Xela

The Dead Sea

(Type / Import)

 date de sortie

23/10/2006

 genre

Rock

 style

Folk / Free

 appréciation

 écouter

4 MP3 (extraits)

 tags

Folk / Free / Type / Xela

 liens

Xela
Type

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Après deux albums sur Neo Ouija et City Centre Offices, c’est en toute logique sur Type Records, son propre label, que sort le nouveau long-format de Xela. Après un For Frosty Mornings and Summer Nights plutôt électronique (une réédition est d’ailleurs prévue pour janvier, sur Type), Tangled Wool utilisait régulièrement des guitares ; au moment d’entrer dans l’écoute de The Dead Sea, on se demande donc quelle va être la direction de celui-ci.

Très vite, on prend le pouls de l’album : drones et textures hantées se répondent pendant que des cloches et des lamelles métalliques posées sur une boîte en bois s’occupent de la partie mélodique des morceaux. De temps à autre, une guitare s’immisce (Wet Bones, Savage Ritual) mais cela reste rare par rapport aux interventions d’instruments nouvellement arrivés dans l’univers musical de Xela. C’est donc à un free-folk quasi macabre que s’attache à présent John Twells (rien de bien surprenant quand on connaît le fort intérêt que porte le musicien aux sorties du label Fonal), n’hésitant pas à mettre en place des ambiances plombées, voire mortifères, à l’image des reproductions de naufrage en noir et blanc de la pochette (travail cohérent de Matthew Woodson même si on préfère sa veine moins funèbre comme pour l’album d’Helios).

Si on perçoit assez bien l’idée sous-tendant la réalisation de The Dead Sea (intégrer un genre musical et y apporter sa touche personnelle, tout en réalisant un album-concept autour de la mer et des naufrages) et qu’on ne peut que saluer la volonté de renouvellement de Xela, on ne parvient pourtant pas à pleinement apprécier cet album (même si certains titres emportent véritablement l’adhésion comme Humid at Dusk, sa lointaine guitare slide, son autre guitare saturée, ses tapotements réverbérés, ses cliquetis métalliques et ses cordes ou le caudal Briefly Seen, ses lancinants traits de guitare et ses bribes de phrases samplées). Peut-être est-ce dû à cette accumulation d’ambiances lugubres (quoiqu’à la longue, on s’y fait presque) ou à la superposition, pas toujours heureuse, d’une guitare rythmique en accords et de "bidouillages" électroniques (Savage Ritual). Reste qu’on quitte The Dead Sea avec une impression mitigée, ne parvenant pas à réellement juger un album qui eut toutefois le mérite de bousculer nos certitudes.

François Bousquet
le 28/10/2006

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