulaient danser, et ceux qui attendaient autre chose. Quelques uns quitteront la salle, les autres en redemanderont, et Kim Hiorthoy reviendra m&#234;me pour un dernier morceau en guise de rappel. Quelqu'un dans le public lui demandera de jouer quelque chose &quot;de plus bizarre&quot;, mais Kim ne comprenant certainement pas le fran&#231;ais, il s'obstinera, surench&#233;rissant avec un titre techno-hardcore.
&lt;br /&gt;Certes efficace, notre impression restera mitig&#233;e, ne sachant si ce genre de prestation est monnaie courante chez le jeune norv&#233;gien. Le d&#233;calage entre le d&#233;but du set, les longues intros de piano, et le reste du concert nous laissera &#233;galement perplexe quant &#224; la voie emprunt&#233;e par ce jeune artiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'emp&#234;che que cette premi&#232;re soir&#233;e fut d'excellente facture, parfaitement organis&#233;e, offrant au public la possibilit&#233; de faire quelques d&#233;couvertes dans d'excellentes conditions, et tout cela gratuitement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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