(Spymania)
25/05/2001
Electronique

Il y a quelques années, nous subissions la french-touch. Retournement de situation pour notre plus grand plaisir avec de jeunes artistes qui prennent le contre pied et propose une alternative un peu plus interessante.
Parmi ceux-ci se trouve Hypo, pseudo derrière lequel se cache Anthony Keyeux, ex-Transbeauce.
Sur ce premier album, Hypo crée une musique electronica imprégnée d’un esprit pop : sens mélodique indéniable, guitare basse remplaçant une machine dédiée aux sonorités trop référencées.
A l’image de la photo noire et blanc de la pochette, cette musique est très loin des production électroniques polissée, et le son est ici très lo-fi : changement de niveau sonore accidentel, souffles, craquements de vinyl, ponctuent l’album et lui donne un aspect intemporel.
Si la première écoute déconcerte, c’est parce que l’on a pas l’habitude de ce genre de mélange, mais cet album murit avec le temps, et les mélodies deviennent alors évidentes, même si découpées, déconstruites et mises en boucle.
Hypo est un bouli-mélodique : 18 titres dont chacun est un tube potentiel, souvent très court, et au final une multitude d’idées et d’expérimentations interessantes, de mélodies efficaces.
Si l’on devait retenir quelques titres, on parlerait de fffff pour son ambiance douce et feutrée, le joyeux Animaux, bricolé mais superbe pour nous redonner le sourire, ou de Soup que l’on voudrait mettre en boucle pour que le disque ne s’arrête jamais.
A noter aussi deux collaborations interessantes, avec Anne Laplantine et O. Lamm mais il est difficile de retrouver la part de leur travail.
Un très bon album pour un renouveau de l’electronica et un nouveau souffle pour une scène française souvent en manque d’originalité, à ranger aux côtés de Gel : par exemple.
le 15/05/2001