Burch Renders & Reducers Mama

Theatermusik

(Domizil / Metamkine)

 date de sortie

19/07/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

3 MP3 (complets)

 tags

Burch Renders & Reducers Mama / Domizil / Electronica

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Burch Renders & Reducers Mama
Domizil

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Voilà un disque complètement décalé, loin des productions actuelles, venu de suisse, et produit par deux frères jumeaux. Nés à Paris, c’est en Suisse qu’ils étudient l’orgue avec pour professeur Klaus Wunderlich (spécialiste de l’orgue Hammond, auteur d’un nombre impressionnant de disques dans les années 60 et 70, décédé en 1997), ainsi qu’à l’Institute for Computer Music de Winterthur. Une formation qui a du les marquer profondément puisque pour ce deuxième album chez Domizil l’orgue est omniprésent, et donne un doux parfum rétro à leur électro-pop pourtant moderne.

Le disque joue sans cesse sur ce décalage entre des sonorités venues d’époques variées : orgue 70s, boite à rythme 80s, basses technoïdes 90s. De la même façon le duo aborde des styles musicaux et des influences assez diverses, parfois subtilement insérées comme tous ces éléments rythmiques venus de musiques d’Amérique Latine. Il faut dire que cet album est en fait une compilation de morceaux composés pour des pièces de théâtre de Tim Zulauf qui signe les textes de quelques morceaux chantés, ou pour un spectacle de l’artiste polonaise Mariola Brillowska (auteur de films, performances, musiques, dont un album avec Felix Kubin). Mais malgré la variété des styles, on n’a jamais l’impression d’écouter une compilation, l’univers des deux musiciens étant suffisamment personnel pour donner un certaine cohérence à l’ensemble.

L’album est animé globalement d’un esprit et d’une efficacité pop que l’on peu retrouver dans des mélodies que vous sifflerez toute la journée (Piesniza), des accords de sonorités disco sur Living Room, une espèce de techno avec douce mélodie aérienne sur le superbe Sicherheit & Kontrolle, ou plus classiquement dans l’électro-pop années 80 de Autoerotik où tout, du traitement des voix jusqu’aux synthés nous rappelle ces tubes éphémères qui marquent pourtant les mémoires. Le duo a trouvé un équilibre entre instrumentaux et chansons, s’essayant à la ritournelle pop chantée en allemand sur Sneaker, jouant les crooners électroniques sur Bühnenarbeiter, remontant dans les années 70 sur Heimatgold, une sorte de mélange entre La croisière s’amuse et la Compagnie Créole ou nous faisant penser à Barbara Morgenstern avec le magnifique Recycling.
Pour finir, deux morceaux regroupés en milieu d’album et que l’on jouera en boucle. Plus proche de ce qu’on appelle aujourd’hui electronica, Halo se révèle être le morceau le plus fin, le plus précis de l’album, le plus moderne tout en étant très mélancolique.Coup Soleil ensuite, laisse les orgues s’exprimer à tout niveau : accompagnement, mélodie, rythme, révélant toute leur chaleur.

Un disque empreint d’un esprit pop, rempli de tubes qui rappelleront sûrement quelques souvenirs à ceux qui se sont toujours intéressés aux musiques électroniques, sous toutes leurs formes. L’occasion aussi de redécouvrir le son des orgues, après les laptops...

Fabrice ALLARD
le 02/09/2004

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