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		<title>M&#233;lissa Von V&#233;py : Miroir, Miroir</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;lissa Von V&#233;py</dc:subject>
		<dc:subject>Jardin Pierre de Montreuil</dc:subject>

		<description>Le souvenir encore vivace d'I Look Up, I Look Down, exercice entre danse, voltige et cascade vu il y a trois ans &#224; la Cit&#233; Internationale, nous accompagnait au moment d'aller voir Miroir, Miroir. Mont&#233;e l'an pass&#233;, cette nouvelle cr&#233;ation de M&#233;lissa Von V&#233;py la voit intervenir sans Chlo&#233; Moglia cette fois-ci, mais avec St&#233;phan Oliva au piano. Pour autant, c'est toujours &#224; mi-chemin de la prouesse circassienne et de la chor&#233;graphie que l'on retrouve la jeune femme. Apr&#232;s un d&#233;but assez enfantin (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le souvenir encore vivace d'&lt;i&gt;I Look Up, I Look Down&lt;/i&gt;, exercice entre danse, voltige et cascade vu il y a trois ans &#224; la Cit&#233; Internationale, nous accompagnait au moment d'aller voir &lt;i&gt;Miroir, Miroir&lt;/i&gt;. Mont&#233;e l'an pass&#233;, cette nouvelle cr&#233;ation de &lt;strong&gt;M&#233;lissa Von V&#233;py&lt;/strong&gt; la voit intervenir sans Chlo&#233; Moglia cette fois-ci, mais avec St&#233;phan Oliva au piano. Pour autant, c'est toujours &#224; mi-chemin de la prouesse circassienne et de la chor&#233;graphie que l'on retrouve la jeune femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s un d&#233;but assez enfantin (minauderies assise sur un tabouret, m&#226;chouillage d'un collier de bonbons, passages apeur&#233;s devant un miroir lui renvoyant son propre reflet), le propos se durcit quand la danseuse s'agrippe au vaste miroir et qu'elle arrache son collier. Compos&#233; de douze carreaux, la surface r&#233;fl&#233;chissante est en effet suspendue en l'air par deux filins reli&#233;s &#224; une large armature m&#233;tallique. Une fois &#233;vid&#233; en son centre, le miroir peut alors &#234;tre travers&#233; par M&#233;lissa Von V&#233;py, dans un geste &#233;videmment alicien. Le piano n'est alors plus jou&#233; d&#233;licatement comme au d&#233;but mais frapp&#233; de grosses mailloches agissant directement sur les cordes, tandis qu'un gong est &#233;galement percut&#233; par le musicien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;videmment, tandis que la jeune femme passe et repasse par le trou central, on est stup&#233;fait par le contraste entre, d'une part, la l&#233;g&#232;ret&#233; de l'ensemble et la gr&#226;ce de ses mouvements et, d'autre part, le tranchant du miroir et la pr&#233;sence au sol d'&#233;clats. Avec son pied ensanglant&#233;, on ne put s'emp&#234;cher, alors que le spectacle avait lieu juste devant la basilique de Saint-Denis, d'imaginer la chor&#233;graphe comme en train d'accomplir un parcours christique. Stigmate de ce combat contre l'&#233;l&#233;ment min&#233;ral, mais aussi contre ses propres limites, cette blessure la rapprochait en m&#234;me temps de nous autres. Bien incapables de faire preuve de telles ma&#238;trise et capacit&#233; musculaire, nous &#233;tions quand m&#234;me incorpor&#233;s aussi au spectacle par ce biais ou via le reflet du miroir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 20 juillet 2010 : Tours Aillaud - Nanterre
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 21 juillet 2010 : Dynamo - Pantin
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 4 ao&#251;t 2010 : Ar&#232;nes de Lut&#232;ce - Paris
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 5 ao&#251;t 2010 : Mairie du IVe - Paris
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 24 au 28 septembre 2010 : Bateau Feu - Dunkerque
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 12 et 13 novembre 2010 : Passerelle &#8211; Gap&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Perrine Valli : Je pense comme une fille enl&#232;ve sa robe</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7">Danse</category>

		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>Centre Culturel Suisse</dc:subject>
		<dc:subject>Perrine Valli</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233;e la saison pass&#233;e, Je pense comme une fille enl&#232;ve sa robe s'inscrit dans la lign&#233;e de ces r&#233;cents cr&#233;ations artistiques et travaux universitaires qui se sont int&#233;ress&#233;s &#224; la question de la prostitution, au-del&#224; des repr&#233;sentations mis&#233;rabilistes qui &#233;taient trop souvent privil&#233;gi&#233;es autrefois. Avec son titre emprunt&#233; &#224; Georges Bataille, cette proposition ambitionne en effet de partir de ce sujet soci&#233;tal et de le confronter aux pr&#233;occupations chor&#233;graphiques de la franco-suisse Perrine Valli (qui avait, (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4052" rel="tag"&gt;Perrine Valli&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e la saison pass&#233;e, &lt;i&gt;Je pense comme une fille enl&#232;ve sa robe&lt;/i&gt; s'inscrit dans la lign&#233;e de ces r&#233;cents cr&#233;ations artistiques et travaux universitaires qui se sont int&#233;ress&#233;s &#224; la question de la prostitution, au-del&#224; des repr&#233;sentations mis&#233;rabilistes qui &#233;taient trop souvent privil&#233;gi&#233;es autrefois. Avec son titre emprunt&#233; &#224; Georges Bataille, cette proposition ambitionne en effet de partir de ce sujet soci&#233;tal et de le confronter aux pr&#233;occupations chor&#233;graphiques de la franco-suisse &lt;strong&gt;Perrine Valli&lt;/strong&gt; (qui avait, gage de qualit&#233;, convi&#233; Colleen &#224; r&#233;aliser la bande-son de l'une de ses pr&#233;c&#233;dentes cr&#233;ations).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette perspective, le spectacle d&#233;bute avec un solo allong&#233; sur une table (faisant aussi bien office de lit que d'espace clos) sur laquelle la jeune femme va se mouvoir, &#224; la fois libre et engonc&#233;e, avec des gestes circonscrits par cette table mais empreints d'une belle gr&#226;ce. Une comparse appara&#238;t alors (m&#234;me tenue sombre, m&#234;me coupe de cheveux, m&#234;me maquillage extr&#234;mement l&#233;ger) et se met &#224; reproduire les m&#234;mes gestes, mais au sol, jusqu'&#224; se retrouver sous la table. La suite du spectacle les verra &#233;voluer moins sch&#233;matiquement, s'habillant et se d&#233;shabillant r&#233;guli&#232;rement et intervertissant leurs personnages. Jennifer Bonn d&#233;montrera &#233;galement qu'elle est initialement cr&#233;atrice sonore en se mettant au micro pour interpr&#233;ter des textes subjectifs : &#171; quand ton travail est termin&#233;/et tu es vide/et je suis pleine de ton vide/couch&#233;e sur le sol qui avant &#233;tait terre/et qui maintenant n'est que boue/quelques billets froiss&#233;s serr&#233;s dans ma main/avec lesquels je suis sens&#233;e s&#233;cher mes larmes d&#233;j&#224; taries depuis longtemps &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plastiquement, l'ensemble est accompagn&#233; d'un d&#233;collage progressif de bandes adh&#233;sives noires scotch&#233;es au sol, qui permet de d&#233;couvrir au fur et &#224; mesure des pointill&#233;s blancs, entre nouveaux moyens de d&#233;limiter l'espace et trac&#233;s m&#233;taphoriques des trottoirs arpent&#233;s par les prostitu&#233;es, tandis que r&#233;sonnent ces bruits de rue qu'elles doivent supporter toute la journ&#233;e (moteurs, pas, souffle venteux). Sur le mur du fond, la vid&#233;o apporte une touche plus l&#233;g&#232;re, &#224; l'image de ce portique scintillant d'&#233;toiles dans lequel les deux jeunes femmes s'inscrivent et se d&#233;hanchent. Plus tard, toujours en vid&#233;o, une s&#233;quence permet de faire appara&#238;tre les clients, mais ceux-ci sont r&#233;duits &#224; de minuscules personnages de frise qui courent sur le corps d&#233;nud&#233; jusqu'&#224; &#234;tre aval&#233;s par la bouche de la chor&#233;graphe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;ussissant de la sorte &#224; laisser de c&#244;t&#233; toute dimension &#233;rotique ou pornographique sans pour autant verser dans une crudit&#233; clinique malaisante, Perrine Valli nous laisse ainsi en m&#233;moire quelques magnifiques tableaux et une belle sobri&#233;t&#233; dont la vid&#233;o ci-dessous peut en partie t&#233;moigner :&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;embed&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x89zip_je-pense-comme-une-fille-enleve-sa_creation&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x89zip_je-pense-comme-une-fille-enleve-sa_creation&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 25 septembre 2010 : Mains d'&#338;uvres - Saint-Ouen
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; octobre 2010 : Sudp&#246;l - Lucerne
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 18 au 20 novembre 2010 : Maison de la Danse - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Asphalte</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>11111110</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre G&#233;rard Philipe</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Rigal</dc:subject>

		<description>Avec son spectacle Press dans lequel il se trouve isol&#233; dans sa chambre, Pierre Rigal conna&#238;t un large succ&#232;s (plus de cent repr&#233;sentations depuis la cr&#233;ation de ce solo il y a deux ans). Intrigu&#233;s par cette r&#233;ussite peu commune, la reprise d'Asphalte (spectacle pour cinq danseurs cr&#233;&#233; l'an pass&#233; &#224; Suresnes cit&#233;s danse) constituait un bon moyen pour nous de d&#233;couvrir le travail du jeune homme. Sur un plateau &#233;clair&#233; par un grand caisson lumineux situ&#233; en fond de sc&#232;ne, cinq danseurs hip-hop &#233;voluent (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3419" rel="tag"&gt;Th&#233;&#226;tre G&#233;rard Philipe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4025" rel="tag"&gt;Pierre Rigal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec son spectacle &lt;i&gt;Press&lt;/i&gt; dans lequel il se trouve isol&#233; dans sa chambre, &lt;strong&gt;Pierre Rigal&lt;/strong&gt; conna&#238;t un large succ&#232;s (plus de cent repr&#233;sentations depuis la cr&#233;ation de ce solo il y a deux ans). Intrigu&#233;s par cette r&#233;ussite peu commune, la reprise d'&lt;i&gt;Asphalte&lt;/i&gt; (spectacle pour cinq danseurs cr&#233;&#233; l'an pass&#233; &#224; Suresnes cit&#233;s danse) constituait un bon moyen pour nous de d&#233;couvrir le travail du jeune homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur un plateau &#233;clair&#233; par un grand caisson lumineux situ&#233; en fond de sc&#232;ne, cinq danseurs hip-hop &#233;voluent pendant une petite heure, juste arm&#233;s de cubes lumineux et de leur belle &#233;nergie. La souplesse plastique de leurs corps les am&#232;ne jusqu'&#224; une forme de d&#233;sarticulation ou d'effets quasi-aquatiques par une ondulation assez impressionnante de leurs membres, tandis que la source lumineuse change de couleur et sert &#224; d&#233;couper leurs silhouettes &#224; la mani&#232;re d'ombres chinoises contemporaines. Plus encore, le dernier tableau propose un effet stroboscopique avec, &#224; chaque flash blanc, la capture a&#233;rienne d'un saut de l'un des danseurs, si bien qu'on a l'impression que celui-ci vole pour traverser le plateau de jardin &#224; cour. Ce travail sur la lumi&#232;re conna&#238;t donc une r&#233;sonance via les petits cubes lumineux virevoltant d'une main &#224; l'autre dans une d&#233;marche proche du &#171; light painting &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le propos de Pierre Rigal ne se limite pas &#224; ces tableaux visuels probants, le chor&#233;graphe pouvant &#233;galement int&#233;grer, notamment au d&#233;but du spectacle, une approche plus politique. Une course-poursuite entre les danseurs se termine par l'immobilisation de l'un d'eux et on pense ainsi in&#233;vitablement &#224; l'&#233;lectrocution de Zyed Benna et Bouna Traor&#233; &#224; Clichy-sous-Bois en octobre 2005 ; lorsque les intervenants s'alignent dos au public, jambes &#233;cart&#233;es, bras tendus et paumes de mains &#224; plat sur le panneau de fond, des sc&#232;nes d'interpellation polici&#232;res remontent &#224; la surface ; enfin, des r&#233;miniscences de caillassage peuvent &#234;tre vus quand les cubes lumineux sont lanc&#233;s par-dessus le grand caisson. Mais cette parole politique, comme les quelques r&#233;f&#233;rences hip-hop, sont utilis&#233;es avec mesure et ne servent jamais de b&#233;quille facile. Il convient plut&#244;t d'y voir l&#224; un bagage commun, parfois employ&#233; avec fac&#233;tie &#224; l'image du sweat &#224; capuche, cet embl&#232;me ici d&#233;tourn&#233; pour allonger le cou d'un danseur ou agrandir sa figure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;B&#233;n&#233;ficiant de surcro&#238;t d'&#233;chantillons musicaux de Ryoji Ikeda (dont l'&#233;lectronica pr&#233;cise et cisel&#233;e convient parfaitement au spectacle), &lt;i&gt;Asphalte&lt;/i&gt; n'est certes pas forc&#233;ment tr&#232;s inventif mais s'av&#232;re diablement bien pens&#233; et mis en espace. Et &#224; en juger par les multiples &#171; waouh &#187; &#233;bahis que nous avons laiss&#233; &#233;chapper &#224; la vue de l'un des passages d&#233;crits pr&#233;c&#233;demment, il est permis de dire que nous avons largement appr&#233;ci&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 6 mai 2010 : La Halle aux Grains - Blois
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 12 et 13 mai 2010 : Fabrik - Postdam
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du 28 au 30 mai 2010 : French May Festival - Honk Kong
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 10 juillet 2010 : Festival Di&#232;se et Art Danse - Dijon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Manta</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article3576</link>
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		<dc:date>2010-04-10T11:12:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7">Danse</category>

		<dc:subject>11100000</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre de la Cit&#233; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>H&#233;la Fattoumi</dc:subject>

		<description>De la presse quotidienne nationale aux magazines hebdomadaires branch&#233;s, des sessions matinales d'information radio aux &#233;missions culturelles t&#233;l&#233;visuelles nocturnes, beaucoup se sont fait l'&#233;cho, ces derniers jours, de Manta. Il est vrai que cette cr&#233;ation d'H&#233;la Fattoumi (aid&#233;e d'&#201;ric Lamoureux) intervient dans un contexte marqu&#233; par des d&#233;bats politiques passionn&#233;s autour du voile int&#233;gral et des femmes qui le portent. Pr&#233;cis&#233;ment, la chor&#233;graphe, quine porte d'ordinaire ni niqab, ni hijab, dit avoir (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2405" rel="tag"&gt;11100000&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3402" rel="tag"&gt;Th&#233;&#226;tre de la Cit&#233; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot4020" rel="tag"&gt;H&#233;la Fattoumi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De la presse quotidienne nationale aux magazines hebdomadaires branch&#233;s, des sessions matinales d'information radio aux &#233;missions culturelles t&#233;l&#233;visuelles nocturnes, beaucoup se sont fait l'&#233;cho, ces derniers jours, de &lt;i&gt;Manta&lt;/i&gt;. Il est vrai que cette cr&#233;ation d'&lt;strong&gt;H&#233;la Fattoumi&lt;/strong&gt; (aid&#233;e d'&lt;strong&gt;&#201;ric Lamoureux&lt;/strong&gt;) intervient dans un contexte marqu&#233; par des d&#233;bats politiques passionn&#233;s autour du voile int&#233;gral et des femmes qui le portent. Pr&#233;cis&#233;ment, la chor&#233;graphe, quine porte d'ordinaire ni niqab, ni hijab, dit avoir voulu exp&#233;rimenter cette sensation en se recouvrant d'un tissu couleur chair.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois le v&#234;tement enfil&#233;, la jeune femme va s'attacher &#224; montrer que, sous le niqab, la femme est toujours pr&#233;sente avec ses attributs f&#233;minins (seins, fesses, pilosit&#233; pubienne), son bras couvert d'une gaine chamarr&#233;e ou ses hanches fines r&#233;v&#233;l&#233;es par une danse devant un projecteur. En quelques tableaux, H&#233;la Fattoumi capte des moments de vie, &#233;tablissant bien qu'au-del&#224; de l'apparent enfermement, le corps ainsi recouvert vit et bouge plus que jamais, jusqu'&#224; &#234;tre lib&#233;r&#233; et pouvoir de nouveau se mouvoir et sauter &#224; la corde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, la chor&#233;graphe-interpr&#232;te se laisse &#233;galement aller &#224; quelques facilit&#233;s et longueurs comme cette s&#233;ance interminable de d&#233;pliage/pliage de pans de tissus, cette danse de plus en plus fr&#233;n&#233;tique &#224; mesure que le tempo musical s'acc&#233;l&#232;re ou bien la sc&#232;ne finale. Apr&#232;s avoir ex&#233;cut&#233; le premier couplet/refrain d'&lt;i&gt; It's a Man's Man's Man's World&lt;/i&gt;, Fattoumi remplace les paroles d'origine par un &lt;i&gt;name-dropping&lt;/i&gt; de femmes c&#233;l&#232;bres du XXe si&#232;cle (Simone de Beauvoir, Aung San Suu Kyi, Doris Lessing, Marie Curie, Rosa Luxemburg, Gis&#232;le Halimi, Hannah Arendt, etc&#8230;). Devant un proc&#233;d&#233; si r&#233;pandu, en fait d'un geste politique, on se dit alors qu'on se trouve plut&#244;t en face d'un manifeste f&#233;ministe post-moderne vieillot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 20 et 21 ao&#251;t 2010 : Tanz in August - Berlin
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 5 d&#233;cembre 2010 : Dijon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Ciao Bella</title>
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		<dc:date>2010-01-29T10:23:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>11000000</dc:subject>
		<dc:subject>Centre Pompidou</dc:subject>
		<dc:subject>Herman Diephuis</dc:subject>

		<description>Tr&#232;s pr&#233;sent sur les sc&#232;nes franciliennes en ce d&#233;but d'ann&#233;e (quatre de ses cinq cr&#233;ations sont montr&#233;es d'ici avril), Herman Diephuis s'arr&#234;te au Centre Pompidou pour y donner Ciao Bella. Attach&#233;e &#224; la figure de la femme &#224; travers les &#226;ges, cette chor&#233;graphie ambitionne de partir des canons de la beaut&#233; d&#233;finis il y a plusieurs si&#232;cles pour moquer les clich&#233;s qu'ils v&#233;hiculent encore jusqu'&#224; aujourd'hui. Malheureusement, et les quelques lignes pr&#233;c&#233;dentes pouvaient d&#233;j&#224; le laisser pressentir, on se trouve en (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2587" rel="tag"&gt;Centre Pompidou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3938" rel="tag"&gt;Herman Diephuis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s pr&#233;sent sur les sc&#232;nes franciliennes en ce d&#233;but d'ann&#233;e (quatre de ses cinq cr&#233;ations sont montr&#233;es d'ici avril), &lt;strong&gt;Herman Diephuis&lt;/strong&gt; s'arr&#234;te au Centre Pompidou pour y donner &lt;i&gt;Ciao Bella&lt;/i&gt;. Attach&#233;e &#224; la figure de la femme &#224; travers les &#226;ges, cette chor&#233;graphie ambitionne de partir des canons de la beaut&#233; d&#233;finis il y a plusieurs si&#232;cles pour moquer les clich&#233;s qu'ils v&#233;hiculent encore jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, et les quelques lignes pr&#233;c&#233;dentes pouvaient d&#233;j&#224; le laisser pressentir, on se trouve en r&#233;alit&#233; en face d'un propos globalement trop convenu, avec cet &#233;ternel travail sur la repr&#233;sentation, m&#251; par une volont&#233; universaliste que traduisent un plateau nu (hormis deux bancs en fond de sc&#232;ne), une tenue quasi-uniforme des cinq danseuses (chemise noire ou bleue fonc&#233;e ou violette, pantalon noir, pieds nus) ou des cheveux tous tir&#233;s en arri&#232;re. On en vient m&#234;me &#224; se demander ce qu'il reste v&#233;ritablement du travail d'Herman Diephuis une fois mis de c&#244;t&#233; les habituels mouvements simultan&#233;s des intervenantes (la r&#233;action panurgique comme ali&#233;nation de l'individu), les illustrations appuy&#233;es de chansons pop (un sein caress&#233;, une langue vulgairement tir&#233;e), la succession de poses renvoyant aux vierges de la Renaissance et aux mannequins actuels ou la diffusion saccad&#233;e de tubes (&lt;i&gt;Crazy In Love&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Toxic&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Dancing Queen&lt;/i&gt;) avec zapping &#224; chaque changement de direction d'une danseuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques soli int&#233;ressants peinent en effet &#224; masquer ce qui nous appara&#238;t comme un manque certain d'imagination, ressassant des techniques &#233;prouv&#233;es par d'autres (on ne sera pas surpris d'apprendre que Diephuis a travaill&#233; avec J&#233;r&#244;me Bel, par exemple) et s'attaquant &#224; des clich&#233;s tellement d&#233;nonc&#233;s par ailleurs que c'est cette d&#233;nonciation elle-m&#234;me qui devient conventionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autre date :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.etherreal.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 25 f&#233;vrier 2010 : Man&#232;ge - Reims&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Carlotta Sagna : Tourlourou</title>
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		<dc:date>2009-08-02T10:09:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7">Danse</category>

		<dc:subject>11111000</dc:subject>
		<dc:subject>Carlotta Sagna</dc:subject>
		<dc:subject>Square des Amandiers</dc:subject>

		<description>Repris dans le cadre du festival Paris Quartier d'&#201;t&#233;, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 2004 &#224; Avignon par Carlotta Sagna, Tourlourou est pr&#233;sent&#233; comme un spectacle au fort potentiel politique puisqu'il nous est indiqu&#233; que son titre vient du nom donn&#233; aux soldats antillais pendant la premi&#232;re guerre mondiale. Pr&#233;cis&#233;ment, lorsque Satchie Noro entre sur sc&#232;ne, au rythme d'un tambour de guerre, elle est v&#234;tue d'un tutu fa&#231;on &#171; camouflage &#187; et arbore un strict chignon et une mine renfrogn&#233;e qui tranche avec ses (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Repris dans le cadre du festival Paris Quartier d'&#201;t&#233;, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 2004 &#224; Avignon par &lt;strong&gt;Carlotta Sagna&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Tourlourou&lt;/i&gt; est pr&#233;sent&#233; comme un spectacle au fort potentiel politique puisqu'il nous est indiqu&#233; que son titre vient du nom donn&#233; aux soldats antillais pendant la premi&#232;re guerre mondiale. Pr&#233;cis&#233;ment, lorsque &lt;strong&gt;Satchie Noro&lt;/strong&gt; entre sur sc&#232;ne, au rythme d'un tambour de guerre, elle est v&#234;tue d'un tutu fa&#231;on &#171; camouflage &#187; et arbore un strict chignon et une mine renfrogn&#233;e qui tranche avec ses ballerines roses. Prenant place au centre d'une petite estrade carr&#233;e, semblable &#224; une cible avec ses cercles concentriques, la danseuse quitte pourtant imm&#233;diatement ce registre politique pour &#233;noncer quelques consid&#233;rations convenues sur ce qu'on ferait s'il l'on apprenait qu'on n'avait plus que 24 heures &#224; vivre, ou sur ces petits gestes du quotidien auxquels on ne pr&#234;te pas d'importance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pass&#233;es ces quelques minutes de monologue statique, la jeune femme tente quelques mouvements de danse classique, agissant par &#224;-coups et frappant ses pointes sur la structure dot&#233;e de micros. Il en r&#233;sulte alors un jeu percussif tr&#232;s sonore, pas si loin du bruit d'explosions (retrouvant ainsi la filiation guerri&#232;re) ou allant jusqu'&#224; reproduire la rythmique ternaire de &lt;i&gt;We Will Rock You&lt;/i&gt;. Peu &#224; peu, marqu&#233;s par ces d&#233;ferlements retentissants, les gestes de la jolie poup&#233;e se font plus saccad&#233;s encore, comme si son esp&#233;rance de vie se r&#233;duisait comme peau de chagrin. Elle tr&#233;buche, tente de se relever, rampe, retombe, et la sc&#232;ne ne nous semble alors plus seulement &#234;tre une cible, mais aussi un cadran solaire, symbole de ces &#171; heures qui fuient et de la derni&#232;re qui tue &#187;. Le chignon se d&#233;fait, l'expression se d&#233;tend, la chor&#233;graphie se fait plus contemporaine et la partition enfin plus convaincante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Erna &#211;marsd&#243;ttir : Digging in the sand with only one hand (Villette Sonique 2009)</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article3197</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.etherreal.com/spip.php?article3197</guid>
		<dc:date>2009-06-06T20:27:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabrice Allard</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7">Danse</category>

		<dc:subject>11111111</dc:subject>
		<dc:subject>Parc de la Villette</dc:subject>
		<dc:subject>Erna &#211;marsd&#243;ttir</dc:subject>
		<dc:subject>Festival Villette Sonique 2009</dc:subject>

		<description>Cela fait quelques fois que l'on se d&#233;place pour aller voir les travaux de l'Islandaise Erna &#211;marsd&#243;ttir, d&#233;couverte en 2002 &#224; la M&#233;nagerie de Verre avec Johann Johannsson pour IBM 1401, puis The Mysteries of Love &#224; La Ferme du Buisson en 2006, et plus rien depuis. Aussi c'est avec enthousiasme que l'on abordait le festival Villette Sonique en ce samedi qui s'ouvrait par un nouveau spectacle de l'Islandaise. On arrive tout juste &#224; 15h30 au Jardin des Miroirs o&#249; devait se produire Erna &#211;marsd&#243;ttir. On (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3616" rel="tag"&gt;Festival Villette Sonique 2009&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fait quelques fois que l'on se d&#233;place pour aller voir les travaux de l'Islandaise Erna &#211;marsd&#243;ttir, d&#233;couverte en 2002 &#224; la M&#233;nagerie de Verre avec &lt;strong&gt;Johann Johannsson&lt;/strong&gt; pour &lt;i&gt;IBM 1401&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;The Mysteries of Love&lt;/i&gt; &#224; La Ferme du Buisson en 2006, et plus rien depuis. Aussi c'est avec enthousiasme que l'on abordait le festival Villette Sonique en ce samedi qui s'ouvrait par un nouveau spectacle de l'Islandaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On arrive tout juste &#224; 15h30 au Jardin des Miroirs o&#249; devait se produire Erna &#211;marsd&#243;ttir. On entend de la musique, juste une guitare, le public est d&#233;j&#224; bien pr&#233;sent, assis devant ce qui servira de sc&#232;ne, petit parc parsem&#233; d'arbres et de monolithes m&#233;talliques produisant de flous reflets. On devine alors l'Islandaise en train de sortir de terre, jusque l&#224; enfouie dans un m&#233;lange de terre et de sable, rappelant le d&#233;but de &lt;i&gt;IBM 1401&lt;/i&gt;, emp&#234;tr&#233;e alors dans un amas de c&#226;bles. On retrouve ensuite son style si particulier que l'on avait constat&#233; un peu estomp&#233; dans &lt;i&gt;The Mysteries of Love&lt;/i&gt; : une danse s&#232;che faite de mouvements brusques, de convulsions, toujours tr&#232;s proche du sol. Mais la chor&#233;graphie est ici plus figurative, voire m&#234;me th&#233;&#226;trale, jouant d'abord les pharaons avec un tissus dor&#233; lui servant de masque, et n'h&#233;sitant pas &#224; user d'humour en allant se cacher derri&#232;re les blocs de m&#233;tal, faisant croire &#224; une sc&#232;ne de l&#233;vitation quand on voit ses chaussures &#224; plus d'un m&#232;tre du sol, le tout en utilisant au mieux un d&#233;cor naturel, jouant avec le sable et faisant corps avec les arbres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On retrouvait donc ici clairement son style que l'on pourrait qualifier de violente po&#233;sie avec cette alternance de douceur et de nervosit&#233;, mais ce n'&#233;tait l&#224; que la premi&#232;re partie. Erna &#211;marsd&#243;ttir prend un micro et nous explique le contexte de ce spectacle, &#224; savoir l'histoire du premier et dernier cowboy islandais qu'elle va nous conter dans un deuxi&#232;me temps et qu'elle avait mim&#233; pr&#233;c&#233;demment, faisant de ses mains deux r&#233;volvers qu'elle pointait sur le public. Cette deuxi&#232;me partie d&#233;bute par un chant lent et doux, parfois empreint d'une certaine gravit&#233;, accompagn&#233; par la guitare cristalline de &lt;strong&gt;Valdimar Johannsson&lt;/strong&gt; qui jouait d&#233;j&#224; dans &lt;i&gt;The Mysteries of Love&lt;/i&gt;. On retrouvera ensuite ses intonations, &#233;tonnante voix chevrotante au milieu d'un chant qui se transforme r&#233;guli&#232;rement en spoken word, mais aussi en une sorte de doom m&#233;tal avec guitares satur&#233;es et cris monstrueux. D'abord coinc&#233;e derri&#232;re son micro, elle fait ensuite vivre son personnage qu'elle accompagne jusqu'&#224; sa mort, tombant au sol comme si elle &#233;tait touch&#233;e par une balle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il &#233;tait int&#233;ressant de voir l'Islandaise dans un autre registre que la danse, et de faire un parall&#232;le entre les deux disciplines trait&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re, avec ces violents contrastes entre po&#233;sie langoureuse et rage violente, le tout men&#233; avec une &#233;nergie d&#233;bordante. On n'est apparemment pas pr&#234;t de s'en lasser !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>The Best And The Worst Of Us</title>
		<link>http://www.etherreal.com/spip.php?article3172</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.etherreal.com/spip.php?article3172</guid>
		<dc:date>2009-05-22T08:53:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

<category domain="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7">Danse</category>

		<dc:subject>11100000</dc:subject>
		<dc:subject>MC93</dc:subject>
		<dc:subject>Simone Aughterlony</dc:subject>

		<description>On parle tr&#232;s souvent en ces pages, qu'il s'agisse de la recension de pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, de films ou de spectacles de danse, d'un travail sur la repr&#233;sentation. Question r&#233;guli&#232;rement plac&#233;e au centre des pr&#233;occupations des cr&#233;ateurs, elle constitue &#233;galement le pivot de The Best And The Worst Of Us, chor&#233;graphie de la N&#233;o-Z&#233;landaise (et Suissesse d'adoption) Simone Aughterlony pr&#233;sent&#233;e dans le cadre des Rencontres Chor&#233;graphiques de Seine-Saint-Denis. Ayant pris le parti d'abandonner toute exp&#233;rience sur le (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;Danse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2405" rel="tag"&gt;11100000&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot2747" rel="tag"&gt;MC93&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3596" rel="tag"&gt;Simone Aughterlony&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On parle tr&#232;s souvent en ces pages, qu'il s'agisse de la recension de pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, de films ou de spectacles de danse, d'un travail sur la repr&#233;sentation. Question r&#233;guli&#232;rement plac&#233;e au centre des pr&#233;occupations des cr&#233;ateurs, elle constitue &#233;galement le pivot de &lt;i&gt;The Best And The Worst Of Us&lt;/i&gt;, chor&#233;graphie de la N&#233;o-Z&#233;landaise (et Suissesse d'adoption) &lt;strong&gt;Simone Aughterlony&lt;/strong&gt; pr&#233;sent&#233;e dans le cadre des Rencontres Chor&#233;graphiques de Seine-Saint-Denis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayant pris le parti d'abandonner toute exp&#233;rience sur le solo, la jeune femme s'adonne &#224; pr&#233;sent &#224; une recherche consacr&#233;e uniquement au groupe et donc &#224; sa repr&#233;sentation. Parfaitement l&#233;gitime, voire louable, un tel souci donne malencontreusement ici lieu &#224; un spectacle qui n'&#233;lude pas les clich&#233;s du genre. Ainsi, les danseurs commencent &#224; &#339;uvrer de mani&#232;re isol&#233;e avant de r&#233;aliser le m&#234;me geste, de se suivre les uns les autres en changeant de direction sous l'impulsion d'un chef de file, dans un mouvement d&#233;j&#224; tellement vu. Au-del&#224; de cet aspect purement chor&#233;graphique, les approches plus performatives de &lt;i&gt;The Best And The Worst Of Us&lt;/i&gt; livrent aussi leur palanqu&#233;e de moments convenus : critique du caract&#232;re panurgique du groupe via des m&#233;taphores appuy&#233;es (&#171; nous valsons dans la salle de bal alors qu'un iceberg fissure le navire &#187; d&#233;clame une danseuse), mise en balance de l'insouciance transpirant d'une sc&#232;ne festive (cotillons, serpentins et ballons de baudruche) et de la profonde solitude des participants, passage musical dans lequel chacun joue en solo (harmonium, sistre, maracas, bo&#238;te en bois, guitare) avant qu'une unit&#233; ne naisse afin de constituer un v&#233;ritable morceau. Globalement, on ne put alors que regretter une volont&#233; un peu trop marqu&#233;e de Simone Aughterlony de tendre vers cet &#233;ternel universalisme auquel ne peut &#233;chapper quiconque travaille la question du groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fort heureusement, quelques passages viennent s'inscrire en un audacieux contrepoint comme celui, plus proche alors du th&#233;&#226;tre, o&#249; l'une des danseuses raconte des histoires cens&#233;ment v&#233;cues par le groupe : &#171; souviens-toi quand l'un de nous &#233;tait barbu et qu'il est mont&#233; sur cette montagne et en est redescendu avec deux blocs de pierre remplis de texte &#187;, &#171; souviens-toi quand nous avons construit ces pyramides &#187;. Un autre des danseurs l'interrompt brusquement : &#171; arr&#234;te, tu n'as pas v&#233;cu ces histoires/souvenons-nous plut&#244;t des histoires que nous avons r&#233;ellement v&#233;cues &#187;. Critique des mythologies forg&#233;es &#224; travers les &#226;ges et perp&#233;tu&#233;e de groupes en groupes, volont&#233; de singulariser l'individu et de le d&#233;gager du pass&#233;isme, ironie distante : voici les pistes que le spectacle tout entier aurait peut-&#234;tre d&#251; creuser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres dates :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;29 et 30 mai 2009 : Kunstencentrum Campo &#8211; Gand
&lt;br /&gt;22 juin 2009 : Stary Browar Art Center &#8211; Poznan
&lt;br /&gt;30 et 31 janvier 2010 : Arsenic - Lausanne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Assistantes</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>11110000</dc:subject>
		<dc:subject>Centre Pompidou</dc:subject>
		<dc:subject>Jennifer Lacey</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s le Th&#233;&#226;tre de la Bastille o&#249; elle s'&#233;tait r&#233;guli&#232;rement produite ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est au Centre Pompidou, et dans le cadre du prestigieux Festival d'Automne, que Jennifer Lacey nous propose sa nouvelle cr&#233;ation. Mettant aux prises neuf jeunes femmes, Les Assistantes b&#233;n&#233;ficie du travail visuel de Nadia Lauro, sc&#233;nographe et plasticienne op&#233;rant aussi bien dans le milieu de la danse que pour des d&#233;fil&#233;s de mode. Pr&#233;cis&#233;ment, c'est &#224; la condition f&#233;minine que ce spectacle s'attache. Sur un (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le Th&#233;&#226;tre de la Bastille o&#249; elle s'&#233;tait r&#233;guli&#232;rement produite ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est au Centre Pompidou, et dans le cadre du prestigieux Festival d'Automne, que &lt;strong&gt;Jennifer Lacey&lt;/strong&gt; nous propose sa nouvelle cr&#233;ation. Mettant aux prises neuf jeunes femmes, &lt;i&gt;Les Assistantes&lt;/i&gt; b&#233;n&#233;ficie du travail visuel de &lt;strong&gt;Nadia Lauro&lt;/strong&gt;, sc&#233;nographe et plasticienne op&#233;rant aussi bien dans le milieu de la danse que pour des d&#233;fil&#233;s de mode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment, c'est &#224; la condition f&#233;minine que ce spectacle s'attache. Sur un plateau assez d&#233;nud&#233;, juste parcouru par une sorte de banc circulaire, les danseuses forment un ar&#233;opage qui tient autant du gyn&#233;c&#233;e que de l'agora. Y faisant circuler la parole comme le corps, il s'agit pour les interpr&#232;tes de confronter leur propre personne &#224; la communaut&#233;, de jouer sur ce lien au groupe qui agit comme r&#233;v&#233;lateur de l'individu. Encha&#238;nant mouvements dans lesquels elles s'accrochent les unes aux autres et ballets o&#249; elles ex&#233;cutent les m&#234;mes gestes, les neuf jeunes femmes peuvent &#233;galement se placer en ligne face au public afin de lire un texte renvoyant aux id&#233;es libertaires. Si la convocation des p&#232;res de l'utopie par la chor&#233;graphe &#233;tats-unienne semble &#224; cet &#233;gard un peu artificielle, on sera davantage s&#233;duit par les interventions musicales r&#233;alis&#233;es en direct par les participantes. Filant la m&#233;taphore du rapport de l'individu au groupe, ces passages permettent &#224; chacune de jouer sa partition sur divers instruments (caisse claire, guitare acoustique, luth, cymbalettes, etc&#8230;) pour que l'ensemble prenne peu &#224; peu forme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de ce travail, le spectacle s'interroge en creux sur l'image sociale de la femme : de son titre (on ne sait s'il s'agit d'assistantes sociales, d'assistantes maternelles, d'assistantes esth&#233;ticiennes ou autres&#8230;) aux tenues arbor&#233;es (robes en vichy rose, mauve ou vert amande, bonnets, boots) en passant par les accessoires utilis&#233;s (projecteurs semblables &#224; des casques s&#233;choir, huile de massage), l'esth&#233;tique un peu r&#233;tro qui emprisonnerait les protagonistes est gentiment raill&#233;e. Pour autant, l'universalit&#233; peine &#224; na&#238;tre d'une repr&#233;sentation qui souffre par ailleurs de longueurs ind&#233;niables, comme la lecture &lt;i&gt;in extenso&lt;/i&gt; de la note d'intention bien que celle-ci ait &#233;t&#233; dispos&#233;e pr&#233;alablement sur les si&#232;ges du public. Restent n&#233;anmoins une sympathique impression de l&#233;g&#232;ret&#233; et quelques moments plus r&#233;ussis, &#224; l'image de cette moquerie du discours critique lorsque chaque danseuse commente, avec force circonvolutions verbeuses et constructions alambiqu&#233;es, le mini-solo effectu&#233;e par l'une d'entre elles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Empty Holes</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bousquet</dc:creator>

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		<dc:subject>11111100</dc:subject>
		<dc:subject>Mark Tompkins</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre de la Cit&#233; Internationale</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233; en 1983, Empty Holes est repris, pour son vingt-cinqui&#232;me anniversaire, par Mark Tompkins, ce chor&#233;graphe habitu&#233; des planches du Th&#233;&#226;tre de la Cit&#233; Internationale. Pour ce solo pr&#233;sent&#233; sur un plateau quasi nu (un velum blanc est juste tendu sur le devant de la sc&#232;ne), l'artiste anglais travaille autour des jeux d'ombre et de lumi&#232;re, symboles du temps pass&#233; depuis la cr&#233;ation de ce spectacle et habile pr&#233;texte &#224; s'interroger sur le chemin parcouru. Apparaissant en ombre chinoise derri&#232;re la large (...)

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&lt;a href="http://www.etherreal.com/spip.php?mot3401" rel="tag"&gt;Mark Tompkins&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1983, &lt;i&gt;Empty Holes&lt;/i&gt; est repris, pour son vingt-cinqui&#232;me anniversaire, par &lt;strong&gt;Mark Tompkins&lt;/strong&gt;, ce chor&#233;graphe habitu&#233; des planches du Th&#233;&#226;tre de la Cit&#233; Internationale. Pour ce solo pr&#233;sent&#233; sur un plateau quasi nu (un velum blanc est juste tendu sur le devant de la sc&#232;ne), l'artiste anglais travaille autour des jeux d'ombre et de lumi&#232;re, symboles du temps pass&#233; depuis la cr&#233;ation de ce spectacle et habile pr&#233;texte &#224; s'interroger sur le chemin parcouru.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apparaissant en ombre chinoise derri&#232;re la large tenture, Mark Tompkins va se servir des diff&#233;rentes sources lumineuses pour jouer sur la focale, avan&#231;ant et reculant de telle sorte que son ombre port&#233;e se fera soit tr&#232;s distincte et &#224; taille r&#233;elle, soit beaucoup plus floue et envahissant la quasi-int&#233;gralit&#233; de la surface verticalement tendue. Profitant d'une alternance entre projecteur unique, spots multiples et ampoule isol&#233;e, l'Anglais va pouvoir centrer le propos sur son buste, appara&#238;tre en pied ou d&#233;multiplier son propre corps gr&#226;ce au croisement des faisceaux lumineux. Ne s'arr&#234;tant pas d'occuper l'espace sonore par ailleurs, chantant titres originaux et standards (&lt;i&gt;Non, je ne regrette rien&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Strangers in the Night&lt;/i&gt;), passant d'un monologue &#224; la reconstitution du dialogue d'un couple, superposant parfois les discours, Tompkins fait se rejoindre prolif&#233;ration du langage et d&#233;multiplication du corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Servant de fil narratif, l'histoire de John et Doris Dreem, personnages imaginaires ici mat&#233;rialis&#233;s par des poup&#233;es gonflables, se situe &#224; la crois&#233;e du symbolisme ridicule (ces objets sexuels comme parangons universels) et du th&#233;&#226;tre de marionnettes, manipul&#233;s qu'ils sont par le chor&#233;graphe qui assure donc aussi bien leur gestuelle que leurs &#233;changes verbaux, successions de disputes amoureuses aux arguments r&#233;p&#233;titifs. L'&#233;ternelle question de la repr&#233;sentation surgit alors dans un spectacle qui propose &#233;galement un tr&#232;s joli tableau dans lequel, passant de l'autre c&#244;t&#233; du velum comme Alice traverse le miroir, Tompkins superpose son propre corps &#224; une photo de lui en 1983. Tandis qu'il est en costume sur celle-ci, le Britannique &#244;te devant nous celui qu'il porte pour se retrouver, toujours superpos&#233; &#224; sa propre photo, en cale&#231;on et maillot de corps ; se m&#234;lent ainsi, dans une dramatique assez &#233;mouvante, constat de son vieillissement et immuabilit&#233; de ses th&#233;matiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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