DoF

Mine is May

(Abandon Building Records / Import)

 date de sortie

00/11/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

2 MP3 (extraits)

 tags

Abandon Building Records / DoF / Electronica

 liens

DoF
Abandon Building Records

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On faisait, en mai 2003, connaissance avec bonheur de DoF, via son premier album If More Than Twenty People Laugh, It Wasn’t Funny paru sur Highpoint Lowlife. Un an et demi après, le musicien états-unien revient avec Mine is May, nouveau long-format, sortant cette fois-ci sur Abandon Building Records, label de qui n’en est qu’à sa deuxième sortie.

D’entrée, on retrouve tous les éléments qui nous avaient enchantés : rythmiques soignées, mélodies graciles, savante utilisation d’une guitare acoustique digitalisée. D’ailleurs, l’accent semble davantage mis, dans ce nouvel album, sur les instruments “réels ” : en effet, c’est parfois un piano galopant qui se trouve à la base du morceau (Ten Cities) mais, le plus souvent, c’est une six-cordes, grattée, pincée ou arpégée, qui sert de fondement sur lequel viennent se greffer le reste des éléments employés. Par ailleurs, les sonorités synthétiques sont toujours aussi agréables, composant des morceaux réjouissants où la brièveté est à présent de mise (là où on avait tendance à trouver que les titres du premier album s’éternisaient quelque peu) : huit morceaux et trente-trois minutes au total pour Mine is May.

Particulièrement probant dans ses deux premiers titres (Asleep at Light et surtout Ten Cities), Brian Hulick ne parvient malheureusement pas à conserver un tel niveau dans le reste de l’album qui n’a pourtant rien de honteux (A Warm Wall et A Quiet Wedding, les deux derniers morceaux sont même plutôt réussis). Dès lors, les titres s’enchaînent sans qu’on y prenne réellement garde, guettant distraitement une sonorité “différente”, n’en trouvant pas et déplorant, alors, un certain manque d’ambition de l’auteur (ou bien s’agirait-il là d’une trop grande humilité, à l’image de la sobre pochette cartonnée ?). Cela dit, on est probablement trop sévère car la fraîcheur qui émane de Mine is May est peu commune et, en définitive, c’est surtout cela que l’on retiendra en même temps que la belle confirmation que constitue cet album.

François Bousquet
le 29/05/2005

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