Kinski / Paik / Surface of Eceon

Crickets and Fireflies

(The Music Fellowship / Import)

 date de sortie

21/01/2003

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Paik / Post-Rock / Surface of Eceon / The Music Fellowship

 liens

Surface of Eceon
Paik
The Music Fellowship

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Deuxième disque dans la série ’Tryptychs’ de l’exigeant label de New Haven The Music Fellowship (sorti en même temps que New Found Land où l’on trouvait Yellow6, Rothko et Landing), Crickets and Fireflies nous présente trois groupes post-rock américains : Kinski, Paik et Surface of Eceon, dont on a déjà parlé dans ces pages.

Débutant par une nappe faite d’un lamento de piano, de quelques accords de guitares et de larsens disposés çà et là, Keep Clear of Me, I Am Maneuvering With Difficulty, l’unique titre de Kinski (quatuor de Seattle) bascule dans son deuxième tiers dans un déluge de batterie et de guitares saturées vite lassant quoique construit de manière assez intéressante, pour finir sur un drone basique exclusivement exécuté à la six-cordes.
Paik, trio de Detroit, convainc davantage avec Spanish Holiday où une guitare saturée et réverbérée lance des notes implacables, tendues comme des fils à travers un tapis sonore effectué par la basse ; plus loin, quand la batterie apparaît, elle s’intègre parfaitement à l’ensemble, fiévreuse et passionnée. La fin, relativement apaisée de ce premier morceau, permet une habile transition vers le second, Eva, très bel exemple de drone comme sait si bien en réaliser Stars of the Lid : guitare aérienne, quelques effets, batterie caressée de légers balais.
Clôturant l’album par un morceau d’une trentaine de minutes, Surface of Eceon ébahit à nouveau par sa capacité à transcender son post-rock instrumental ambient pour en faire une pièce magnifiquement contemplative et somptueusement évocatrice, une sorte de Concert of Stars, comme le suggère le titre. L’entrée progressive de chaque instrument permet à chaque membre du groupe d’occuper à son tour le devant du morceau mais il n’est nullement question ici de solo égocentrique ou de mise en avant ostentatoire, la démocratie règne au sein de Surface of Eceon. Même si on sent bien qu’une grande part est laissée à l’improvisation, le quintet ne se perd, par ailleurs, jamais dans des circonvolutions sans fin, continuant de dominer sa production tout en sachant, en même temps, lui inculquer un souffle intérieur.

Assez cohérent, malgré la relative déception constituée par Kinski, ce deuxième volet nous a permis de découvrir Paik et de confirmer nos excellentes dispositions vis-à-vis de Surface of Eceon, dont le second album est, du reste, attendu en cette fin de printemps.

François Bousquet
le 03/06/2003

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