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	<title>EtherREAL - Magazine</title>
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		<title>Micro Festival : Efterklang / Kelpe / Action Beat / Panico / Black Diamond Heavies</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Genicot</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>Kelpe</dc:subject>
		<dc:subject>Efterklang</dc:subject>
		<dc:subject>Action Beat</dc:subject>
		<dc:subject>Espace 251 Nord</dc:subject>
		<dc:subject>Jaune Orange</dc:subject>

		<description>Le collectif li&#233;geois Jaune Orange, actif dans l'organisation de concerts rock ind&#233; depuis une dizaine d'ann&#233;es, r&#233;alise enfin un vieux r&#234;ve : programmer son propre festival. Une rencontre &#224; taille tr&#232;s humaine, en plein coeur de la cit&#233; ardente, o&#249; tout ce que celle-ci compte comme amateurs de musique s'est retrouv&#233; dans une ambiance d&#233;contract&#233;e, autour d'une sc&#232;ne unique sur laquelle se sont succ&#233;d&#233; huit groupes t&#233;moignant d'une diversit&#233; de styles bienvenue. Nous arrivons sur le coup de 17 heures, (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4147" rel="tag"&gt;Jaune Orange&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collectif li&#233;geois &lt;strong&gt;Jaune Orange&lt;/strong&gt;, actif dans l'organisation de concerts rock ind&#233; depuis une dizaine d'ann&#233;es, r&#233;alise enfin un vieux r&#234;ve : programmer son propre festival. Une rencontre &#224; taille tr&#232;s humaine, en plein coeur de la cit&#233; ardente, o&#249; tout ce que celle-ci compte comme amateurs de musique s'est retrouv&#233; dans une ambiance d&#233;contract&#233;e, autour d'une sc&#232;ne unique sur laquelle se sont succ&#233;d&#233; huit groupes t&#233;moignant d'une diversit&#233; de styles bienvenue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous arrivons sur le coup de 17 heures, quelques minutes avant le d&#233;but de la performance explosive d'&lt;strong&gt;Action Beat&lt;/strong&gt;, r&#233;union de potes de longue date qui n'aspire qu'&#224; d&#233;fendre vigoureusement sur sc&#232;ne leur premier opus paru l'an dernier, le bien nomm&#233; &lt;i&gt;The Noise Band From Bletchley&lt;/i&gt;. C'est en effet de cette petite bourgade du nord de l'Angleterre (situ&#233;e juste au sud de Liverpool et Manchester) que provient ce groupe surprenant, compos&#233; ici de trois batteurs, quatre guitaristes et un bassiste. Parfois (trop) bruitiste, voire brouillon, mais incontestablement jouissif et communiquant &#224; un public r&#233;ceptif un enthousiasme rock de bon aloi, voici un set qui exprima pleinement la fougue d'une jeunesse complice qui n'aspire qu'&#224; jouer, jouer encore et toujours. Leurs compos, exclusivement instrumentales, sont faites de riffs puissants noise-rock, lorgnant par moments presque vers une forme de punkabilly, pour ainsi dire. Evoquant l'exub&#233;rante sc&#232;ne no-wave new-yorkaise de la fin des ann&#233;es '70, transpos&#233;e dans la grisaille du nord de l'Angleterre, voici une prestation &#233;bouriffante et sympathique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas grand chose &#224; dire du groupe suivant, &lt;strong&gt;Black Diamond Heavies&lt;/strong&gt;. Du bon gros (blues-)rock aux relents sudistes, brut de d&#233;coffrage, avec batterie nerveuse et - particularit&#233; - des guitares jou&#233;es aux claviers, par un chanteur &#224; la voix rauque et &#224; la pr&#233;sence animale. Cela semble plaire &#224; d'autres oreilles que les n&#244;tres, m&#234;me si on a d&#233;j&#224; entendu bien pire. Rien de nouveau dans la plan&#232;te du pur rock, mais c'est ex&#233;cut&#233; avec conviction et sans concession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vient le moment attendu pour nous, les retrouvailles avec &lt;strong&gt;Kelpe&lt;/strong&gt;, aka Kel McKeown, et son comparse batteur. Apr&#232;s &lt;i&gt;Ex-Aquarium&lt;/i&gt; en 2008, suivi d'un album de remixes, le Londonien nous a gratifi&#233; l'an dernier de son troisi&#232;me long-format, &lt;i&gt;Cambio Wechsel&lt;/i&gt;. Fort logiquement, son set du jour a principalement tourn&#233; autour de ces deux opus ; il faut dire que l'inflexion prise par rapport au fabuleux premier album &lt;i&gt;Sea Inside Body&lt;/i&gt; a conduit Kelpe sur le chemin d'une IDM hip hop s'&#233;loignant quelque peu de l'electronica pure, comme on a d&#233;j&#224; eu l'occasion de l'&#233;crire ici. La proposition musicale convainc sans &#233;poustoufler : &#231;a ne flamboie pas, nulle trace d'esbroufe ou d'effets faciles, juste - et c'est bien assez ! - une imm&#233;diate sinc&#233;rit&#233; roborative, avec m&#233;lodies subtiles et non oppressantes, presque intuitives, et un travail soign&#233; sur les chuintements op&#233;rant les transitions. Morceaux finement charpent&#233;s, allusifs, o&#249; les notes claires se marient judicieusement avec une batterie frapp&#233;e fermement mais d&#233;licatement, qui offre un souffle organique sec, non appuy&#233;, bienvenu. Ce sera aussi l'unique live act accompagn&#233; de visuels (abstraits, color&#233;s, neigeux et aquatiques), sobres et agr&#233;ables. Nous nous sommes bien entendu empress&#233; de le prolonger par l'acquisition du dernier album en date du talentueux Anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est avec un &#233;gal plaisir que l'on retrouvait les Danois &lt;strong&gt;Efterklang&lt;/strong&gt;, qui en sont eux aussi &#224; leur troisi&#232;me album en un peu plus de cinq ans d'activit&#233; (ponctu&#233;s aussi de deux tr&#232;s int&#233;ressants EP et d'un album live), le tout r&#233;cent &lt;i&gt;Magic Chairs&lt;/i&gt;. Ici aussi, on constate une inflexion de style entre leur premier opus, le tr&#232;s &#233;th&#233;r&#233; et excellent &lt;i&gt;Tripper&lt;/i&gt;, et les deux suivants qui adoptent une tournure plus pop, sans toutefois se d&#233;partir de la profondeur et de l'amplitude dont cet octet scandinave est coutumier. Guitares, basse, batterie, claviers, fl&#251;te, trombone, trompette, tambourins : c'est dans une sorte de petit monde enchant&#233;, un univers tr&#232;s personnel, que nous sommes convi&#233;s. On confesse avoir eu un peu de mal &#224; rentrer pleinement dans le set au d&#233;but de celui-ci ; en revanche, la deuxi&#232;me partie nous a davantage convaincu, entre pop symphonique et musique de chambre aux accents folk. Concentr&#233;s, inspir&#233;s et complices, les musiciens ont visiblement appr&#233;ci&#233; l'accueil qu'un public li&#233;geois conquis leur a r&#233;serv&#233;. Au final, un bien beau moment en apesanteur, largement centr&#233; sur le dernier album et son pr&#233;d&#233;cesseur &lt;i&gt;Parades&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dernier groupe &#224; l'affiche &#233;tait pour nous une curiosit&#233; lointaine, puisque &lt;strong&gt;Panico&lt;/strong&gt; nous vient du Chili. L'album &lt;i&gt;Subliminal Kill&lt;/i&gt;, sorti sur Tigersushi en 2005, est plaisant, sans plus ; le set de ce soir s'av&#233;ra plus convaincant, sans atteindre aucun sommet. Panico pratique un dance-rock &#233;voquant LCD Soundsystem, Radio 4 ou Yeah Yeah Yeahs ; p&#234;chu tout en demeurant sage, efficace mais d&#233;pourvu de g&#233;nie, leur set signa plaisamment la fin d'un festival extr&#234;mement agr&#233;able, auquel un esp&#232;re un avenir prometteur tout en souhaitant qu'il reste &#224; taille humaine et conserve son &#233;clectisme et sa bonne humeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>BS(p)&#178; - Nitneroc / This Is The Hello Monster / GnG / Carton Sonore</title>
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		<dc:date>2010-07-25T09:18:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>GnG</dc:subject>
		<dc:subject>Monster K7</dc:subject>
		<dc:subject>L'International</dc:subject>
		<dc:subject>Nitneroc</dc:subject>
		<dc:subject>This Is The Hello Monster !</dc:subject>
		<dc:subject>Carton Sonore</dc:subject>
		<dc:subject>Les Boutiques Sonores</dc:subject>

		<description>En ce mois de juillet o&#249; la programmation des salles de concert tend &#224; s'&#233;teindre et que la musique se consomme principalement sous forme de festival dans nos r&#233;gions ou &#224; l'&#233;tranger, les Boutiques Sonores offraient aux parisiens coinc&#233;s sur la capitale un festival d&#233;cal&#233;. Pendant 8 jours, artistes et labels investissaient la plage de Glaz'Art, la Fl&#232;che d'Or, La Loge ou L'International comme ce soir avec cette carte blanche d&#233;di&#233;e au label Monster K7 dont nous avons d&#233;j&#224; parl&#233; &#224; quelques reprises sur ces (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4129" rel="tag"&gt;Nitneroc&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4131" rel="tag"&gt;Carton Sonore&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4132" rel="tag"&gt;Les Boutiques Sonores&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce mois de juillet o&#249; la programmation des salles de concert tend &#224; s'&#233;teindre et que la musique se consomme principalement sous forme de festival dans nos r&#233;gions ou &#224; l'&#233;tranger, les Boutiques Sonores offraient aux parisiens coinc&#233;s sur la capitale un festival d&#233;cal&#233;. Pendant 8 jours, artistes et labels investissaient la plage de Glaz'Art, la Fl&#232;che d'Or, La Loge ou L'International comme ce soir avec cette carte blanche d&#233;di&#233;e au label &lt;strong&gt;Monster K7&lt;/strong&gt; dont nous avons d&#233;j&#224; parl&#233; &#224; quelques reprises sur ces pages, avec des artistes comme &lt;strong&gt;Kawaii&lt;/strong&gt;, GnG ou &lt;strong&gt;Enzym&lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;La programmation avait tout pour nous attirer puisque c'&#233;tait l'occasion de voir sur sc&#232;ne des formations que nous connaissions sur disque mais que nous n'avions jamais vu sur sc&#232;ne ou d'autres dont nous avions entendu dire &#233;norm&#233;ment de bien.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1688 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/cartonsonore2010b.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Carton Sonore&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH115/cartonsonore2010b-855e2-a33de.jpg' width='150' height='115' alt='JPEG - 107.5 ko' style='height:115px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Carton Sonore&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La soir&#233;e d&#233;butait un peu plus tard que pr&#233;vu puisque &lt;strong&gt;Carton Sonore&lt;/strong&gt; ne commen&#231;a &#224; jouer que vers 21h30. Quatre musiciens sur sc&#232;ne parmi lesquels nous retrouvions des membres de &lt;strong&gt;Nitneroc&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Kawaii&lt;/strong&gt;, et un esprit tr&#232;s toy music puisque l'on trouvait ici m&#233;lodica, clochettes, toy piano, claviers type Casio, et visiblement un charango (ukul&#233;l&#233; &#224; 10 cordes provenant d'Am&#233;rique latine) tandis que le membre de Nitneroc &#233;tait au violon et qu'un ordinateur &#233;tait l&#224; pour diffuser une base sonore.
L'ensemble fonctionnait &#224; merveille, avec un petit quelque chose de l&#233;ger, d'ensoleill&#233;, d'estival en somme m&#234;me si nous &#233;tions au sous-sol de L'International. Assez nette dominante du charango pour les m&#233;lodies et du m&#233;lodica pour les accompagnements, des m&#233;lodies imm&#233;diates que l'on aurait pu fredonner en direct, une musique parfois r&#233;p&#233;titive et au final un m&#233;lange plein de charme, entre l&#233;g&#232;ret&#233; et nostalgie.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1689 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/gng2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;GnG&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/gng2010a-51ce5-02d0e.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 93.3 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;GnG&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Changement complet de registre ensuite puisque c'est le duo &lt;strong&gt;GnG&lt;/strong&gt; qui enchainait, une formation dont nous avions parl&#233; l'an dernier &#224; l'occasion de la sortie de leur album &lt;i&gt;Bancal&lt;/i&gt;. On retrouve les deux hommes affubl&#233;s d'un masque de ragondin derri&#232;re laptop et machines, tandis qu'un troisi&#232;me membre semblait se charger des projections en fond de sc&#232;ne. Le concert d&#233;bute par des images et samples d'archive avec une speakerine annon&#231;ant l'ouverture de la deuxi&#232;me chaine de t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise. La musique de GnG est synth&#233;tique et franche, avec d'une part des s&#233;quences rythmiques un peu lourdes, un son assez brut que l'on attribuera &#224; des influences hip-hop, et d'autre part des m&#233;lodies l&#233;g&#232;res, ludiques et sautillantes.
&lt;br /&gt;L'enchainement avec Carton Sonore nous paraitra un peu rude, mais l'ensemble du concert est bien construit. Images d'archive et samples servent de fil rouge via des interludes r&#233;guliers, et les visuels collaient &#224; merveille &#224; l'univers du groupe, &#224; la fois pop et enfantin. Le public semblait en tout cas &#234;tre venu en nombre pour les soutenir voire danser sur quelques titres franchement festifs ou se tr&#233;mousser sur un final jazzy.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1691 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/hellomonster2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;This Is The Hello Monster !&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/hellomonster2010a-1bfb7-f4fab.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 69.6 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;This Is The Hello Monster !&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;This Is The Hello Monster !&lt;/strong&gt;, malgr&#233; son nom, n'est pas sur Monster K7, mais le label &#224; cassette est plut&#244;t fan. &#199;a tombe bien, apr&#232;s en avoir entendu &#233;norm&#233;ment de bien, nous avions h&#226;te de voir ce que donnent ces concerts du jeune homme qui se produit tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement sur sc&#232;ne. Deux claviers et une voix sont les composants principaux de cette pop sensible. Des m&#233;lodies se rapprochant souvent du piano, quelques sonorit&#233;s ludiques, mais surtout une voix magnifiquement utilis&#233;e, certainement influenc&#233;e par la sc&#232;ne folk. Tant&#244;t grave, tant&#244;t de fausset, parfois murmur&#233;e ou empreinte de quelques tremolos, souvent douce, toujours habit&#233;e, du genre &#224; vous donner des frissons.
&lt;br /&gt;La formule tient en fait &#224; se m&#233;lange de douceur, de petits malheurs de la vie (tirant peut-&#234;tre un peu trop sur la corde sensible mais avec humour quand il annonce avant son dernier titre &quot;on ne se reverra peut-&#234;tre jamais&quot;) et de l&#233;g&#232;ret&#233; en pr&#233;sentant ses chansons comme des morceaux de film d'horreur ou de com&#233;die musicale de science-fiction. Bref, une excellente d&#233;couverte et un personnage particuli&#232;rement attachant.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1692 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/nitneroc2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Nitneroc&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/nitneroc2010a-dc6a9-e2ead.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 103.9 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Nitneroc&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est plus de minuit quand &lt;strong&gt;Nitneroc&lt;/strong&gt; prend place, encore un duo entour&#233; de machines : laptop, sampler et divers claviers. On ne connaissait pas grand chose de cette formation si ce n'est leur split avec &lt;strong&gt;Enzym&lt;/strong&gt;, donc on peut parler de d&#233;couverte live. Si l'on devait rapprocher Nitneroc de l'une des formations pr&#233;c&#233;dentes, se serait GnG avec qui le jeune duo partage un son foisonnant. Il est d'ailleurs assez &#233;tonnant de voir ces d&#233;luges de claviers jou&#233;s en live par les deux musiciens qui font preuve d'une facilit&#233; d&#233;concertante, maniant leurs claviers avec dext&#233;rit&#233; &#224; une &#233;poque ou la musique &#233;lectronique se r&#233;sume bien souvent &#224; un laptop et aux quelques touches d'un sampler.
&lt;br /&gt;Influence world par ici, quelques &#233;l&#233;ments qui peuvent nous faire penser &#224; &lt;strong&gt;Plaid&lt;/strong&gt; par l&#224;, un esprit pop en g&#233;n&#233;ral, des sonorit&#233;s chatoyantes, souvent proches des musiques de jeux vid&#233;o, un tempo soutenu, la formule est plut&#244;t efficace, groovy, funky, parfait pour terminer la soir&#233;e devant un public acquis &#224; leur cause. D'ailleurs tout le monde demandera un rappel et quelques amis appel&#233;s par le groupe viendront prendre la sc&#232;ne pour piste de danse sur un dernier titre joliment d&#233;jant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Sonic Protest : David Grubbs / Yann Leguay / Yann Gourdon</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>David Grubbs</dc:subject>
		<dc:subject>Instants Chavir&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Yann Leguay</dc:subject>
		<dc:subject>Yann Gourdon</dc:subject>

		<description>Pour cl&#244;turer la saison, les Instants Chavir&#233;s ouvraient leurs portes &#224; Sonic Protest pour une soir&#233;e cens&#233;e faire concurrence &#224; la petite finale du mondial de foot, mais c'est tout juste 5-6 personnes qui sont pr&#233;sentes &#224; notre arriv&#233;e. Certes il faisait beau, c'est l'&#233;t&#233;, et il n'&#233;tait que 20h30, mais avec David Grubbs en t&#234;te d'affiche on s'attendait &#224; voir une salle comble. C'est donc avec un peu de retard, vers 21h, que d&#233;bute le premier concert devant une salle mod&#233;r&#233;ment remplie. Yann Gourdon joue d'un (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot507" rel="tag"&gt;David Grubbs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2602" rel="tag"&gt;Instants Chavir&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4115" rel="tag"&gt;Yann Leguay&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4116" rel="tag"&gt;Yann Gourdon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour cl&#244;turer la saison, les Instants Chavir&#233;s ouvraient leurs portes &#224; Sonic Protest pour une soir&#233;e cens&#233;e faire concurrence &#224; la petite finale du mondial de foot, mais c'est tout juste 5-6 personnes qui sont pr&#233;sentes &#224; notre arriv&#233;e. Certes il faisait beau, c'est l'&#233;t&#233;, et il n'&#233;tait que 20h30, mais avec David Grubbs en t&#234;te d'affiche on s'attendait &#224; voir une salle comble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc avec un peu de retard, vers 21h, que d&#233;bute le premier concert devant une salle mod&#233;r&#233;ment remplie. &lt;strong&gt;Yann Gourdon&lt;/strong&gt; joue d'un instrument d&#233;cid&#233;ment en vogue, puisqu'un mois plus t&#244;t c'est &lt;strong&gt;Eric Cordier&lt;/strong&gt; qui jouait de la vielle &#224; roue aux c&#244;t&#233;s de Keiji Haino. Le parcours de Yann est aussi particulier que le fait de voir cet instrument aux Instants Chavir&#233;s. Un p&#232;re violoniste le plonge tr&#232;s t&#244;t dans le monde de la musique et c'est le coup de foudre pour la vielle &#224; roue qu'il pratiquera assidument, prenant des cours afin d'&#233;tudier les diff&#233;rents type de jeu et trouver sa propre pratique de l'instrument. De part la nature de l'instrument et son parcours artistique, Yann Gourdon joue &#224; la fois dans des groupes ou projets traditionnels, avec en parall&#232;le un travail sur la musique contemporaine, la recherche sonore autour des possibilit&#233;s de la vielle &#233;lectroacoustique.
&lt;br /&gt;En effet l'instrument de Yann est branch&#233;, et produit un son puissant, &#233;tourdissant, comme un long ronronnement infini au subtiles variations de fr&#233;quences sonores. Le genre de musique &#224; rapprocher du drone puisque le Fran&#231;ais joue sur la multiplication des fr&#233;quences sonores, faisant varier celles-ci en d&#233;saccordant sans cesse son instrument afin de produire de rapides glissandi. Le concert est long, un peu trop s&#251;rement, et sera certainement &#233;prouvant pour quelques spectateurs, mais l'artiste semble &#233;galement ext&#233;nu&#233; &#224; la fin de son set d'une quarantaine de minutes &#224; tourner cette manivelle. On appr&#233;ciera plus particuli&#232;rement cette fin de concert, aux variations plus riches, les fr&#233;quences sonores tombant dans les graves et se d&#233;tachant une &#224; une.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1677 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/yleguay2010b.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Yann Leguay&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/yleguay2010b-6216f-646e1.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 139.4 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Yann Leguay&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est vers 22h que &lt;strong&gt;Yann Leguay&lt;/strong&gt; prendra le relai avec a priori une formule classique : platines et table de mixage. En y regardant de plus pr&#232;s on se rendra compte que ces &#233;l&#233;ments ont quelques particularit&#233;s qui font toute la sp&#233;cificit&#233; du travail du Belge : les platines ont deux ou trois bras, les disques sont vierges (d&#233;pourvus de sillons donc), et quelques instruments non musicaux sont &#224; sa disposition : cutter, scalpel, et autres outils de dentiste...
&lt;br /&gt;Yann Leguay est un fait un sculpteur : il travaille simultan&#233;ment sur la mati&#232;re physique et sonore, commen&#231;ant par gratouiller un disque avec une sonde de dentiste, cr&#233;ant une pluie de gr&#233;sillements, taillant ensuite ses disques dans le vif pour cr&#233;er une rythmique claquante et un peu chaotique. On pensera imm&#233;diatement au quatuor allemand &lt;strong&gt;Institut f&#252;r Feinmotorik&lt;/strong&gt;, mais Yann Leguay est seul, aid&#233; de ses tables de mixage pour sampler quelques boucles et ajouter ainsi des couches sonores. On aura parfois un peu de mal &#224; faire le lien entre l'action et le r&#233;sultat audible. Quelques grincements surprenants, certains bras semblent &#234;tre l&#224; pour creuser des sillons et rayer l'&#233;tiquette centrale au profit d'un souffle lin&#233;aire, le tout m&#234;l&#233; &#224; un jeu de platiniste plus classique. Un concert qui se r&#233;v&#232;le &#234;tre plut&#244;t magique, surprenant de voir cette musique se construire de cette mani&#232;re et se r&#233;v&#233;ler &#233;tonnamment efficace dans un final aux rythmiques puissantes et techno&#239;des. Il terminera sous un tonnerre d'applaudissements franchement m&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1678 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/grubbsakchote2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;David Grubbs (et No&#235;l Akchot&#233;)&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/grubbsakchote2010a-da94a-031dd.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 93.1 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;David Grubbs (et No&#235;l Akchot&#233;)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'on &#233;tait dehors &#224; prendre l'air en buvant un verre, voil&#224; que l'on nous annonce d&#233;j&#224; le concert de &lt;strong&gt;David Grubbs&lt;/strong&gt;. On traine un peu la patte et voil&#224; t'y pas que l'on entend la guitare &#224; l'ext&#233;rieur... Faisant un peu trop chaud dans la salle, l'artiste d&#233;cida de commencer son set devant la porte des Instants Chavir&#233;s pour le plaisir du plus grand nombre, en toute simplicit&#233;. Un premier titre instrumental avec ce son de guitare un peu rugueux et ces cassures qui font le charme de la musique de l'Am&#233;ricain, puis un second, plus doux et chant&#233; d'une voix feutr&#233;e.
&lt;br /&gt;On encha&#238;ne &#224; l'int&#233;rieur, toujours &#224; la guitare alors que l'on aurait certainement pr&#233;f&#233;r&#233; voir David Grubbs au piano. Il enchaine les morceaux, alternant instrumentaux et chansons pop &#233;pur&#233;es devant un public conquis d'avance. Il faut dire que le bonhomme est souriant, particuli&#232;rement &#224; l'aise, et fait preuve d'une facilit&#233; d&#233;concertante pour aligner avec classe accords et faux d&#233;saccords. Par ailleurs il donne plus l'impression de donner un concert priv&#233; pour des amis que de faire une repr&#233;sentation sur sc&#232;ne ce qui le rend &#233;minemment sympathique.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s environ 35mn solo, et comme annonc&#233; peu de temps avant le concert, il se voit rejoint par &lt;strong&gt;No&#235;l Akchot&#233;&lt;/strong&gt; pour un duo piano / guitare. Le fran&#231;ais est assis, guitare pos&#233;e sur les cuisses, manche dirig&#233; au plafond, et il ne jouera que de coup donn&#233;s contre le corps de son instrument. Grubbs ajoute &#231;a et l&#224; quelques notes de piano pour un joli set fa&#231;on exp&#233;rimentations contemporaines et fragiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Siestes Electroniques 2010 : Marc D&#233;mereau / Chateau Marmont / Mount Kimbie / Junior Boys</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article3661</link>
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		<dc:date>2010-06-29T14:16:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>Prairie des Filtres</dc:subject>
		<dc:subject>Festival des Siestes Electroniques 2010</dc:subject>
		<dc:subject>Marc D&#233;mereau</dc:subject>
		<dc:subject>Mount Kimbie</dc:subject>

		<description>Deuxi&#232;me apr&#232;s-midi &#224; la Prairie des Filtres, avec d&#233;j&#224; &#224; 16h30 un public venu en nombre malgr&#233; les nuages plongeant Toulouse sous une chape de plomb. On commencera par se prendre une petite assiette de sp&#233;cialit&#233;s japonaises puisque c'&#233;tait le th&#232;me culinaire de cette ann&#233;e, en attendant que les concerts annonc&#233;s &#224; 16h ne commencent, vers 17h10-15 en r&#233;alit&#233;. On commen&#231;ait aujourd'hui avec un toulousain, puisque c'est Marc D&#233;mereau que l'on &#233;tait amen&#233; &#224; d&#233;couvrir. La cinquantaine pass&#233;e, principalement (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2853" rel="tag"&gt;Prairie des Filtres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4091" rel="tag"&gt;Festival des Siestes Electroniques 2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4093" rel="tag"&gt;Marc D&#233;mereau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4094" rel="tag"&gt;Mount Kimbie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deuxi&#232;me apr&#232;s-midi &#224; la Prairie des Filtres, avec d&#233;j&#224; &#224; 16h30 un public venu en nombre malgr&#233; les nuages plongeant Toulouse sous une chape de plomb. On commencera par se prendre une petite assiette de sp&#233;cialit&#233;s japonaises puisque c'&#233;tait le th&#232;me culinaire de cette ann&#233;e, en attendant que les concerts annonc&#233;s &#224; 16h ne commencent, vers 17h10-15 en r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On commen&#231;ait aujourd'hui avec un toulousain, puisque c'est &lt;strong&gt;Marc D&#233;mereau&lt;/strong&gt; que l'on &#233;tait amen&#233; &#224; d&#233;couvrir. La cinquantaine pass&#233;e, principalement connu dans le monde du jazz, Marc D&#233;mereau participe &#224; de multiples projets (&lt;strong&gt;Le Tigre des Platanes&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;La Friture Moderne&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Cannibales &amp; Vahin&#233;s&lt;/strong&gt;) et exp&#233;rimente en solo en m&#234;lant sa pratique instrumentale &#224; l'outil informatique.
&lt;br /&gt;Le programme annon&#231;ait de mani&#232;re un peu limitative un concert de scie musicale mais c'est &#224; beaucoup plus que cela que l'on assista cet apr&#232;s-midi, le concert d&#233;butant par quelques notes &#233;lectroniques un peu vrill&#233;es, fines et &#224; peine satur&#233;es. On s'attendait tellement &#224; entendre les miaulements d'une scie que l'on ne r&#233;alisa pas imm&#233;diatement que c'&#233;tait bien le Toulousain qui avait d&#233;but&#233; son concert. La scie justement, on l'entend, mais on est bien loin de ce que l'on connaissait du genre puisqu'elle est ici grin&#231;ante et l&#233;g&#232;rement trait&#233;e par l'ordinateur. Marc D&#233;mereau nous offrira un concert extr&#234;mement riche, donnant l'impression de changer de style &#224; chaque morceau, se faisant tour &#224; tour doux, po&#233;tique, bruitiste, alternant ou mettant en parall&#232;le composition &#233;lectronique et improvisation acoustique, particuli&#232;rement free quand il s'empare de son saxophone, revenant ensuite &#224; une ambient minimaliste.
&lt;br /&gt;&#192; l'aise dans tous les styles, passant sans cesse d'un instrument &#224; l'autre, il nous d&#233;livra un concert extr&#234;mement dense et moderne, de toute beaut&#233;. Pour situer un peu mieux cet artiste atypique, nous avions droit apr&#232;s son concert &#224; une interview r&#233;alis&#233;e par Campus FM lors de laquelle il fut questionn&#233; sur ses influences &#233;lectroniques. Il cita quelques artistes de registres divers (&lt;strong&gt;Ryoji Ikeda&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Richard Chartier&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Fennesz&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Otomo Yoshihide&lt;/strong&gt;), et c'est effectivement un peu de tout cela qu'il y avait dans son set.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A Mountain of One&lt;/strong&gt; en 2008, &lt;strong&gt;Etienne Jaumet&lt;/strong&gt; en 2009, il nous faut maintenant un certain quota d'artistes estampill&#233;s 70s et c'est &lt;strong&gt;Chateau Marmont&lt;/strong&gt; qui devait jouer ce r&#244;le cette ann&#233;e. D&#233;couverte &#233;galement, mais ce n'est pas le genre de formation sur lequel on s'attardera longuement. Batterie &#233;lectronique, guitare, basse et claviers vintages, on qualifiera la musique du quatuor de sympathique, l&#233;g&#232;re, doucement r&#233;tro. Une &#233;lectro-pop pour cosmonautes en combinaison gris m&#233;tallis&#233; (il n'y a pas de raison qu'on se prive des clich&#233;s avec lesquels joue le groupe) aux arp&#232;ges accrocheuses et au vocoder pr&#233;visible. &#192; la rigueur c'est l&#224; tout le probl&#232;me, pour peu que l'on attende autre chose d'un concert que de simplement diffuser de la musique, pour peu que l'on attende d'&#234;tre un peu surpris voire bouscul&#233; par la musique, on risquera la petite d&#233;ception. Un concert agr&#233;able pour comater dans l'herbe mais que l'on aura vite oubli&#233;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1666 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/mountkimbie2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Mount Kimbie&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/mountkimbie2010a-00376-cb69a.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 166.1 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Mount Kimbie&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pendant le concert de Chateau Marmont le ciel se fera mena&#231;ant et quelques gouttes commencent &#224; tomber, mais les organisateurs installeront des tentes sur sc&#232;ne afin de prot&#233;ger artistes et mat&#233;riel. C'est encore sous un ciel incertain que se met en place la sc&#232;ne pour &lt;strong&gt;Mount Kimbie&lt;/strong&gt;, un nouveau sponsor floral &#233;tant l&#224; cette ann&#233;e pour habiller la sc&#232;ne de plantes et fleurs, ajoutant encore &#224; la composante bucolique du festival.
&lt;br /&gt;La description de Mount Kimbie faisait plut&#244;t envie et ce sera effectivement une excellente d&#233;couverte que ce duo anglais. Impossible de passer &#224; c&#244;t&#233; de la vague dubstep qui d&#233;ferle sur l'Angleterre depuis quelques ann&#233;es, et bien Mount Kimbie a d&#233;cid&#233; d'aller au del&#224; du genre, &#224; la malmener en y incorporant savamment plein de petites choses inattendues. Surprise ainsi de voir l'un des artistes prendre une guitare sur ce live laptop-machines, plaquant des accords pop-rock, usant aussi bien de samples vocaux que d'un chant &#224; la voix suave, le tout &#233;tant pos&#233; sur des grooves bancales du plus bel effet. Un peu comme la formule electronica ultra classique consistant &#224; mettre en parall&#232;le rythmiques sauvages et m&#233;lodies m&#233;lancoliques, Mount Kimbie apporte une sensibilit&#233; pop sur ses tempos &#224; la fois ronds et chaotiques, &#233;vitant toute facilit&#233;, se faisant impr&#233;visibles. On est tomb&#233; sous le charme !&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1667 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/juniorboys2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Junior Boys&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/juniorboys2010a-2138d-e2b2e.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 127.1 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Junior Boys&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, le DJ set du jour avec &lt;strong&gt;Junior Boys&lt;/strong&gt;. Il s'agit normalement d'un duo canadien composant depuis 6-7 ans une musique &#233;lectro-pop aux influences disco. L&#233;g&#232;ret&#233; et danse donc, mais pour ce DJ set seul l'un des deux membres du groupe, &lt;strong&gt;Matthew Didemus&lt;/strong&gt;, &#233;tait pr&#233;sent. Il d&#233;bute alors qu'il est un peu plus de 20h avec un tempo soutenu, assez techno pour donner envie &#224; tout le monde de se lever pour danser. &#199;a fonctionne plut&#244;t bien, le ciel s'est d&#233;gag&#233;, et cette neuvi&#232;me &#233;dition des Siestes &#201;lectroniques se termine sur des rythmiques house chaloup&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Neuf ans donc... avant de venir on se demandait un peu si l'on viendrait l'ann&#233;e prochaine, surtout si la programmation confirme la direction prise ces derni&#232;res ann&#233;es. Bien s&#251;r on verra &#231;a l'ann&#233;e prochaine, mais on peut d&#233;j&#224; esp&#233;rer avoir quelques (bonnes ?) surprises pour f&#234;ter ces dix ans !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1668 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/siestes_ambiance2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Fin de festival, ambiance...&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH94/siestes_ambiance2010a-2f127-b9dbc.jpg' width='150' height='94' alt='JPEG - 177.1 ko' style='height:94px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Fin de festival, ambiance...&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Siestes Electroniques 2010 : Es / The Ruby Suns / Machine Drum / Rebolledo</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article3655</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.etherreal.com/spip.php?article3655</guid>
		<dc:date>2010-06-27T13:37:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>Es</dc:subject>
		<dc:subject>Prairie des Filtres</dc:subject>
		<dc:subject>Festival des Siestes Electroniques 2010</dc:subject>
		<dc:subject>Machine Drum</dc:subject>

		<description>Neuvi&#232;me &#233;dition des Siestes &#201;lectroniques, et pour la septi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive EtherREAL se d&#233;place sous le soleil toulousain pour voir ce qu'il s'y passe. Cette ann&#233;e nous n'y ferons qu'un passage &#233;clair. En effet nous aurions pu venir pour l'ouverture avec la rencontre entre Makoto Kawabata et Keiji Haino, mais nous assistions &#224; celle-ci quelques jours plus t&#244;t au G&#233;n&#233;rateur (Gentilly). On aurait pu faire le d&#233;placement pour l'&#233;lectro minimale de Pantha du Prince mais &#231;a n'aurait &#233;t&#233; vraiment pas de (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Concerts&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot752" rel="tag"&gt;Es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2853" rel="tag"&gt;Prairie des Filtres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4091" rel="tag"&gt;Festival des Siestes Electroniques 2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4092" rel="tag"&gt;Machine Drum&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Neuvi&#232;me &#233;dition des Siestes &#201;lectroniques, et pour la septi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive EtherREAL se d&#233;place sous le soleil toulousain pour voir ce qu'il s'y passe. Cette ann&#233;e nous n'y ferons qu'un passage &#233;clair. En effet nous aurions pu venir pour l'ouverture avec la rencontre entre &lt;strong&gt;Makoto Kawabata&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Keiji Haino&lt;/strong&gt;, mais nous assistions &#224; celle-ci quelques jours plus t&#244;t au G&#233;n&#233;rateur (Gentilly). On aurait pu faire le d&#233;placement pour l'&#233;lectro minimale de &lt;strong&gt;Pantha du Prince&lt;/strong&gt; mais &#231;a n'aurait &#233;t&#233; vraiment pas de chance puisque celui-ci fut contraint d'annuler pour cause de gr&#232;ve. De toute fa&#231;on on se serait ennuy&#233; vendredi puisqu'&#224; la place des habituels concerts en pr&#233;lude aux Siestes, il n'y avait qu'une &quot;rave party&quot; Tigersushi &#224; se mettre sous la dent.
&lt;br /&gt;Il ne nous restait donc que le week-end qui repr&#233;sente toutefois l'essence m&#234;me de ce festival avec ambiance d&#233;contract&#233;e et pour reprendre les propos des animateurs de Campus FM pr&#233;sents sur place, &quot;de la bi&#232;re fraiche et des jolies filles&quot;. OK !.... et la musique dans tout &#231;a ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On h&#233;sitera &#224; aller jusqu'&#224; dire que la musique est ici secondaire, mais bon... Notre seule r&#233;elle motivation &#233;tait de venir voir &lt;strong&gt;Es&lt;/strong&gt;, c'est assez maigre au regard du d&#233;placement, aussi on misait effectivement sur le soleil, un cadre agr&#233;able, des amis que l'on retrouve ici tous les ans pour r&#233;tablir un certain &#233;quilibre.
&lt;br /&gt;C'est justement Es, le finlandais qui dirige l'excellent label &lt;strong&gt;Fonal&lt;/strong&gt;, qui ouvrait cette journ&#233;e, apportant une fraicheur m&#233;lancolique sous ce soleil de plomb. Apparemment simplement &#233;quip&#233; d'un petit clavier et de p&#233;dales d'effet, le Finlandais commen&#231;ait son set par de petites notes &#233;parses, h&#233;sitantes, jolies sonorit&#233;s trop distendues pour composer une r&#233;elle m&#233;lodie. Petit &#224; petit le son s'&#233;toffe, les claviers d&#233;livrent de v&#233;ritables cascades improvis&#233;es, puis le son se fait plus enveloppant &#224; base de nappes d'orgues oscillantes avec lesquelles l'artiste improvisera de la m&#234;me fa&#231;on. S'ensuit un quart d'heure de toute beaut&#233;, joliment r&#233;tro, subtilement psych&#233;d&#233;lique, une ambient m&#233;lodique &#233;mouvante qui valait &#224; elle seule le d&#233;placement.
&lt;br /&gt;Par chance, et en bon label manager, &lt;strong&gt;Sami S&#228;np&#228;kkil&#228;&lt;/strong&gt; &#233;tait venu avec ses albums mais aussi quelques autres sorties Fonal, nous permettant d'acqu&#233;rir ses derni&#232;res productions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les organisateurs des Siestes &#201;lectroniques communiquent assez largement sur leur volont&#233; d'ouverture, de proposer &#224; la fois des musiques exigeantes et dansantes. C'est tout &#224; leur honneur, mais cela am&#232;ne parfois &#224; des carambolages sonores comme celui auquel on assistait avec l'arriv&#233;e du trio n&#233;oz&#233;landais &lt;strong&gt;The Ruby Suns&lt;/strong&gt;. Un peu comme si un mauvais DJ avait pris le contr&#244;le des machines, alors que nous &#233;tions encore plong&#233;s dans une f&#233;&#233;rie finlandaise voici que d&#233;barque une pop &#224; fortes consonances polyn&#233;siennes, l&#233;g&#232;rement &#233;lectronisante. Guitare, batterie &#233;lectronique, voix de fausset pour la douceur, rythmiques ensoleill&#233;es et une volont&#233; de voir le public se lever pour danser sur une pop fraiche. Pour nous ce sera plut&#244;t bi&#232;re fraiche puisque le bar proposait une excellente blanche au subtil parfum de pomme, parfait en attendant que &#231;a se passe...&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1664 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/machinedrum2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Machine Drum&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH150/machinedrum2010a-5b7c5-b7b91.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 125 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Machine Drum&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; 19h30 c'est &lt;strong&gt;Machine Drum&lt;/strong&gt; qui prend le relai pour un live au laptop et sampler. Il commence par faire mouche en lan&#231;ant un &quot;Toulouse&quot; dans son micro qu'il incorpore imm&#233;diatement dans sa musique. On ne connaissait pas le travail de &lt;strong&gt;Travis Stewart&lt;/strong&gt; et on fut assez surpris par la finesse de son premier titre, finalement tr&#232;s electronica, m&#233;lodies simples mais soign&#233;es sur un tempo saccad&#233; &#233;vitant tout clich&#233;, nous rappelant que le jeune homme est tout de m&#234;me sign&#233; chez &lt;strong&gt;Merck&lt;/strong&gt; (Deru, Lackluster, Proem).
&lt;br /&gt;Malheureusement, et comme tous les artistes qui travaillent avec des samples et boucles de mauvaise qualit&#233; (on se rappellera de &lt;strong&gt;Hudson Mohawke&lt;/strong&gt; l'an pass&#233;), compress&#233; en MP3 ou &#233;quivalent, sa musique souffre d'un profond manque de relief, d'amplitude et nous para&#238;t compl&#232;tement &#233;touff&#233;e. On a beau appr&#233;cier ses s&#233;quences rythmiques, elles peinent &#224; rendre sa musique v&#233;ritablement entrainante alors que pourtant il y a l&#224; un r&#233;el potentiel. Autre effet de bord, Machine Drum se met parfois &#224; chanter, accompagnant un tempo aux influences hip-hop ou plus franchement dubstep et c'est alors la catastrophe avec une voix compl&#232;tement d&#233;cal&#233;e, niveaux sonores en complet d&#233;phasage.
&lt;br /&gt;Un concert en demi-teinte qui nous permettra tout juste d'appr&#233;cier le potentiel de l'artiste. &#192; tester sur disque plut&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En dehors de la programmation musicale, un autre &#233;l&#233;ment fait montre de l'&#233;volution des Siestes &#201;lectroniques, le nombre de lives. En 2004, lors de notre premi&#232;re &#233;dition, nous avions quatre voire cinq concerts. Alors que sur EtherREAL nous d&#233;fendons les v&#233;ritables concerts en tant que pr&#233;sentation du travail de composition d'un artiste, suivant une tendance d&#233;j&#224; initi&#233;e les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes nous n'avons aujourd'hui plus que trois concerts puis un DJ set.
&lt;br /&gt;C'est le mexicain &lt;strong&gt;Rebolledo&lt;/strong&gt; qui jouera ce r&#244;le ce soir. Une belle s&#233;lection qui fait l'affaire, efficace et plaisante, mais on remarquera quand m&#234;me que c'est le &lt;i&gt;Rez&lt;/i&gt; d'&lt;strong&gt;Underworld&lt;/strong&gt; (1994) qui n'a pas pris une ride et qui fera bondir tous les festivaliers en fin de soir&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion de cette premi&#232;re journ&#233;e, Es est &#224; voir et revoir, et peut-&#234;tre que l'on se penchera sur la discographie de Machine Drum.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Elsie Else Festival 2010 : Alexandre Navarro / Industrial Mechanics / Toba / Jackie Chan Orchestra / Die Wurst-Br&#252;cke Sound System Povera / Un Escargot Vide ? / Zrl + Tokage / Sonic Surgeon / Cosmic Super Niao Niao</title>
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		<guid isPermaLink="true">http://www.etherreal.com/spip.php?article3652</guid>
		<dc:date>2010-06-21T08:38:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>Instants Chavir&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Alexandre Navarro</dc:subject>
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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3587" rel="tag"&gt;Toba&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3591" rel="tag"&gt;Zrl&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3592" rel="tag"&gt;Sonic Surgeon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3594" rel="tag"&gt;Elsie Else Records&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4082" rel="tag"&gt;Industrial Mechanics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4083" rel="tag"&gt;Jackie Chan Orchestra&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4084" rel="tag"&gt;Die Wurst-Br&#252;cke Sound System Povera&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4085" rel="tag"&gt;Cosmic Super Niao Niao&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est en ce gris samedi que se d&#233;roulait la troisi&#232;me &#233;dition du Festival Elsie Else, reprenant le principe des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes avec une dizaine de concerts d&#233;butant en fin d'apr&#232;s-midi. L'occasion de retrouver des artistes d&#233;couverts l'an pass&#233;, d'en voir d'autres enfin en live, et surtout de faire plein de d&#233;couvertes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, comme l'an pass&#233; il n'y a pas grand monde aux Instants, les organisateurs ayant pourtant incit&#233; les spectateurs &#224; venir t&#244;t avec un tarif attractif pour ceux qui arrivaient avant 20h. Pour notre part, on arrivera avec un peu de retard, et en raison d'un changement de programme de derni&#232;re minute, on rate le d&#233;but du concert d'&lt;strong&gt;Alexandre Navarro&lt;/strong&gt; qui avait &#233;t&#233; contraint d'annuler l'an dernier et que l'on voulait absolument voir ce soir. Le boss de &lt;strong&gt;SEM label&lt;/strong&gt; est seul sur sc&#232;ne avec sa guitare, ses p&#233;dales d'effets, un e-bow, accumulant petit &#224; petit des strates de guitares douces et lumineuses. Nappes oscillantes, notes r&#233;sonantes, r&#233;p&#233;titions lancinantes, le Parisien surprend parfois avec des mont&#233;es de tension. Le proc&#233;d&#233; n'est pas nouveau, voire habituel depuis quelques ann&#233;es, mais le set est carr&#233;, propre, faisant preuve d'une certaine finesse pour un r&#233;sultat vraiment touchant, susceptible de faire se rejoindre les amateurs de post-rock et d'electronica.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Industrial Mechanics&lt;/strong&gt; ensuite, un nom qui suscitera quelques interrogations. On avait juste &#233;cout&#233; quelques notes sur leur MySpace avant le festival, afin de voir si &#231;a valait le coup que l'on arrive &#224; 17h, et le peu que l'on ait entendu donnait plut&#244;t envie. Sur sc&#232;ne le trio li&#233;geois &#224; la configuration classique guitare/basse/batterie nous surprendra par sa vari&#233;t&#233; de ton. Des passages d'un post-rock doux, m&#233;lodique qui pourra &#233;voquer toute une ribambelle de groupes dans le genre, avec samples vocaux parsem&#233;s, puis des mont&#233;es extr&#234;mes, lorgnant vers un rock lourd, appuy&#233; par l'attitude des guitaristes, parfois &#224; la limite du head banging. Revendiquant aussi bien des influences de &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt; que d'&lt;strong&gt;Isis&lt;/strong&gt;, on comprendra mieux la trajectoire du combo belge qui nous offrira un set propre, apparemment bien rod&#233;. On regrettera juste que chaque morceau soit construit sur le m&#234;me principe, alternant de mani&#232;re math&#233;matique douceur et rugosit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1657 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/toba2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Toba&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L104xH150/toba2010a-e5ff9-fb977.jpg' width='104' height='150' alt='JPEG - 88.3 ko' style='height:150px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Toba&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un peu avant 19h, c'est &lt;strong&gt;Toba&lt;/strong&gt; qui prend le relai, une jeune femme que l'on d&#233;couvrait l'an dernier en ouverture du festival. Elle jouait ce soir au milieu du public, assise dans un coin comme n'importe quel spectateur avec le laptop sur les genoux, un peu &quot;comme &#224; la maison&quot;. Son concert fut une excellente surprise, d'une electronica tant&#244;t abstraite, bleeps et piaillements d'oiseaux, sifflements, bruitages m&#233;caniques et sonorit&#233;s concr&#232;tes, avec parfois une m&#233;lodie minimale, pop et accrocheuse, du plus bel effet. Son set d'une petite vingtaine de minute fut parfait de bout en bout, alternant habilement entre ces deux univers, tenant l'auditeur en &#233;veil et le faisant naviguer entre enfance, myst&#232;re et po&#233;sie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On restera sur de la laptop music avec le &lt;strong&gt;Jackie Chan Orchestra&lt;/strong&gt;, en fait le projet d'un seul homme, moiti&#233; du duo &lt;strong&gt;Bird and Bear&lt;/strong&gt; que l'on d&#233;couvrait ici l'an dernier. Un style vraiment &#224; part avec un set ressemblant &#224; un mille-feuille de nappes glissantes, souvent inqui&#233;tantes. Le jeune homme peint un univers &#233;trange &#224; base de cr&#233;atures fantasmagoriques aux cris plaintifs, hululements, crissements de volatiles, des ronronnements monstrueux venant cr&#233;er quelques cassures impromptues. Il nous sert de guide dans cette for&#234;t habit&#233;e tandis que des ch&#339;urs synth&#233;tiques tentent de nous rassurer. Une musique hautement cin&#233;matographique, un joli set qui sera toutefois un peu perturb&#233; par la volont&#233; d'encha&#238;ner avec l'artiste suivant, des h&#233;sitations lors de la phase de transition.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1659 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/diewurst2010b.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Die Wurst-Br&#252;cke Sound System Povera&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/diewurst2010b-d0565-38e47.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 129.1 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Die Wurst-Br&#252;cke Sound System Povera&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est &lt;strong&gt;Die Wurst-Br&#252;cke Sound System Povera&lt;/strong&gt; qui prend le relai avec une mise en sc&#232;ne haute en couleur puisque l'artiste est d&#233;guis&#233; avec une robe et une cagoule de Spiderman sur le visage, accroupi dans une esp&#232;ce de cabane, simple armature m&#233;tallique recouverte d'une b&#226;che en plastique. Dans cette cabane, &#233;clairage et boules lumineuses tournoient tandis que la musique se rapproche d'une noise martel&#233;e, ponctu&#233;e de d&#233;clamations. Une abstract pop-noise color&#233;e que des roulements m&#233;caniques finissent par rendre dansante. Pour amateurs du genre, l'artiste accumule les concerts en ce mois de juin, &#224; surveiller donc du c&#244;t&#233; de La G&#233;n&#233;rale ou du Tunnel !&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1660 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/escargotvide2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Un Escargot Vide ?&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L104xH150/escargotvide2010a-4d310-90955.jpg' width='104' height='150' alt='JPEG - 104.6 ko' style='height:150px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Un Escargot Vide ?&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; 20h45 c'est l'organisateur du festival, &lt;strong&gt;Un Escargot Vide ?&lt;/strong&gt;, qui prend place. Laptop, Nintendo DS et consoles de mixage pour outil, il nous offre lui aussi un concert de toute beaut&#233;. On aura tendance &#224; rapprocher sa prestation du concert de Toba un peu plus t&#244;t. Une musique toute en finesse, m&#234;lant &#233;lectronique limpide et samples d'enfants, field recordings, revenant r&#233;guli&#232;rement &#224; des structures plus classiques, rythmiques ou m&#233;lodiques, comme pour se remettre sur les rails avant d'explorer de nouvelles contr&#233;es. Alternant douceur et tension, devant un public particuli&#232;rement attentif, ce fut l'un des grands moments de la soir&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme l'an dernier, au fil des heures le ton monte et on s'oriente vers des musiques un peu plus nerveuses. C'est notamment le cas de &lt;strong&gt;Zrl&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Tokage&lt;/strong&gt; qui jouent en duo. C'est Tokage qui commence seul avec un baladeur cassette et de multiples effets. Une musique abstraite, faite de souffles et ronronnements de basses. Au bout de 5mn il est rejoint par Zrl qui jouait &#233;galement l'an dernier. &#201;quip&#233; de son laptop il diffuse des textures bruitistes qui viennent tout &#233;craser, laissant tout juste deviner quelques influences industrielles.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1661 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/sonicsurgeon2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Sonic Surgeon&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L104xH150/sonicsurgeon2010a-f8553-78f84.jpg' width='104' height='150' alt='JPEG - 78.1 ko' style='height:150px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Sonic Surgeon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est 22h quand &lt;strong&gt;Sonic Surgeon&lt;/strong&gt; prend place, cette ann&#233;e en solo. Apr&#232;s la diffusion d'une musique asiatique, entre pop et tradition, le ton change radicalement avec la manipulation de deux prises jack, cr&#233;ant des drones oscillants. L'arriv&#233;e d'une bo&#238;te &#224; rythme et de la voix de Sonic Surgeon nous permet de retrouver son style, une &#233;lectro-pop sombre et brute, m&#233;canique. On y retrouve des influences new-wave et industrielles joliment travaill&#233;es pour un r&#233;sultat particuli&#232;rement efficace. L'artiste surprend par l'&#233;clectisme de son set, encha&#238;nant en utilisant un tuyau en plastique &#224; la mani&#232;re d'un cor, passant ensuite &#224; la guitare sur de rondes boucles &#233;lectroniques et spoken word soyeux, po&#233;sie et rythmique techno&#239;de. On restait bien dans le ton de la soir&#233;e, mais apr&#232;s les set de laptopeurs et autres artistes bruitistes, la musique de Sonic Surgeon &#233;tait comme un bol d'air qui permis au public de se mettre &#224; danser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &lt;strong&gt;Cosmic Super Niao Niao&lt;/strong&gt; qui avait la lourde t&#226;che de cl&#244;turer la soir&#233;e. Encore une jeune femme toute seule au laptop avec une musique pas forc&#233;ment facile d'acc&#232;s puisqu'il s'agissait ici principalement de collages et traitements de field recordings. C'est une impression d'ambiance urbaine qui domine, entre souffles et ronronnement de circulation, quelques mart&#232;lements et pulsations de basse pour un r&#233;sultat tr&#232;s abstrait, manquant certainement de fil m&#233;lodique comme avait pu le faire ses comparses pr&#233;c&#233;demment. Un concert par ailleurs un peu trop long (pr&#232;s de 40mn) qui fait qu'une partie du public abandonne sur les 10 derni&#232;res minutes alors qu'une m&#233;lodie de xylophone semble imiter des gouttes de pluie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1662 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/cosmicsuper2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Cosmic Super Niao Niao&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH109/cosmicsuper2010a-f0a65-37046.jpg' width='150' height='109' alt='JPEG - 92.5 ko' style='height:109px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Cosmic Super Niao Niao&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comme l'ann&#233;e derni&#232;re, le public &#233;tait trop peu nombreux. Dommage pour les artistes qui b&#233;n&#233;ficiaient cependant d'un cadre intimiste et de spectateurs attentifs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Scope #5 : Fourcolor / Herv&#233; Boghossian / Tomoko Sauvage</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>Herv&#233; Boghossian</dc:subject>
		<dc:subject>Fonica</dc:subject>
		<dc:subject>Fourcolor</dc:subject>
		<dc:subject>Minamo</dc:subject>
		<dc:subject>FilFla</dc:subject>
		<dc:subject>Instants Chavir&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Tomoko Sauvage</dc:subject>

		<description>Suite de la s&#233;rie Scope organis&#233;e par Herv&#233; Boghossian aux Instants Chavir&#233;s depuis d&#233;cembre 2007 avec cette 5&#232;me soir&#233;e d&#233;di&#233;e au Japon. C'&#233;tait pour nous l'occasion de voir enfin Tomoko Sauvage, r&#233;guli&#232;rement &#224; l'affiche depuis quelques mois, et Fourcolor, le projet solo de Keiichi Sugimoto, pour la premi&#232;re fois en concert sur Paris. On attendra un peu que le public arrive, en imaginant que ce n'est pas le m&#234;me que celui de France-Mexique, le match du jour, mais c'est devant un nombre de spectateur (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1124" rel="tag"&gt;Fonica&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1129" rel="tag"&gt;Fourcolor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1295" rel="tag"&gt;Minamo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1474" rel="tag"&gt;FilFla&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2602" rel="tag"&gt;Instants Chavir&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4081" rel="tag"&gt;Tomoko Sauvage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite de la s&#233;rie Scope organis&#233;e par Herv&#233; Boghossian aux Instants Chavir&#233;s depuis d&#233;cembre 2007 avec cette 5&#232;me soir&#233;e d&#233;di&#233;e au Japon. C'&#233;tait pour nous l'occasion de voir enfin Tomoko Sauvage, r&#233;guli&#232;rement &#224; l'affiche depuis quelques mois, et Fourcolor, le projet solo de Keiichi Sugimoto, pour la premi&#232;re fois en concert sur Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On attendra un peu que le public arrive, en imaginant que ce n'est pas le m&#234;me que celui de France-Mexique, le match du jour, mais c'est devant un nombre de spectateur modeste que &lt;strong&gt;Tomoko Sauvage&lt;/strong&gt; d&#233;butera son set. C'est au milieu de la salle, contre un mur que Tomoko Miyata prit place derri&#232;re un &#233;trange dispositif. Des bols de porcelaine remplis d'eau, et juste au dessus des gobelets en plastique accroch&#233;s &#224; un portique. De ces gobelets tombent des gouttes d'eau, lentement et r&#233;guli&#232;rement, qui viennent s'&#233;craser sur les bols en les faisant r&#233;sonner. &#192; cette diff&#233;rence pr&#232;s que Tomoko Sauvage se consacre exclusivement &#224; l'&#233;l&#233;ment aquatique, le proc&#233;d&#233; nous rappelait le travail de &lt;strong&gt;T&#244;&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Thomas Tilly&lt;/strong&gt;) avec des bougies dont les gouttes de cires servaient de source sonore.
&lt;br /&gt;Musicalement on se situe entre abstraction et r&#233;p&#233;tition, entre la r&#233;gularit&#233; des gouttes et les manipulations live de l'artiste qui choisit de diffuser et transformer le son de tel ou tel bol, cr&#233;ant un effet de vibrato en agitant l'eau de sa main. Int&#233;ressant ensuite de voir l'eau plate remplac&#233;e par de l'eau p&#233;tillante, ajoutant une texture gr&#233;sillante qui sera mise en boucle, cr&#233;ant du m&#234;me coup une rythmique lancinante. Le traitement du son nous appara&#238;tra d'ailleurs plus riche en fin de concert, superposant les boucles et laissant s'&#233;chapper de ses mains de gros filets d'eau qui venaient s'&#233;craser sur les bols les plus larges.
&lt;br /&gt;Tr&#232;s joli concert, musique concr&#232;te et fragile dont on poursuivra la d&#233;couverte avec l'album &lt;i&gt;Ombrophilia&lt;/i&gt; publi&#233; l'an dernier chez &lt;strong&gt;and/OAR&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rapide encha&#238;nement avec &lt;strong&gt;Herv&#233; Boghossian&lt;/strong&gt; qui une fois de plus nous propose un set compl&#232;tement diff&#233;rent de ses derniers concerts. Formule guitare &#233;lectrique et laptop, attitude rock'n roll pour un set nerveux. Apr&#232;s la douceur et la fragilit&#233; de Tomoko Sauvage, la cassure est nette avec une v&#233;ritable d&#233;flagration sonore qui sort des enceintes. La guitare &#233;lectrique est trait&#233;e par l'ordinateur sur un mode qui n'est pas sans rappeler &lt;strong&gt;Fennesz&lt;/strong&gt;, mais le son nous appara&#238;tra ici moins granuleux, plus uniforme, comme un dense essaim de gr&#233;sillements.
&lt;br /&gt;D&#232;s le premier titre une corde casse, 6mn de break et ca repart de plus belle avec un set pr&#233;sent&#233; sous forme de morceaux bien distincts. On se demandera si ce choix &#233;tait le plus adapt&#233;, permettant de faire une petite pause salvatrice pour les oreilles, mais cassant un peu la tension omnipr&#233;sente. L'aspect m&#233;lodique n'est pas oubli&#233;, mais passe au second plan derri&#232;re les rugissements qui ont tendance &#224; tout &#233;craser. Parfois l'artiste s'applique &#224; casser une certaine uniformit&#233; en modulant un peu plus ses effets, abandonnant la m&#233;lodie au profit de cassures purement granuleuses. Ce sera particuli&#232;rement le cas sur le dernier morceau qui restera notre pr&#233;f&#233;r&#233;, peut-&#234;tre aussi parce que la guitare passait un peu au second plan au profit de bruits et textures purement num&#233;riques.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1655 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/fourcolor2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Fourcolor&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/fourcolor2010a-46efb-d4934.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 61 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Fourcolor&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Retour au Japon et &#224; la douceur avec &lt;strong&gt;Fourcolor&lt;/strong&gt;. En effet ce fut un nouveau contraste qui nous &#233;tait propos&#233; puisque si &lt;strong&gt;Keiichi Sugimoto&lt;/strong&gt; se produisait lui aussi avec guitare et laptop, il commen&#231;a par d&#233;livrer de douces notes, limpides et a&#233;riennes, en suspend, d&#233;licates strates r&#233;verb&#233;r&#233;es, guitare trait&#233;e au son &#233;lectronique. Quelques notes et accords &#233;pars, et petit &#224; petit l'ambient apais&#233;e se fait de plus en plus d&#233;rang&#233;e, cassante, alternant rapidement entre douceur et une certaine aridit&#233;. On a peut-&#234;tre un peu trop tendance &#224; l'oublier, mais Keiichi Sugimoto flirte aussi avec la sc&#232;ne improvis&#233;e (il a sign&#233; &lt;strong&gt;Toshimaru Nakamura&lt;/strong&gt; sur son label &lt;strong&gt;Cubic Music&lt;/strong&gt;) et il se met &#224; triturer la prise Jack de sa guitare, produisant des bruitages m&#233;talliques et des ronronnements de basse. La musique du Japonais est en mouvement perp&#233;tuel, riche, subtile, &#224; la fois po&#233;tique et pleine de vie, allant jusqu'&#224; se faire bruitiste en fin de set, se concentrant sur la manipulation de ses p&#233;dales d'effet.
&lt;br /&gt;Un superbe concert dans un registre qui semble se faire de plus en plus rare sur sc&#232;ne, un v&#233;ritable plaisir et globalement une tr&#232;s bonne soir&#233;e, malheureusement devant un public venu en petit nombre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Villette Sonique : Manuel G&#246;ttsching / Oneohtrix Point Never</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>La G&#233;ode</dc:subject>
		<dc:subject>Manuel G&#246;ttsching</dc:subject>
		<dc:subject>Oneohtrix Point Never</dc:subject>

		<description>Si le Festival Villette Sonique n'est pas celui qui rentre le plus dans notre ligne &#233;ditoriale, sa programmation &#233;clectique fait qu'il y a toujours une ou deux dates susceptibles de nous int&#233;resser. Cette ann&#233;e notre choix se portait sur cette soir&#233;e &#224; La G&#233;ode dans un cadre plut&#244;t exceptionnel pour un concert, avec la nouvelle star des synth&#233;s, Oneohtrix Point Never que nous avions rat&#233; aux Instants quelques mois plus t&#244;t et Manuel G&#246;ttsching, v&#233;ritable v&#233;t&#233;ran d'une sc&#232;ne prog-kraut germanique. (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4063" rel="tag"&gt;Manuel G&#246;ttsching&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4064" rel="tag"&gt;Oneohtrix Point Never&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le Festival Villette Sonique n'est pas celui qui rentre le plus dans notre ligne &#233;ditoriale, sa programmation &#233;clectique fait qu'il y a toujours une ou deux dates susceptibles de nous int&#233;resser. Cette ann&#233;e notre choix se portait sur cette soir&#233;e &#224; La G&#233;ode dans un cadre plut&#244;t exceptionnel pour un concert, avec la nouvelle star des synth&#233;s, Oneohtrix Point Never que nous avions rat&#233; aux Instants quelques mois plus t&#244;t et Manuel G&#246;ttsching, v&#233;ritable v&#233;t&#233;ran d'une sc&#232;ne prog-kraut germanique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ouverture de la salle vers 21h, et premier concert &#224; 21h30 dans une salle qui n'affichait pas complet mais qui &#233;tait toutefois bien remplie. L'&#233;clectisme du public refl&#233;tait &#224; merveille le choc des g&#233;n&#233;rations pr&#233;sent sur sc&#232;ne, entre jeunes amateurs de sensations nouvelles et vieux hippies qui sont &#224; la f&#234;te depuis quelques temps puisqu'en un an nous aurons eu droit aux concerts parisiens de Klaus Schulze, Tangerine Dream et donc Manuel G&#246;ttsching.
&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oneohtrix Point Never&lt;/strong&gt; est le projet solo de Daniel Lopatin, bas&#233; &#224; New-York et actuellement en concert un peu partout &#224; travers le monde depuis que la presse musicale s'est emball&#233;e pour son projet. De notre c&#244;t&#233; on venait voir ce que pouvait donner en live ce projet dont nous n'avions &#233;cout&#233; que quelques titres sur son MySpace, loin d'&#234;tre convaincu par la chose. Quitte &#224; jouer &#224; La G&#233;ode, autant profiter pleinement du lieu et pour cela Daniel Lopatin avait choisi le film &lt;i&gt;Origine oc&#233;an&lt;/i&gt; pour habiller la voute de la salle. Ca tombe plut&#244;t bien, il n'y a pas grand chose &#224; voir sur sc&#232;ne, le jeune homme &#233;tant assis derri&#232;re ses claviers. Il m&#234;le des bruitages vari&#233;s &#224; l'origine d'une certaine abstraction, et des nappes synth&#233;tiques aux contours flous, pouvant faire penser aux travaux de &lt;strong&gt;Boards of Canada&lt;/strong&gt;, allant et venant, entre douceur et tension. On sera assez surpris par les comparaisons avec &lt;strong&gt;Tangerine Dream&lt;/strong&gt;, comparaisons dont l'artiste se d&#233;fend d'ailleurs. Apr&#232;s une lente mont&#233;e qui fit l'objet de la premi&#232;re partie, la musique de l'am&#233;ricain se fit plus complexe, mettant l'accent sur l'abstraction avec une multitude de sonorit&#233;s constituant un dense magma d'orgues tritur&#233;s, flirtant parfois avec un certain bruitisme qui vint rompre avec cette image d'auteur de musiques planantes. Un passage qui collait finalement pas mal avec les images d'&#233;tranges cr&#233;atures sous-marines virevoltant de toutes parts.
&lt;br /&gt;Ce n'est qu'au bout d'une trentaine de minutes que le jeune am&#233;ricain lance les arp&#232;ges ent&#234;tantes que l'on attendait depuis le d&#233;but, faisant le lien direct avec le krautrock planant des ann&#233;es 70. Notre passage pr&#233;f&#233;r&#233; mais le film se termine et Oneohtrix Point Never baissera ses potentiom&#232;tres pour mettre fin &#224; son concert. Au final on trouvera sa d&#233;marche int&#233;ressante dans la mesure o&#249; il se d&#233;tache un peu de cette sc&#232;ne 70s qui lui colle &#224; la peau, mais d'un autre c&#244;t&#233; le concert qui dura grosso modo 38mn nous aura paru un peu chiant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vingt minutes de pause et c'est au tour de &lt;strong&gt;Manuel G&#246;ttsching&lt;/strong&gt; que l'on connaissait surtout en tant que membre fondateur de &lt;strong&gt;Ash Ra Tempel&lt;/strong&gt; avec &#224; ses c&#244;t&#233;s &lt;strong&gt;Klaus Schulze&lt;/strong&gt;. De notre c&#244;t&#233; nous avions surtout suivi la carri&#232;re du second en tant que ma&#238;tre des synth&#233;tiseurs, G&#246;ttsching &#233;tant avant tout guitariste. Le concert commence bizarrement, l'Allemand lan&#231;ant brutalement une boucle rythmique d'un clic de souris. C'est vrai apr&#232;s tout, pourquoi se casser la t&#234;te &#224; faire une petite intro &#224; ses morceaux... il prend ensuite place au clavier et joue quelques nappes bien tristes, et on a tr&#232;s peur de ce qui nous attend. Il faudra en fait 7-8mn pour que la sauce prenne avec l'arriv&#233;e d'arp&#232;ges salvatrices. On ferme alors les yeux, on s'enfonce dans notre si&#232;ge et c'est parti pour 1h20 en apesanteur.
&lt;br /&gt;Le trip sera interrompu par de longues pauses lors desquelles Manuel G&#246;ttsching prend le temps de nous parler, signalant que cela fait 34 ans qu'il n'a pas jou&#233; en France (! !!), d&#233;diant un morceau &#224; sa belle-m&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;e une semaine plus t&#244;t, repla&#231;ant certains morceaux dans leur contexte, ou encore nous expliquant comment un titre lui a &#233;t&#233; inspir&#233;, saluant enfin &lt;strong&gt;Steve Hillage&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rhys Chatham&lt;/strong&gt; pr&#233;sents dans la salle. Il enchainera &#224; la guitare, le laptop &#233;tant toujours l&#224; pour diffuser une base &#233;lectronique tant&#244;t jolie et soign&#233;e (on pensera m&#234;me &#224; &lt;strong&gt;Biosphere&lt;/strong&gt; sur le premier titre), tant&#244;t v&#233;ritablement techno, venant alors g&#226;cher notre plaisir. Ainsi apr&#232;s le superbe &lt;i&gt;Midnight on Mars&lt;/i&gt; il jouera &lt;i&gt;Deep Distance&lt;/i&gt; datant de 1976 mais revu dans une version aux basses martel&#233;es assez p&#233;nibles, concluant ainsi son concert.
&lt;br /&gt;Le public ne compte pas en rester l&#224; et manifeste son enthousiasme qui nous permettra d'avoir un titre en rappel, plus proche de l'esprit G&#246;ttsching, alternant entre clavier et guitare, &#224; la cool.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>So Percussion</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique2">Concerts</category>

		<dc:subject>So Percussion</dc:subject>
		<dc:subject>Whitney Museum</dc:subject>

		<description>Il se trouve que nous &#233;tions &#224; New-York pendant la Whitney Biennial. On ne profitera pas vraiment de l'&#233;v&#233;nement, mais dans ce cadre avait &#233;t&#233; programm&#233; une performance de So Percussion, quatuor bas&#233; &#224; Brooklyn que l'on devrait voir prochainement sur Paris aux c&#244;t&#233;s de Matmos. Hasard de calendrier qui fait que l'on se d&#233;placera au Whitney Museum afin de profiter de ce concert interactif. Effectivement le mus&#233;e ne communiquait pas sur un concert, mais une performance. Nuance finalement subtile &#224; la vue de (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4056" rel="tag"&gt;So Percussion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4057" rel="tag"&gt;Whitney Museum&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il se trouve que nous &#233;tions &#224; New-York pendant la Whitney Biennial. On ne profitera pas vraiment de l'&#233;v&#233;nement, mais dans ce cadre avait &#233;t&#233; programm&#233; une performance de &lt;strong&gt;So Percussion&lt;/strong&gt;, quatuor bas&#233; &#224; Brooklyn que l'on devrait voir prochainement sur Paris aux c&#244;t&#233;s de &lt;strong&gt;Matmos&lt;/strong&gt;. Hasard de calendrier qui fait que l'on se d&#233;placera au Whitney Museum afin de profiter de ce concert interactif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Effectivement le mus&#233;e ne communiquait pas sur un concert, mais une performance. Nuance finalement subtile &#224; la vue de cet &#233;v&#233;nement qui se d&#233;roulait dans le hall d'entr&#233;e du mus&#233;e, o&#249; &#233;tait expos&#233;e &lt;i&gt;5 Songs&lt;/i&gt;, une sculpture de &lt;strong&gt;Martin Kersels&lt;/strong&gt; servant &#233;galement de sc&#232;ne pour des performances. La sculpture se pr&#233;sentait sous forme de plateformes modulaires compos&#233;es d'objets trouv&#233;s, sur lesquelles les artistes peuvent s'installer. Dans le cadre de la biennale, une petite dizaine de concerts &#233;taient programm&#233;s sous le nom de &lt;i&gt;Live on 5 Songs&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;A l'entr&#233;e du hall, on nous distribuait un petit papier sur lequel &#233;taient inscrites quelques instructions concernant le d&#233;roulement de la performance, invitant notamment le public &#224; fredonner, lire un texte, ou aller jouer avec les artistes... Le &quot;concert&quot; d&#233;bute en douceur avec nappes fragiles de m&#233;lodica, tintement de glockenspiel, et spoken word, parfois retrait&#233;s et doubl&#233; par un vocoder. Douceur et po&#233;sie donc avant d'opter pour un tempo un peu plus affirm&#233; avec une r&#233;elle batterie et cascade de xylophone. N'ayant jamais &#233;cout&#233; la musique de So Percussion avant ce jour, on s'attendait &#224; voir ici un projet extr&#234;mement rythmique et on fut surpris par l'importance d'&#233;l&#233;ments purement m&#233;lodiques (voix, variante d'harmonium, claviers) rendant la musique du quatuor imm&#233;diatement accessible. On appr&#233;ciera tout particuli&#232;rement une pi&#232;ce compos&#233;e de simples mots qui semblaient tomb&#233;s l&#224; par hasard et qui petit &#224; petit s'organisaient, formant des phrases dont chaque membre du groupe disaient un mot &#224; tour de r&#244;le. Un style hach&#233;, m&#233;canique, donnant l'impression de sortir d'un sampler, et certainement tr&#232;s influenc&#233; par le travail de &lt;strong&gt;Steve Reich&lt;/strong&gt;. Une pi&#232;ce qui concluait la premi&#232;re partie du concert et qui leur valut les premiers applaudissements.
&lt;br /&gt;Le groupe d&#233;butera la deuxi&#232;me partie de la performance de fa&#231;on tr&#232;s musicale, des passages en apparence un peu abstrait, peut-&#234;tre un peu improvis&#233;s, agr&#233;ables mais qui ne nous marqueront pas plus que &#231;a. On pr&#233;f&#232;rera une fois encore le travail sur la voix, avec cette fois l'ensemble du public qui lisait un texte, une r&#233;flexion sur une vie de poisson, bloqu&#233; dans un aquarium et cherchant &#224; vivre hors de ce cadre, un peu comme l'homme cherche &#224; vivre dans l'espace. Le public lisait donc avec le groupe qui une fois encore utilisait quelques traitements et modulations synth&#233;tiques, nous faisant cette fois penser aux travaux de &lt;strong&gt;Laurie Anderson&lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Le concert se terminera avec une troisi&#232;me partie lors de laquelle le groupe venait proposer au public de prendre leur place sur la sculpture de Kersels. Bien s&#251;r les artistes donnaient quelques indications pour un r&#233;sultat tout de m&#234;me tr&#232;s r&#233;p&#233;titif mais qui fonctionnait &#224; merveille. Finalement c'est l'ensemble du public qui frappait des mains pour marquer un peu plus le tempo de cette derni&#232;re pi&#232;ce nettement plus enlev&#233;e que ne l'&#233;tait l'ensemble du set.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un concert d'une petite heure, tr&#232;s plaisant, reste &#224; voir ce que cela peut donner lors d'un live commun avec Matmos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Eluvium / Julianna Barwick / Clarice Jensen</title>
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		<dc:date>2010-05-28T08:48:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

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		<dc:subject>Julianna Barwick</dc:subject>
		<dc:subject>Le Poisson Rouge</dc:subject>

		<description>Seul concert r&#233;ellement pr&#233;vu de notre s&#233;jour new-yorkais, Eluvium qui fait l'objet d'&#233;loges sur ces pages &#224; propos de ses albums, mais nous n'avions jusque l&#224; jamais eu l'occasion de le voir en live. Il passait au Poisson Rouge, l'une des salles les plus excitantes de New-York pour tout amateur des musiques dont nous parlons ici avec notamment Matmos, Fuck Buttons, Oneohtrix Point Never ou encore Rafael Anton Irisarri sur les quelques jours qui suivaient notre s&#233;jour. Classique videur a l'entr&#233;e, (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot768" rel="tag"&gt;Eluvium&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4053" rel="tag"&gt;Julianna Barwick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4054" rel="tag"&gt;Le Poisson Rouge&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Seul concert r&#233;ellement pr&#233;vu de notre s&#233;jour new-yorkais, Eluvium qui fait l'objet d'&#233;loges sur ces pages &#224; propos de ses albums, mais nous n'avions jusque l&#224; jamais eu l'occasion de le voir en live. Il passait au Poisson Rouge, l'une des salles les plus excitantes de New-York pour tout amateur des musiques dont nous parlons ici avec notamment Matmos, Fuck Buttons, Oneohtrix Point Never ou encore Rafael Anton Irisarri sur les quelques jours qui suivaient notre s&#233;jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Classique videur a l'entr&#233;e, contr&#244;le du ticket, on passe devant l'aquarium suspendu rempli de poissons, puis on descend en passant devant l'immense stand o&#249; t-shirts et int&#233;grale de la discographie d'Eluvium sont en vente. On entre ensuite dans l'immense et classieuse salle, ce soir en configuration cabaret, tables et chaises perpendiculaires a la sc&#232;ne. Quelques spectateurs attendent d&#233;j&#224; mais il n'y a pas foule.
&lt;br /&gt;Il est a peine plus de 20h, et le temps de commander un verre aura suffit pour voir &lt;strong&gt;Clarice Jensen&lt;/strong&gt; arriver sur sc&#232;ne. Une inattendue (non annonc&#233;e) et &#233;tonnante premi&#232;re partie avec cette jeune femme, directrice artistique de l'American Contemporary Music Ensemble, seule sur sc&#232;ne avec son violoncelle, qui jouera dans un registre extr&#234;mement classique, trop classique en fait pour vraiment faire l'objet d'une chronique sur ces pages. On apprendra plus tard que Le Poisson Rouge fait r&#233;guli&#232;rement le lien entre programmation exp&#233;rimentale et nouvelle g&#233;n&#233;ration de compositeurs, nous en avions l&#224; un exemple concret.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1635 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/jbarwick2010a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Julianna Barwick&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH104/jbarwick2010a-20009-af771.jpg' width='150' height='104' alt='JPEG - 111.5 ko' style='height:104px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Julianna Barwick&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une quinzaine de minutes de break, le temps pour &lt;strong&gt;Julianna Barwick&lt;/strong&gt; d'installer son mat&#233;riel, et voici le deuxi&#232;me set. Il s'agissait l&#224; d'une parfaite premi&#232;re partie pour Eluvium, d'une belle introduction ambient. La jeune femme originaire de Brooklyn est debout derri&#232;re un pupitre recouvert de machines lui permettant en particulier de cr&#233;er des boucles et d'appliquer des effets. Sa principale source sonore est sa voix, fredonnant quelques vocalises qu'elle transforme rapidement en de v&#233;ritables ch&#339;urs &#233;th&#233;r&#233;s, superpos&#233;s &#224; l'infini. L'am&#233;ricaine poss&#232;de une superbe voix, douce, que les effets ne font qu'enjoliver. &#199;a fonctionne donc &#224; merveille aupr&#232;s des amateurs du genre, et on pensera assez souvent aux &lt;strong&gt;Cocteau Twins&lt;/strong&gt; avec ce m&#233;lange de reverb et d'abstraction vocale.
&lt;br /&gt;Le petit point faible r&#233;side dans la r&#233;p&#233;tition assez syst&#233;matique, au sein de morceaux plut&#244;t longs (on fr&#244;le bien souvent les 10mn), mais aussi sur la dur&#233;e du concert qui au bout d'un moment nous fait un peu penser &#224; une m&#234;me recette appliqu&#233;e sur des variations vocales. Quelques sifflements viennent parfois renouveler le registre sonore, puis elle enchainera avec un titre enti&#232;rement interpr&#233;t&#233; &#224; la guitare, tr&#232;s appliqu&#233; et sortant du lot de part son &#233;pure et sa courte dur&#233;e. Elle reviendra &#224; la voix histoire de confirmer qu'il s'agit l&#224; de son domaine de pr&#233;dilection, et on repartira tout de m&#234;me conquis avec ses deux CD puisqu'&#233;taient en vente un album datant de 2006 et son r&#233;cent EP &lt;i&gt;Florine&lt;/i&gt;, tous deux sortis par ses propres moyens !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dix minutes de pause et on enchaine avec la t&#234;te d'affiche de la soir&#233;e, soit &lt;strong&gt;Eluvium&lt;/strong&gt;. Matthew Cooper arrive seul sur sc&#232;ne, assis derri&#232;re une petite table sur laquelle sont dispos&#233;es diverses machines. Il est principalement &#224; la guitare, d&#233;livrant une petite m&#233;lodie, douce et r&#233;p&#233;titive qui viendra s'enrichir d'une lente mont&#233;e de nappe oscillante. Celle-ci finit par recouvrir la m&#233;lodie de guitare, se faisant plus dense, plus riche, se rapprochant alors d'une texture bruitiste. C'est &#224; se moment que deux autres musiciens se lanceront sur sc&#232;ne, accompagnant Matt pour un retour au calme.
&lt;br /&gt;La suite du concert se d&#233;roulera principalement sous forme de trio, alternant entre les diff&#233;rents styles abord&#233;s sur disque par Eluvium. On sera alors un peu g&#234;n&#233; par se live sous forme de compilation, sans r&#233;elle construction, passant d'un titre chant&#233; sur abstractions m&#233;lodiques &#224; une pi&#232;ce au piano lorgnant vers le n&#233;oclassique en passant par une &#233;lectro-pop aux rythmiques binaires et tintements m&#233;lodiques de piano. On passe ainsi rapidement d'une certaine m&#233;lancolie &#224; des tempos plus enjou&#233;s, m&#234;me si sur la longueur l'ambiance g&#233;n&#233;rale restait port&#233;e sur une certaine douceur.
&lt;br /&gt;Dur&#233;e variables d'un morceau &#224; l'autre mais le concert terminera un peu comme il avait commenc&#233; : Matt d&#233;bute au chant d'une voix douce et lente m&#233;lodie de guitare, avant que ses comparses ne viennent ajouter bruitages et effets les menant vers un final intense, tendu, bruitiste, les trois artistes quittant alors la sc&#232;ne en laissant tourner leurs machines... Classique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petite d&#233;ception donc que ce concert avec un artiste dont on pr&#233;f&#232;rera finalement la veine n&#233;oclassique plut&#244;t que sa pop douce ou ses exp&#233;rimentations qui nous para&#238;tront mal assur&#233;es. On ne regrettera tout de m&#234;me pas notre d&#233;placement puisque l'on aura d&#233;couvert Julianna Barwick dont on essayera de suivre les productions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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