(Quatermass / Tripsichord)
27/11/2001
Electronique

Découvert sur le premier volume de la série Personal Settings, Joe Kingman alias Fisherofgold sort, avec In my Vessel, son premier album.
Habile mélange d’instruments organiques (guitare, orgue) et de sonorités électroniques, la musique de Fisherofgold prend le temps de s’installer au cours de titres où la texture compte tout autant que la mélodie ou les travaux sur le son produits par-dessus. Par exemple, Ballad of nothing important propose à la fois une base composée d’une rythmique faite de clicks et grésillements et d’une nappe, comme sait en faire Phonem, et un travail d’expérimentations sonores proche de celui de Vladislav Delay.
Joe Kingman n’hésite pas à surprendre l’auditeur en effectuant de légers breaks au milieu de ses morceaux. Ces césures, qui ne durent pas plus d’une seconde, revitalisent et redynamisent le morceau de manière assez intéressante. Surprenante aussi est la batterie réverbérée qui apparaît de temps à autre dans Dek #1, venant casser la progression linéaire de la texture initiale.
Il arrive que Fisherofgold sorte des ambiances cotonneuses et propose un titre décalé. Ainsi, Like Liquid, avec sa voix passée au vocoder, sa basse 80’s et ses samples comparables à des tirs de pistolets lasers de dessins animés tranche véritablement, mais pas désagréablement, avec le reste de l’album. En revanche, la rythmique martiale de Resting Briefly nous laissera de marbre.
Manquant par moments d’originalité et nous décevant quelque peu après sa collaboration à Personal Settings #1, Fisherofgold signe un premier album qui laisse toutefois entrevoir d’agréables choses par la suite.
le 26/12/2001