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	<title>EtherREAL - Magazine de musiques actuelles - &#233;lectroniques, exp&#233;rimentales - et de pratiques artistiques contemporaines</title>
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		<title>David Grubbs + Andrea Belfi + Stefano Pilia / Ela Orleans</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


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		<description>Initialement programm&#233; au Point &#201;ph&#233;m&#232;re, le plateau de ce soir avait &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;, quelques jours auparavant, &#224; l'Espace B. Cons&#233;quence (ou cause ?) : une salle remplie &#224; une petite moiti&#233; (une cinquantaine de personnes) par des gens ayant brav&#233; le temps mena&#231;ant, l'interruption de la ligne 7 au-del&#224; de la Gare de l'Est et la fin de week-end. Pour ouvrir les d&#233;bats, Idiot Glee livra une sorte d'&#233;lectro-pop sans grand int&#233;r&#234;t, arm&#233; de deux claviers, se samplant en direct et lan&#231;ant quelques boucles rythmiques. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initialement programm&#233; au Point &#201;ph&#233;m&#232;re, le plateau de ce soir avait &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;, quelques jours auparavant, &#224; l'Espace B. Cons&#233;quence (ou cause ?) : une salle remplie &#224; une petite moiti&#233; (une cinquantaine de personnes) par des gens ayant brav&#233; le temps mena&#231;ant, l'interruption de la ligne 7 au-del&#224; de la Gare de l'Est et la fin de week-end. Pour ouvrir les d&#233;bats, &lt;strong&gt;Idiot Glee&lt;/strong&gt; livra une sorte d'&#233;lectro-pop sans grand int&#233;r&#234;t, arm&#233; de deux claviers, se samplant en direct et lan&#231;ant quelques boucles rythmiques. Oblig&#233; de se tordre pour tenir son micro de la main gauche, chanter et jouer de ses claviers des deux mains, &lt;strong&gt;James Friley&lt;/strong&gt; pliait r&#233;guli&#232;rement sa grande silhouette mais ne nous convainquit pas pour autant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre d&#233;placement &#233;tait, de toute fa&#231;on, davantage motiv&#233; par le reste du plateau, et notamment la prestation d'&lt;strong&gt;Ela Orleans&lt;/strong&gt;. Connue entre autres pour avoir partag&#233; un LP avec Dirty Beaches, la Polonaise d'origine a multipli&#233; les sorties ces trois derni&#232;res ann&#233;es et est d&#233;j&#224; pass&#233;e plusieurs fois &#224; Paris. Pour autant, c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'on pouvait appr&#233;cier ses compositions nettement plus ambitieuses et sombres que celles d'Idiot Glee. Assise derri&#232;re sa table et ses machines, recouverte de projections qui embrassaient la totalit&#233; de la sc&#232;ne de l'Espace B, la jeune femme offrit une grosse demi-heure de pi&#232;ces marqu&#233;es par une tr&#232;s forte r&#233;verb&#233;ration sur sa voix. In&#233;gal sur le premier titre, le mix se r&#233;gla pour se faire plus harmonieux par la suite, permettant au chant d'&#234;tre moins noy&#233; sous les instruments et &#224; sa pop tortur&#233;e de prendre une belle ampleur. Jamais compl&#232;tement macabres, bien que par&#233;s de tous les atours post-gothiques (ou &lt;i&gt;slow-witch-house&lt;/i&gt;) imaginables, ses morceaux emplirent l'espace de la petite salle et ravirent les spectateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est avec le souvenir mitig&#233; d'une date aux Vo&#251;tes il y a deux ans, mais avec la conviction que l'union de trois musiciens attachants en solo pouvait d&#233;boucher sur quelque chose d'int&#233;ressant, qu'on s'appr&#234;tait &#224; appr&#233;hender le concert de &lt;strong&gt;David Grubbs&lt;/strong&gt;, Stefano Pilia et Andrea Belfi. Tandis que les deux premiers &#233;taient positionn&#233;s en front de sc&#232;ne, guitares &#224; la bandouli&#232;re, le troisi&#232;me &#233;tait assis derri&#232;re sa batterie, les trois comp&#232;res proposant des titres majoritairement extraits de &lt;i&gt;The Plain Where The Palace Stood&lt;/i&gt;, r&#233;cemment publi&#233; chez Drag City. Cette actualit&#233; se ressentit favorablement puisqu'&#224; la diff&#233;rence de leur prestation de 2011, il &#233;tait &#233;vident que l'interaction entre les trois hommes &#233;tait renforc&#233;e et l'impression de musiciens &#233;voluant de mani&#232;re herm&#233;tique balay&#233;e. N&#233;anmoins, les deux Italiens portaient une grande attention &#224; David Grubbs qui, du manche de sa guitare, les dirigeait pour indiquer la reprise d'un th&#232;me ou le passage &#224; la &lt;i&gt;coda&lt;/i&gt; d'un morceau. Alternant passages improvis&#233;s, titres quasi-math-rock et courtes pi&#232;ces folk chant&#233;es, l'approche instrumentale variait &#224; chaque fois, &#224; l'image de celle de &lt;strong&gt;Stefano Pilia&lt;/strong&gt; : guitare slapp&#233;e, frapp&#233;e &#224; l'archet ou agr&#233;ment&#233;e d'un e-bow pour la premi&#232;re et deuxi&#232;me veines, six-cordes gratt&#233;e ou jou&#233;e en arp&#232;ges pour la derni&#232;re. De son c&#244;t&#233;, d&#233;laissant les incorporations &#233;lectroniques qu'il avait pu d&#233;velopper aux Vo&#251;tes, &lt;strong&gt;Andrea Belfi&lt;/strong&gt; passait des balais aux baguettes, frappait des petits gongs ou s'&#233;vertuait &#224; structurer les interventions de ses deux acolytes. Il en r&#233;sulta donc un ensemble nettement plus &#233;crit et pr&#233;par&#233;, une belle harmonie entre ces trois hommes et un concert (certes un peu long, puisque d&#233;passant les soixante minutes) beaucoup plus emballant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Noveller</title>
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		<dc:subject>Noveller</dc:subject>
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		<description>Elle-m&#234;me vid&#233;aste, on ne fut pas surpris d'apprendre que deux dates de Sarah Lipstate &#233;taient programm&#233;es dans une galerie d'art contemporain parisienne : un petit showcase le jour du vernissage de l'exposition de photographies de Justin James King et un v&#233;ritable concert le lendemain. Toujours int&#233;ress&#233; par la musique de Noveller, on prit place, aux c&#244;t&#233;s d'une vingtaine de personnes, dans le petit espace de la Brachfeld Gallery, rue des Archives, pour retrouver la New-Yorkaise, sa guitare &#233;lectrique (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4910" rel="tag"&gt;Brachfeld Gallery&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle-m&#234;me vid&#233;aste, on ne fut pas surpris d'apprendre que deux dates de &lt;strong&gt;Sarah Lipstate&lt;/strong&gt; &#233;taient programm&#233;es dans une galerie d'art contemporain parisienne : un petit showcase le jour du vernissage de l'exposition de photographies de Justin James King et un v&#233;ritable concert le lendemain. Toujours int&#233;ress&#233; par la musique de &lt;strong&gt;Noveller&lt;/strong&gt;, on prit place, aux c&#244;t&#233;s d'une vingtaine de personnes, dans le petit espace de la Brachfeld Gallery, rue des Archives, pour retrouver la New-Yorkaise, sa guitare &#233;lectrique et ses p&#233;dales d'effets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Afin de se renouveler, sept mois apr&#232;s son dernier passage dans la capitale, la musicienne consacra la premi&#232;re moiti&#233; de son set &#224; des nouveaux morceaux, probablement appel&#233;s &#224; constituer son nouvel album qu'elle annon&#231;a venir de terminer. Pas encore familiers de ces titres, ils nous parurent r&#233;sulter de proc&#233;d&#233;s assez semblables : note jou&#233;e au m&#233;diator, appui sur la p&#233;dale de gain pour la faire appara&#238;tre en crescendo, empilement des sons ainsi cr&#233;&#233;s et enfin adjonction d'une nappe g&#233;n&#233;r&#233;e par un jeu &#224; l'archet. Afin d'apporter un peu de diff&#233;rence, une rythmique sombre et dense agr&#233;mentait parfois l'arri&#232;re-plan mais, dans l'ensemble, ces morceaux firent montre d'une gestion pas toujours optimum de leur dur&#233;e : ceux qui &#233;taient trop homog&#232;nes avaient tendance &#224; s'&#233;terniser tandis que ceux qui d&#233;voilaient davantage de richesse s'arr&#234;taient trop rapidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la seconde moiti&#233; du concert, Noveller livra des titres extraits de son r&#233;pertoire : &lt;i&gt;Ends&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Entering&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Almost Alright&lt;/i&gt;. Jeu en &lt;i&gt;finger-picking&lt;/i&gt;, pr&#233;sence d'arp&#232;ges, utilisation d'un bottleneck puis d'un e-bow permirent &#224; la jeune femme de diversifier alors davantage son propos tout en conservant cette capacit&#233; &#224; &#233;chafauder une ambient particuli&#232;rement enveloppante et en tr&#232;s bonne ad&#233;quation avec les cr&#233;ations de Justin James King (constellations stylis&#233;es, nuages de points en noir et blanc, paysages num&#233;ris&#233;s) qui ornaient les murs de la galerie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sin Fang / Pascal Pinon</title>
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		<dc:subject>Caf&#233; de la Danse</dc:subject>
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		<description>Double affiche Islandaise au Caf&#233; de la Danse pour l'&#233;tape parisienne de la tourn&#233;e de deux signatures Morr Music qui sillonnent l'Europe pour une vingtaine de dates. Dans une salle peu remplie au d&#233;part mais qui accueillit davantage de spectateurs au fur et &#224; mesure du d&#233;roulement de la soir&#233;e, nous p&#251;mes assister aux concerts d'artistes dont nous suivons les parutions avec plus ou moins de bonheur, bien que pr&#233;sentant le point commun de nous s&#233;duire de plus en plus &#224; chaque nouvel album. Plac&#233;es en (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4360" rel="tag"&gt;Pascal Pinon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Double affiche Islandaise au Caf&#233; de la Danse pour l'&#233;tape parisienne de la tourn&#233;e de deux signatures Morr Music qui sillonnent l'Europe pour une vingtaine de dates. Dans une salle peu remplie au d&#233;part mais qui accueillit davantage de spectateurs au fur et &#224; mesure du d&#233;roulement de la soir&#233;e, nous p&#251;mes assister aux concerts d'artistes dont nous suivons les parutions avec plus ou moins de bonheur, bien que pr&#233;sentant le point commun de nous s&#233;duire de plus en plus &#224; chaque nouvel album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plac&#233;es en font de sc&#232;ne, &lt;strong&gt;J&#243;fr&#237;&#240;ur &#193;kad&#243;ttir&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&#193;sthildur &#193;kad&#243;ttir&lt;/strong&gt; se pr&#233;sent&#232;rent vers 20h, pas si timides que cela nonobstant leur jeune &#226;ge (dix-huit ans tout juste, apparemment). Une demi-heure de prestation leur permit de pr&#233;senter une dizaine de ballades folk, l'une &#224; la guitare (&#233;lectrique ou acoustique) et au chant, et l'autre &#224; la seconde guitare ou au clavier. Mignonnes et d&#233;licates, leurs compositions se firent surtout op&#233;rantes quand elles &#233;taient chant&#233;es en islandais ou en su&#233;dois (&lt;i&gt;Fernando&lt;/i&gt;). Interpr&#233;t&#233;es en anglais, les chansons de &lt;strong&gt;Pascal Pinon&lt;/strong&gt; ne s'extirpaient, en effet, pas suffisamment du tout-venant en la mati&#232;re, allant m&#234;me jusqu'&#224; exposer trop ouvertement leurs limites : m&#233;lodies l&#233;g&#232;rement plates, absence d'affirmation dans le timbre, caract&#232;re un peu pauvre des instrumentations, notamment le clavier, dont la sonorisation interrogea (pourquoi ne pas l'avoir directement reli&#233; &#224; une enceinte plut&#244;t que le repiquer avec un micro ?). Pour autant, le public &#233;couta l'ensemble sans d&#233;plaisir, probablement touch&#233; par la sinc&#233;rit&#233; et la disponibilit&#233; des jumelles, expliquant (trop ?) largement l'historique de chaque chanson avant de la jouer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps de d&#233;barrasser le plateau des affaires des s&#339;urs &#193;kad&#243;ttir et &lt;strong&gt;Sin Fang&lt;/strong&gt; put prendre place, entour&#233; de quatre camarades pour une heure de set dont on retiendra principalement le dernier tiers (rappels compris). En effet, la dizaine de morceaux constituant les deux premiers tiers du concert nous parut rapidement redondante, r&#233;p&#233;tant les m&#234;mes formules (trop de ch&#339;urs en &#171; wow-ouh-wow-ouh-wow-ouh &#187;, trop d'instrumentations similaires) et faisant surtout montre d'une profusion d'ensemble (batterie jou&#233;e martialement par Magn&#250;s Trygvason Eliassen, guitare aux relents country ou funk, mix in&#233;gal poussant les instruments et laissant la voix de &lt;strong&gt;Sindri M&#225;r Sigf&#250;sson&lt;/strong&gt; tr&#232;s en retrait) qui avait tendance &#224; gommer les singularit&#233;s de chaque titre pour homog&#233;n&#233;iser le tout. Au reste, le chanteur le reconnut en creux, avouant se perdre lui-m&#234;me dans la setlist (&#233;gar&#233;e lors d'un pr&#233;c&#233;dent concert) et m&#233;langeant des morceaux aux intitul&#233;s proches (&lt;i&gt;Always Everything&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Everyhting Alright&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'inverse, quand furent abord&#233;s &lt;i&gt;Young Boys&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;What's Wrong With Your Eyes&lt;/i&gt; pour finir le set principal, on appr&#233;cia le changement de tonalit&#233; : rythmique impuls&#233;e par plusieurs sistres pour le premier, &#233;nergie bien contenue et euphorisante pour le second. Plus encore, quand, pour le rappel, Sindri aborda deux titres au piano (en solo puis accompagn&#233; au cor) avant d'&#234;tre rejoint par ses quatre comp&#232;res pour le final, on savoura la palette ainsi pr&#233;sent&#233;e. Si l'id&#233;e &#233;tait de nous faire quitter le Caf&#233; de la Danse avec un souvenir plut&#244;t agr&#233;able en t&#234;te, l'agencement du set se montra donc parfait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#211;lafur Arnalds / Greg Haines</title>
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		<description>Un Divan du Monde loin d'&#234;tre rempli pour le premier, des Instants Chavir&#233;s occup&#233;s par une trentaine de personnes pour le second : les derni&#232;res venues respectives en &#206;le-de-France d'&#211;lafur Arnalds et de Greg Haines (si l'on excepte une premi&#232;re partie de Cat Power pour l'Islandais) n'avaient pas forc&#233;ment attir&#233; la foule. Cinq ans ont pass&#233; depuis et, de toute &#233;vidence, leur notori&#233;t&#233; (en tous cas celle d'Arnalds) a augment&#233; de mani&#232;re exponentielle, &#224; en croire l'impressionnante file d'attente devant le (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2591" rel="tag"&gt;Caf&#233; de la Danse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3133" rel="tag"&gt;&#211;lafur Arnalds&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un Divan du Monde loin d'&#234;tre rempli pour le premier, des Instants Chavir&#233;s occup&#233;s par une trentaine de personnes pour le second : les derni&#232;res venues respectives en &#206;le-de-France d'&#211;lafur Arnalds et de Greg Haines (si l'on excepte une premi&#232;re partie de Cat Power pour l'Islandais) n'avaient pas forc&#233;ment attir&#233; la foule. Cinq ans ont pass&#233; depuis et, de toute &#233;vidence, leur notori&#233;t&#233; (en tous cas celle d'Arnalds) a augment&#233; de mani&#232;re exponentielle, &#224; en croire l'impressionnante file d'attente devant le Caf&#233; de la Danse et le caract&#232;re subs&#233;quemment tr&#232;s rempli de la salle du XIe arrondissement (fosse pleine de gens assis sur des coussins, marches occup&#233;es, personnes debout sur les c&#244;t&#233;s).&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2469 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/941940_244910052317999_828121684_n.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Affiche de la tourn&#233;e de Greg Haines&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L67xH150/941940_244910052317999_828121684_n-59d87-c26e7.jpg' width='67' height='150' alt='JPEG - 68.3 ko' style='height:150px;width:67px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Affiche de la tourn&#233;e de Greg Haines&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, entre le souvenir des bonnes prestations d&#233;j&#224; cit&#233;es et la connaissance des disques des deux musiciens, nous venions autant pour l'un que pour l'autre, avec peut-&#234;tre un int&#233;r&#234;t suppl&#233;mentaire pour &lt;strong&gt;Greg Haines&lt;/strong&gt;, ne sachant pas tr&#232;s bien quelle direction musicale le Britannique allait privil&#233;gier en cette soir&#233;e. Install&#233; c&#244;t&#233; jardin, assis derri&#232;re un piano &#224; queue, il d&#233;buta autour de 20h&#8230; ou plut&#244;t la musique d&#233;buta avant lui puisque les nappes de synth&#233; constituant son morceau d'ouverture furent lanc&#233;es avant qu'il n'entre sur sc&#232;ne. Ceci fait, il put introduire le piano solo pour quelques morceaux, dans une approche n&#233;o-classique peu surprenante (travail sur la r&#233;p&#233;tition du m&#234;me th&#232;me m&#233;lodique, accords graves appuy&#233;s) qu'il sut n&#233;anmoins faire alterner avec des titres purement &#233;lectroniques, s'appuyant alors sur un clavier-s&#233;quenceur. D'autres pi&#232;ces furent m&#234;me l'occasion de m&#233;langer ces deux veines, lan&#231;ant les boucles de la main gauche et attaquant le piano de la main droite, flirtant avec des tentations jazz (via l'aspect syncop&#233; du jeu du piano) ou des rivages plus dub (&#233;cho sur les rythmiques).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce croisement connut son paroxysme dans deux morceaux tr&#232;s rythm&#233;s avec accumulation de pulsations m&#233;tronomiques, introduction de m&#233;lodies provenant du piano, adjonction de percussions s&#232;ches (sistre &#224; manche, cloche) ou d'un m&#233;lodica (bien que ce dernier ne se f&#238;t que peu entendre). Entra&#238;nants et dansants, ces deux titres, s&#233;par&#233;s par une pi&#232;ce moins engageante nous firent alors regretter la configuration assise du Caf&#233; de la Danse, berc&#233;s par ces compositions et tent&#233;s que nous &#233;tions par quelques mouvements corporels. Afin de souligner encore cette accointance &#171; club &#187;, lumi&#232;res et pyrotechnies &#233;taient convoqu&#233;es, dans une proposition tr&#232;s souvent vue dans cette salle mais qui fait toujours son effet : forts projecteurs blancs et machine &#224; fum&#233;e dispos&#233;s en fond de sc&#232;ne, diffusant leurs &#233;manations en direction du public et permettant &#224; la silhouette du musicien de se d&#233;couper dans le faisceau, au milieu du panache de fum&#233;e. Un autre r&#233;dacteur de ces pages affirma, au bout de ces quarante minutes de set, avoir vu l&#224; son meilleur concert de l'ann&#233;e 2013 ; il y avait certainement du vrai.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2470 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/58175_10151355531651039_1460126424_n.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Affiche de la tourn&#233;e d'&#211;lafur Arnalds&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L88xH150/58175_10151355531651039_1460126424_n-a364f-1f3ce.jpg' width='88' height='150' alt='JPEG - 66.7 ko' style='height:150px;width:88px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Affiche de la tourn&#233;e d'&#211;lafur Arnalds&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Attendu donc par une grande majorit&#233; du public, &lt;strong&gt;&#211;lafur Arnalds&lt;/strong&gt; prit place, accompagn&#233; par un quatuor &#224; cordes et un cinqui&#232;me comparse, en charge principalement de l'&#233;lectronique. Avant l'arriv&#233;e de ces cinq associ&#233;s, il pr&#233;senta son iPad, d&#233;nomm&#233; &#171; Steve Jobs &#187; et sollicita les spectateurs pour chanter un &#171; la &#187;, enregistr&#233; sur sa tablette et utilis&#233; comme tapis sonore. &#201;change avec la salle, volont&#233; d'aller vers le public, m&#233;lange d'&#233;lectronique et d'instrument r&#233;el : les ingr&#233;dients de l'int&#233;gralit&#233; du concert &#233;taient pos&#233;s d&#232;s ce morceau d'ouverture. L'ensemble se d&#233;roula alors selon ce programme, l'Islandais n'h&#233;sitant pas &#224; prendre r&#233;guli&#232;rement la parole, annon&#231;ant chaque titre ou presque, racontant une anecdote ou l'historique de telle composition. Rejoint par les cinq autres musiciens, ils purent livrer une suite de titres dans lesquels l'int&#233;gration de l'&#233;lectronique nous parut perfectible, &#224; la diff&#233;rence de l'interaction cordes-piano, particuli&#232;rement ajust&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au milieu du concert, une septi&#232;me personne vint occuper le milieu du plateau : l'Islandais Arn&#243;r Dan. Nouveaut&#233; de &lt;i&gt;For Now I Am Winter&lt;/i&gt;, la pr&#233;sence d'un chanteur fut ainsi mise en majest&#233;, d'autant plus que les vid&#233;os projet&#233;es sur le grand mur de pierre du Caf&#233; de la Danse soulignaient sa pr&#233;sence gr&#226;ce &#224; une Kinect permettant de saisir ses mouvements et de reproduire sa silhouette, constell&#233;e de points lumineux, sur le mur. Malheureusement, cet apport vocal s'av&#233;ra d&#233;monstratif et mani&#233;r&#233;, nous faisant esp&#233;rer un prompt retour des titres instrumentaux. Le rappel nous combla : d&#233;but&#233; par un piano solo, &lt;i&gt;Poland&lt;/i&gt; accueillit ensuite les cordes, mais de mani&#232;re aveugle puisque les instrumentistes &#233;taient rest&#233;s dans les loges, quitt&#232;rent celles-ci par le couloir arri&#232;re et emprunt&#232;rent le passage derri&#232;re les gradins. Le subtil jeu de piste sur la provenance du son qui en r&#233;sulta vint conclure de mani&#232;re un rien malicieuse la soir&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Luciano Maggiore / Dominic Lash / Alessandro Bosetti</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>KOBE</dc:subject>
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		<dc:subject>Alessandro Bosetti</dc:subject>
		<dc:subject>Luciano Maggiore</dc:subject>

		<description>Luciano Maggiore' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt; Luciano Maggiore Premier des trois artistes solo programm&#233;s ce soir &#224; KOBE, Luciano Maggiore mit &#224; profit tout son mat&#233;riel (petite table de mixage aux multiples potentiom&#232;tres, quatre discmans, deux walkmans et leurs CD et cassettes aff&#233;rents) pour d&#233;livrer un set d'&#233;lectro-acoustique typique. Minimalisme des glitchs, absence de v&#233;ritable nappe d'arri&#232;re-plan et aspect presqu'&#233;vocateur des composantes utilis&#233;es : on pouvait ainsi imaginer ici un grincement de porte (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_2466 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/maggiore.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Luciano Maggiore&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH113/maggiore-26e61-cc378.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 35.4 ko' style='height:113px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Luciano Maggiore&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Premier des trois artistes solo programm&#233;s ce soir &#224; KOBE, &lt;strong&gt;Luciano Maggiore&lt;/strong&gt; mit &#224; profit tout son mat&#233;riel (petite table de mixage aux multiples potentiom&#232;tres, quatre discmans, deux walkmans et leurs CD et cassettes aff&#233;rents) pour d&#233;livrer un set d'&#233;lectro-acoustique typique. Minimalisme des glitchs, absence de v&#233;ritable nappe d'arri&#232;re-plan et aspect presqu'&#233;vocateur des composantes utilis&#233;es : on pouvait ainsi imaginer ici un grincement de porte ou bien l&#224; des bruits d'eau gargouillante. Marqu&#233;e par une l&#233;g&#232;re mont&#233;e en puissance, op&#233;rant cependant dans un volume contenu, sa prestation sembla convaincre la douzaine de personnes pr&#233;sente dans l'espace ivryen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Debout aux c&#244;t&#233;s de son instrument, &lt;strong&gt;Dominic Lash&lt;/strong&gt; livra une demi-heure d'improvisation &#224; la contrebasse, jouant &#224; l'archet de part et d'autre du chevalet, explorant alors le large champ des possibles, allant jusqu'&#224; frapper l'archet sur les cordes ou &#224; frotter celui-ci sur le bois-m&#234;me. Entre jeu exp&#233;rimental et approche plus ample, travail m&#233;lodique et aspect plus percussif, l'Anglais sut ainsi utiliser tout le grand &#233;ventail qu'offrent la contrebasse et son caract&#232;re forc&#233;ment impressionnant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour terminer, &lt;strong&gt;Alessandro Bosetti&lt;/strong&gt; donna une nouvelle variation de son &lt;i&gt;Mask Mirror&lt;/i&gt;, dont ces pages avaient pu vanter les m&#233;rites lors du festival Pr&#233;sences &#201;lectronique 2012. Assis derri&#232;re son clavier-s&#233;quenceur, l'Italien combina interventions parl&#233;es en direct et samples, conduisant &#224; un m&#233;lange de l'anglais et de sa langue natale, de mots et d'onomatop&#233;es, le tout narrant le r&#233;cit d&#233;cal&#233; d'un ap&#233;ritif &#224; Prague avec des amis. Entre performance exp&#233;rimentale et concert, sa prestation le vit aussi m&#234;ler gr&#233;sillements et larsens lanc&#233;s de son appareil &#224; un sifflement &#233;manant de sa propre bouche, poursuivant donc sur cette veine drolatique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Low / Mire Kay</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Low</dc:subject>
		<dc:subject>Maroquinerie</dc:subject>
		<dc:subject>Mire Kay</dc:subject>

		<description>Tandis que nous avions un peu h&#233;sit&#233; avant d'aller voir Low &#224; la Ga&#238;t&#233; Lyrique il y a un an et demi et bien que le dernier album en date du groupe ne nous ait pas compl&#232;tement convaincus, c'est sans atermoiement aucun que nous nous rend&#238;mes &#224; la Maroquinerie, En effet, l'emballement &#224; l'issue de leur long concert de la fin 2011, le retour de la formation du Minnesota dans un lieu qui leur est cher (leur seul live officiel y a &#233;t&#233; enregistr&#233;) et la pr&#233;sence de Mire Kay en premi&#232;re partie constitu&#232;rent (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4896" rel="tag"&gt;Mire Kay&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tandis que nous avions un peu h&#233;sit&#233; avant d'aller voir Low &#224; la Ga&#238;t&#233; Lyrique il y a un an et demi et bien que le dernier album en date du groupe ne nous ait pas compl&#232;tement convaincus, c'est sans atermoiement aucun que nous nous rend&#238;mes &#224; la Maroquinerie, En effet, l'emballement &#224; l'issue de leur long concert de la fin 2011, le retour de la formation du Minnesota dans un lieu qui leur est cher (leur seul live officiel y a &#233;t&#233; enregistr&#233;) et la pr&#233;sence de Mire Kay en premi&#232;re partie constitu&#232;rent autant d'arguments pour que l'on prenne le chemin de la salle quasi-compl&#232;te (et qui avait, fort heureusement, r&#233;ussi &#224; faire fonctionner ses climatisation et ventilation).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Form&#233; sur les bris&#233;es d'Audrey (ce quatuor su&#233;dois dont nous avions tress&#233; des louanges au milieu des ann&#233;es 2000 mais qui s'est sabord&#233; depuis), &lt;strong&gt;Mire Kay&lt;/strong&gt; permit de retrouver &lt;strong&gt;Victoria Skoglund&lt;/strong&gt; &#224; la guitare et &lt;strong&gt;Emelie Molin&lt;/strong&gt; au violoncelle, soit deux des quatre membres d'Audrey. Musicalement, c'est donc sans surprise qu'on aboutit &#224; un r&#233;sultat assez proche (sortes de ballades slow-folk) m&#234;me si la configuration de cette tourn&#233;e, avec la pr&#233;sence des deux seuls instruments pr&#233;cit&#233;s, conduisit &#224; un ensemble plus pauvre que sur disque. Sans batterie, ni clavier, ni basse, ni seconde guitare, le d&#233;pouillement induit amena &#224; &#234;tre davantage attentif aux limites du duo : rythmique de la main droite de Victoria un peu r&#233;p&#233;titive, pr&#233;sence d'Emelie un rien trop discr&#232;te (qu'elle jouait en pizzicati ou &#224; l'archet), compositions quasi-similaires. Demeur&#232;rent n&#233;anmoins leurs timbres particuliers et leur capacit&#233; &#224; les marier dans de belles harmonies vocales qui tendirent un pont vers le groupe op&#233;rant en t&#234;te d'affiche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, on le r&#233;p&#232;te &#224; chaque recension d'un concert de &lt;strong&gt;Low&lt;/strong&gt;, la mani&#232;re qu'ont &lt;strong&gt;Alan Sparhawk&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mimi Parker&lt;/strong&gt; d'unir leurs voix, d'op&#233;rer l'un au chant, l'autre au contrechant (&lt;i&gt;Canada&lt;/i&gt;) ou de s'occuper des vocalises quand l'autre se charge du chant principal constitue bien l'un des points forts du trio &#233;tats-unien. Au sein d'un set dans lequel on put saluer une forme d'habilet&#233; &#224; ne livrer aucun de ses r&#233;cents &#171; tubes &#187; (ni &lt;i&gt;Hatchet&lt;/i&gt;, ni &lt;i&gt;Just Make It Stop&lt;/i&gt;), Low se fit probablement plus pertinent quand Mimi officiait au chant principal (&lt;i&gt;So Blue&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Especially Me&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;In Metal&lt;/i&gt;). Depuis quelques ann&#233;es, le couple est accompagn&#233; par &lt;strong&gt;Steve Garrington&lt;/strong&gt; au clavier, mais surtout &#224; la basse, dont les slides purent embellir &lt;i&gt;Murderer&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Sunflower&lt;/i&gt;, magnifiquement encha&#238;n&#233;s dans une seconde moiti&#233; de set globalement plus concluante que la premi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors qu'&#224; la Ga&#238;t&#233; Lyrique, on avait pu stigmatiser quelques difficult&#233;s dans la mise en place de chaque morceau, on remarqua, cette fois-ci, un soin tout sp&#233;cifique apport&#233; aux introductions, avec quelques accords de clavier et interventions en nappes de la guitare d'Alan, propres &#224; cr&#233;er un tapis pouvant ensuite accueillir m&#233;lodies et chant (&lt;i&gt;On My Own&lt;/i&gt;). Ne reniant pour autant pas ses titres plus enlev&#233;s (&lt;i&gt;Monkey&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Canada&lt;/i&gt;), le groupe sut en donner des versions plus sombres, comme tremp&#233;es dans la suie, avant de terminer son concert, sans toutefois l'habituel appel aux demandes du public, par le formidable &lt;i&gt;Last Snowstorm Of The Year&lt;/i&gt; et le profond &lt;i&gt;I Hear&#8230; Goodnight&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alva Noto / Le Cabaret Contemporain</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Carsten Nicola&#239;</dc:subject>
		<dc:subject>Alva Noto</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#226;teau Flight</dc:subject>
		<dc:subject>La Machine du Moulin Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>Le Cabaret Contemporain</dc:subject>

		<description>Tr&#232;s pr&#233;sent sur ces pages (il s'agit de la huiti&#232;me recension d'un de ses concerts solos donn&#233;s ces dix derni&#232;res ann&#233;es, sans compter ses prestations en collaboration avec d'autres musiciens), Alva Noto passait &#224; nouveau par Paris, optant cette fois-ci pour la Machine du Moulin Rouge. Fort bien remplie en ce d&#233;but mai, la salle de Pigalle avait programm&#233;, en ouverture de soir&#233;e, le Cabaret Contemporain pour son &#171; Terry Riley Project &#187;, revisitation des pi&#232;ces du compositeur &#233;tats-unien effectu&#233;e en (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4001" rel="tag"&gt;La Machine du Moulin Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4891" rel="tag"&gt;Le Cabaret Contemporain&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s pr&#233;sent sur ces pages (il s'agit de la huiti&#232;me recension d'un de ses concerts solos donn&#233;s ces dix derni&#232;res ann&#233;es, sans compter ses prestations en collaboration avec d'autres musiciens), Alva Noto passait &#224; nouveau par Paris, optant cette fois-ci pour la Machine du Moulin Rouge. Fort bien remplie en ce d&#233;but mai, la salle de Pigalle avait programm&#233;, en ouverture de soir&#233;e, le Cabaret Contemporain pour son &#171; Terry Riley Project &#187;, revisitation des pi&#232;ces du compositeur &#233;tats-unien effectu&#233;e en compagnie de Ch&#226;teau Flight.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc peu apr&#232;s 21h que les sept musiciens s'install&#232;rent sur sc&#232;ne, &lt;strong&gt;Gilb'r&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;I:Cube&lt;/strong&gt; &#233;tant debout au fond, derri&#232;re une table o&#249; &#233;taient dispos&#233;es leurs machines, tandis que le quintet formant &lt;strong&gt;Le Cabaret Contemporain&lt;/strong&gt; formait un arc de cercle &#224; l'avant-sc&#232;ne. Deux contrebasses, un piano, une batterie et une guitare composent cet ensemble, chaque instrument &#233;tant mis &#224; contribution pour cr&#233;er des morceaux inspir&#233;s des cr&#233;ations de Terry Riley et agr&#233;ment&#233;es, donc, d'ajouts &#233;lectroniques. Il en r&#233;sulta une rencontre entre musique concr&#232;te et inflexions plus dansantes, marqu&#233;e par une belle interaction globale entre instruments et &#233;lectroniques, poussant petit &#224; petit la chose vers des rivages plus club.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, on dut d&#233;plorer un mix assez brouillon (homog&#233;n&#233;isant si l'on adopte un point de vue plus empathique) conduisant les contrebasses et le piano &#224; ne s'entendre, la moiti&#233; du temps, que pour leur aspect percussif : archet frappant les cordes, poings tapant les touches, cordes de contrebasses slapp&#233;es ou &#233;touff&#233;es avec la main gauche, cordes du piano pr&#233;par&#233; pinc&#233;es, etc&#8230; Quant &#224; la guitare, elle se faisait la plupart du temps inaudible, sauf pour quelques accords pinc&#233;s aux consonances psych&#233;. Naturellement, le style appelait un &#233;tirement sur la longueur (travail sur la r&#233;p&#233;tition, forme de s&#233;rialit&#233; musicale) mais un set d'une heure nous parut un rien trop ambitieux, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; quand d'autres concerts sont programm&#233;s ensuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru il y a un an et demi, &lt;i&gt;Univrs&lt;/i&gt; sert de support aux prestations actuelles d'&lt;strong&gt;Alva Noto&lt;/strong&gt;, l'Allemand donnant une traduction sc&#233;nique de son album comme il avait pu le faire pr&#233;c&#233;demment avec &lt;i&gt;Xerrox&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Unitxt&lt;/i&gt;. Coh&#233;rente avec son parcours et sa discographie, cette d&#233;marche g&#233;n&#232;re toutefois un aspect trop programmatique de ses concerts, notamment dans l'utilisation des visuels : reprise de la charte graphique de cet album, fa&#231;on circuit imprim&#233; ou &lt;i&gt;mapping&lt;/i&gt; de r&#233;seau avec vision d'ensemble pour le premier titre puis zoom sur chaque composant par la suite. Musicalement &#233;galement, peu de surprises avec ce traditionnel m&#233;lange de hautes fr&#233;quences, de claquements sonores, de micro-larsens et de rythmiques minimalistes et m&#233;tronomiques. Demeurant quand m&#234;me impressionnante, la performance de &lt;strong&gt;Carsten Nicolai&lt;/strong&gt; put &#233;galement saisir les auditeurs en ayant recours &#224; des &#233;l&#233;ments plus abrasifs ou en basculant soudainement dans quelques secondes arythmiques, uniquement port&#233;es par un son type modem 56k qui se connecte, avant de repartir de plus belle tandis que les flashes aveuglant cr&#233;pit&#232;rent derri&#232;re lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Oiseaux-Temp&#234;te / Temps Z&#233;ro</title>
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		<dc:date>2013-05-15T08:35:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>


		<dc:subject>Fr&#233;d&#233;ric D. Oberland</dc:subject>
		<dc:subject>Eglise Saint-Merry</dc:subject>
		<dc:subject>Gareth Davis</dc:subject>
		<dc:subject>Oiseaux-Temp&#234;te</dc:subject>

		<description>Port&#233;s sur l'exploration de formes exigeantes et aventureuses, les Rendez-vous contemporains r&#233;guli&#232;rement propos&#233; par l'&#201;glise Saint-Merry proposaient, en ce vendredi soir balay&#233; par la pluie et le froid tomb&#233;s rapidement sur la capitale, un double plateau musical et visuel. La soir&#233;e d&#233;buta par un court-m&#233;trage de Lorenzo Castore et Adam Cohen, portrait d'Ewa et Piotr, s&#339;ur et fr&#232;re du troisi&#232;me &#226;ge, vivant ensemble dans le m&#234;me appartement de Cracovie. &#192; la place du son du film, Christian Fennesz avait (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Port&#233;s sur l'exploration de formes exigeantes et aventureuses, les Rendez-vous contemporains r&#233;guli&#232;rement propos&#233; par l'&#201;glise Saint-Merry proposaient, en ce vendredi soir balay&#233; par la pluie et le froid tomb&#233;s rapidement sur la capitale, un double plateau musical et visuel. La soir&#233;e d&#233;buta par un court-m&#233;trage de &lt;strong&gt;Lorenzo Castore &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Adam Cohen&lt;/strong&gt;, portrait d'Ewa et Piotr, s&#339;ur et fr&#232;re du troisi&#232;me &#226;ge, vivant ensemble dans le m&#234;me appartement de Cracovie. &#192; la place du son du film, &lt;strong&gt;Christian Fennesz&lt;/strong&gt; avait &#233;t&#233; convi&#233; &#224; proposer un accompagnement, enregistrement qui nous convainquit nettement plus que &lt;i&gt;No Peace Without War&lt;/i&gt; lui-m&#234;me, court-m&#233;trage assez peu probant car trop convenu dans sa description d'un quotidien difficile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nouveau projet du tr&#232;s actif &lt;strong&gt;Fr&#233;d&#233;ric D. Oberland&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Oiseaux-Temp&#234;te&lt;/strong&gt; voit le Fran&#231;ais op&#233;rer &#224; la guitare, aux c&#244;t&#233;s du fid&#232;le &lt;strong&gt;St&#233;phane Pigneul&lt;/strong&gt;, d&#233;volu &#224; la basse, et de &lt;strong&gt;Ben McConnell&lt;/strong&gt; &#224; la batterie et autres percussions. Avec ce trio, c'est sa veine post-rock contemplative qu'Oberland poursuit, choisissant de mettre en symbiose compositions musicales et travail visuel. Sous cet aspect, les vid&#233;os de St&#233;phane C. &#233;taient diffus&#233;es derri&#232;re les trois musiciens plac&#233;s dans le ch&#339;ur de l'&#233;glise : suites de petites sayn&#232;tes &#224; la fois narratives et d&#233;cal&#233;es, elles pouvaient n&#233;anmoins donner l'impression d'une d&#233;synchronisation pas tr&#232;s heureuse avec la musique. Partant, c'est sur cette derni&#232;re qu'on pr&#233;f&#233;ra se concentrer, appr&#233;ciant les longs instrumentaux, savourant la vigueur &#233;pisodique du jeu de batterie ou la participation d'un grand Glockenspiel, go&#251;tant la participation, dans la seconde moiti&#233; du concert, de Gareth Davis, venu donner une couleur plus free &#224; l'ensemble gr&#226;ce &#224; sa clarinette basse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment, c'est le musicien anglais qui, apr&#232;s un entracte, officia aux c&#244;t&#233;s d'&lt;strong&gt;&#201;ric Chenaux&lt;/strong&gt; pour une s&#233;ance d'improvisation d&#233;nomm&#233;e &lt;strong&gt;Temps Z&#233;ro&lt;/strong&gt;. Tandis que d&#233;roulaient des diaporamas de quelques &#233;preuves d'une vingtaine de photographes, le Canadien et l'Anglais distillaient des interventions tout &#224; fait dans la logique de ce qu'on peut attendre d'un tel sch&#233;ma. Sans v&#233;ritable lien, les images d&#233;filaient et les musiciens jouaient dans ce qui apparut alors comme relevant probablement davantage du dispositif. Alternant jeu free ou plus plaintif, &lt;strong&gt;Gareth Davis&lt;/strong&gt; sut quand m&#234;me nous toucher par cette modulation de son instrument alors qu'&#201;ric Chenaux, dont on avait pu &#233;couter avec satisfaction ses premiers disques sur Constellation, laissait aller sa guitare dans des contr&#233;es plus blues&#233;es, &#224; l'aide d'une p&#233;dale wah-wah, pour un r&#233;sultat moins concluant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Barn Owl / 2Kilos &amp;More / Witxes</title>
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		<dc:date>2013-04-30T18:09:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manon Torres</dc:creator>


		<dc:subject>2Kilos &amp; More</dc:subject>
		<dc:subject>Espace B</dc:subject>
		<dc:subject>Witxes</dc:subject>

		<description>Actuellement, l'Espace B n'est pas loin de pouvoir se revendiquer d&#233;tenteur des meilleures programmations parisiennes. Il suffit de prendre comme indicateur leur quota de concerts d'artistes de chez Denovali sur ces derniers mois pour avoir une id&#233;e de la qualit&#233; de ces soirs, &#224; passer planqu&#233;s dans le 19&#232;me. Ce mercredi ne d&#233;roge pas &#224; la r&#232;gle et propose une affiche compos&#233;e de Barn Owl, 2Kilos &amp;More et Witxes. Ce dernier, de son vrai nom Maxime Vavasseur, est l'auteur du spectral et tr&#232;s beau (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Actuellement, l'Espace B n'est pas loin de pouvoir se revendiquer d&#233;tenteur des meilleures programmations parisiennes. Il suffit de prendre comme indicateur leur quota de concerts d'artistes de chez Denovali sur ces derniers mois pour avoir une id&#233;e de la qualit&#233; de ces soirs, &#224; passer planqu&#233;s dans le 19&#232;me. Ce mercredi ne d&#233;roge pas &#224; la r&#232;gle et propose une affiche compos&#233;e de Barn Owl, 2Kilos &amp;More et Witxes. Ce dernier, de son vrai nom Maxime Vavasseur, est l'auteur du spectral et tr&#232;s beau &lt;i&gt;Sorcery/Geography&lt;/i&gt;, sorti en 2012, et un habitu&#233; des premi&#232;res parties de Tim Hecker. C'est lui qui ouvre la danse, du moins celle des volutes et des vagues de drones. Parfois accompagn&#233; de cinq musiciens, ce soir le Lyonnais se produit seul. &lt;br /&gt;Si l'introduction se cale sur un loop d&#233;licat auxquels il greffe un peu de son souffle, &lt;strong&gt;Witxes&lt;/strong&gt; a t&#244;t fait de changer de registre, propulsant un drone puissant, sur lequel vient se superposer une succession de nappes. Paradoxe que de percevoir des rafales &#233;piques au c&#339;ur des bourdons. Mais Witxes insuffle &#224; son live une dimension indus que l'on ne soup&#231;onnait pas. Hormis peut-&#234;tre sur &lt;i&gt;Thirteen Emeralds&lt;/i&gt;, son album est davantage cousu de torsades instrumentales que d&#233;charges rugueuses. Un beat cyclique, noyant la salle dans un bruit de pale d'h&#233;licopt&#232;re, poursuit la mise en tension entreprise par l'artiste, avant qu'il ne d&#233;chire la vapeur bourdonnante d'un silence ponctu&#233; de field-recordings et de l&#233;gers claquements aquatiques. Si la qualit&#233; sonore de la salle laisse &#224; d&#233;sirer d&#232;s que l'on touche &#224; ces genres musicaux&#8211; le son de sa guitare aura du mal &#224; exister - la fin de la performance de Witxes parvient &#224; s'&#233;lever au dessus de ce d&#233;faut. Alors qu'il commence par diluer un battement martial dans un oc&#233;an de drones, les couches incorporent progressivement le mouvement, se mettent &#224; dessiner la m&#234;me secousse industrielle et on finit plaqu&#233; par un mur de noise. Alors l'homme coupe tout et puis s'en va.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derri&#232;re leur tenture de tulle, sur laquelle se r&#233;percutent des visuels en noir et blanc, des bouts de Tarkovski ou d'&#233;tranges rubikub roses, &lt;strong&gt;2Kilos &amp;More&lt;/strong&gt; s'installe. Face &#224; face, S&#233;verine Krouch et Hugues Villette entament leur litanie opiac&#233;e, tandis que le spoken word de l'absent &lt;strong&gt;Black Sifichi&lt;/strong&gt; semble sortir d'un &#233;cran montrant sa bouche. Trop t&#244;t h&#233;las, les limites acoustiques de la salle se font sentir, criantes. A ce point-l&#224;, c'est bien la premi&#232;re fois. Le son de 2Kilos &amp;More est boursouffl&#233; d'&#233;chos et de vrombissements parasites. Sur la raide mont&#233;e de On the juicest walk, le trou d'air d'ordinaire jouissif de l'enclenchement du rythme retombe comme un souffl&#233;, tant les basses s'av&#232;rent sous-mix&#233;es. Leur prestation au Point Fmr en novembre dernier avait condens&#233; tant de groove hypnotique et malsain, que se manger ces &#233;touffantes limites &#224; de quoi rendre fou. Les deux de &lt;strong&gt;Von Magnet&lt;/strong&gt; ne faiblissent pas pour autant et nous gratifient de beaux moments de frictions r&#233;p&#233;titives, gr&#234;l&#233;es de guitare et embras&#233;es par le timbre lourd de Black Sifichi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est au tour de &lt;strong&gt;Barn Owl&lt;/strong&gt; de se mettre en place, dans toute leur solennit&#233; et leur d&#233;gaine de clones. Le poil noir, la chemise grise et la raie sur le c&#244;t&#233;, Jon Porras et Evan Caminiti, si semblables, entament le live qui r&#233;pond &#224; la sortie de &lt;i&gt;V&lt;/i&gt;, leur sixi&#232;me et vertigineux album. Les premi&#232;res minutes laissent pr&#233;sager que les am&#233;ricains parviendront &#224; g&#233;rer les d&#233;fauts de la salle. Un canevas de drones se d&#233;ploie, aspire l'esprit le long d'une irr&#233;pressible spirale et fait peu &#224; peu basculer les corps. La musique de Barn Owl en live d&#233;vie de ce qu'elle donne sur disque, caressant des cimes plus tangibles, plus sculpturales, plus tendres aussi. Le deuxi&#232;me morceau fonde cette impression, et laisse submerg&#233;, tenu en haleine par les montagnes ensabl&#233;es de m&#233;lancolie que le duo d&#233;place. Au c&#339;ur des vents cryptiques, s'&#233;l&#232;vent soudain les pulsations d'un rythme flottant, conf&#233;rant &#224; l'atmosph&#232;re un romantisme aux couleurs de cendre. L'air a tripl&#233; d'&#233;paisseur, et le public semble pris dans une transe sensible, muette et immobile. Barn Owl a livr&#233; un concert superbe, &#224; mi-chemin entre une parenth&#232;se cotonneuse et un corridor intergalactique. On en ressort engourdi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;sences Electronique 2013 - Kazuyuki Kishino / Laurent Dailleau / Tomoko Sauvage</title>
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		<dc:date>2013-04-22T13:50:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>


		<dc:subject>KK Null</dc:subject>
		<dc:subject>Laurent Dailleau</dc:subject>
		<dc:subject>INA / GRM</dc:subject>
		<dc:subject>Le 104</dc:subject>
		<dc:subject>Tomoko Sauvage</dc:subject>

		<description>Nous voici en deuxi&#232;me journ&#233;e du festival avec une affiche toujours aussi pointue mais aussi une belle brochette d'artistes que l'on croise r&#233;guli&#232;rement. Kazuyuki Kishino' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt; Kazuyuki Kishino Le rendez-vous &#233;tait pris pour 16h et le premier concert assur&#233; par Kazuyuki Kishino, plus connu en tant que K.K. Null. Entre 2008 et 2011, le Japonais a travaill&#233; sur Cryptozoon, une pi&#232;ce de pr&#232;s de 3h, laissant une place importante aux field recordings. Il en pr&#233;sentait ce soir une (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot1481" rel="tag"&gt;Laurent Dailleau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3062" rel="tag"&gt;INA / GRM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3411" rel="tag"&gt;Le 104&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4081" rel="tag"&gt;Tomoko Sauvage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voici en deuxi&#232;me journ&#233;e du festival avec une affiche toujours aussi pointue mais aussi une belle brochette d'artistes que l'on croise r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2448 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/kknull2013a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Kazuyuki Kishino&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L150xH150/kknull2013a-da6a5-cee55.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 67.5 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Kazuyuki Kishino&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le rendez-vous &#233;tait pris pour 16h et le premier concert assur&#233; par &lt;strong&gt;Kazuyuki Kishino&lt;/strong&gt;, plus connu en tant que &lt;strong&gt;K.K. Null&lt;/strong&gt;. Entre 2008 et 2011, le Japonais a travaill&#233; sur &lt;i&gt;Cryptozoon&lt;/i&gt;, une pi&#232;ce de pr&#232;s de 3h, laissant une place importante aux field recordings. Il en pr&#233;sentait ce soir une nouvelle version concentr&#233;e sur un peu moins d'une heure et diffus&#233;e en quadriphonie.
&lt;br /&gt;D'abord conforme &#224; ce que l'on pouvait en attendre, cette pi&#232;ce d&#233;buta par de grosses d&#233;flagrations de basses &#233;lectroniques. Et puis quelques minutes plus tard ce sont des cris d'oiseaux et autres bruits naturels, tir&#233;s d'enregistrements d'ambiance qui prennent le relai, rapidement suivis par des rythmiques et arp&#232;ges &#233;lectroniques, r&#233;p&#233;titives et minimalistes, simples, belles et efficaces, comme ces pulsations d'infrabasses techno&#239;des.
&lt;br /&gt;Durant un peu moins d'une heure, le Japonais n'arr&#234;tera pas de reproduire ce type d'alternance entre field recordings, &#233;lectronique abstraite, limite bruitiste, et compositions m&#233;caniques, &#233;chafaudant une pi&#232;ce &#224; la fois vivante et m&#233;canique. Finalement pas une tr&#232;s grosse surprise (dans la mesure o&#249; l'on connaissait d&#233;j&#224; le travail de K.K. Null), mais un tr&#232;s bon concert.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2449 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/tomokosauvage2013a.jpg&quot; rel=&quot;lightbox&quot; title='&lt;strong&gt;Tomoko Sauvage&lt;/strong&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L104xH150/tomokosauvage2013a-044a7-c28f0.jpg' width='104' height='150' alt='JPEG - 86.6 ko' style='height:150px;width:104px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Tomoko Sauvage&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une heure plus tard, on retourne dans la salle 400 pour la s&#233;ance de 18h en commen&#231;ant par &lt;strong&gt;Tomoko Sauvage&lt;/strong&gt;. C'est la troisi&#232;me fois qu'on la voyait en concert, avec notamment une r&#233;cente prestation &#224; l'Institut Finlandais. Beaucoup de monde d&#233;j&#224; dans la salle 400 lors de notre arriv&#233;e, et on se retrouvera assez loin derri&#232;re la Japonaise, nous privant du spectacle de ses manipulations aquatiques.
&lt;br /&gt;On se &quot;contentera&quot; donc de sa musique qu'elle compose au gr&#233; des gouttes d'eau qui tombe dans ses bols de porcelaine. Sa console de mixage lui permet de s&#233;lectionner les bols qu'elle veut, d&#233;butant uniquement par le plus grave, r&#233;p&#233;titif, cr&#233;ant un tempo m&#233;canique. Petit &#224; petit les autres bols apparaissent, commen&#231;ant &#224; esquisser des m&#233;lodies incitant &#224; la contemplation. Tomoko Sauvage joue alors avec l'eau qu'elle fait onduler afin de cr&#233;er un effet de vibrato, ou qu'elle transvase d'un bol &#224; l'autre.
&lt;br /&gt;On perdra ensuite un peu le fil. Alors que les &#233;l&#233;ments se multiplient, la musique nous parait plus abstraite et le fait de ne pas voir la musicienne jouer nous emp&#234;chera de faire la connexion entre le geste et les sons. On reconnaitra par contre la derni&#232;re s&#233;quence lors de laquelle Tomoko Sauvage ajoute de l'eau gazeuse &#224; ses bols, apportant quelques gr&#233;sillement &#224; une musique jusque l&#224; parfaitement limpide.
&lt;br /&gt;Une performance dans la lign&#233;e des pr&#233;c&#233;dents concerts de cette artiste, une qualit&#233; sonore in&#233;dite, mais un concert en aveugle qui nous fit perdre une partie du spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de la m&#234;me s&#233;ance, on encha&#238;ne rapidement avec &lt;strong&gt;Laurent Dailleau&lt;/strong&gt;, connu en tant que joueur de theremin, notamment crois&#233; au sein de S.S.S. aux c&#244;t&#233;s de C&#233;cile Babiole et Atau Tanaka.
&lt;br /&gt;Il est ce soir &#224; l'orgue pour une prestation pour le moins &#233;tonnante. Tout doucement s'&#233;l&#232;ve une texture gr&#233;sillante, un grondement de basses incessant. Incessant au point de rester pr&#233;sent lors des 25 minutes que dura ce concert. Difficile de percevoir le moindre changement, mis &#224; part quelques variations d'intensit&#233;. Une &#339;uvre conceptuelle dont on passera compl&#232;tement &#224; c&#244;t&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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