(Diesel Combustible / Chronowax)
10/03/2003
Rock

Diesel Combustible, petit label brestois dont nous n’avons jamais parlé mais qui en est tout de même à sa 17eme référence avec ce premier album de Kobe. Kobe, on ne connaît pas non plus. Il s’agit en fait de Sébastien Roué, par ailleurs moitié d’Osaka, duo que l’on trouve chez Active Suspension, Roisin, et qui vient de sortir son deuxième album chez Diesel Combustible (on y reviendra).
Découvrir ce genre de musique sur un petit label français, ça fait un choc. Kaneda, en guise d’ouverture est un petit bijoux d’electronica mélodique, douce, planante, soyeuse avec ses circonvolutions mélodiques, sa rythmique qui donne des ailes à l’ensemble et une voix asiatique répétitive.
La suite est peut-être un peu plus convenue, mais toujours très agréable. Sans parler d’électro-pop on trouve quelques titres chantés avec les voix feutrées de Valérie Marrec et Hervé Kerbrat. Le tempo est toujours très lent, les chansons douces, ponctuée par une rythmique rappelant des bouts de bois creux, le bruit de l’eau qui coule (And Then) ou des petits cliquetis aquatiques sur Countries of the Mind puisque l’eau est omniprésente sur ce disque (Made of Water).
Si les guitares font parfois leur apparition sur la première moitié de l’album (Elevador, Mappelune), celle-ci navigue tout de même entre electronica et ambient comme le magnifique A.Bettik et ses hésitations rythmiques.
La suite est plus orientée post-rock, mais un post-rock toujours langoureux, contemplatif, dans la veine de Pan American ou Un Automne à Lob-Nor pour rester dans les français. On passera vite sur Drifting dont les vocaux nous rappelle un peu trop Deep Forest, et pour compenser on jouera The Land Across en boucle. Rythmique mécanique rappelant une horloge, guitare claire et claviers éthérés, soit un mélange simple mais qui fonctionne à merveille grâce à un sens parfait du tempo.
Les deux derniers titres s’appuient énormément sur les guitares. Des sons de guitares très variés sur Pièges à Vent tandis qu’un effet d’écho donne l’impression que les notes tombent comme des gouttes de pluie. Sans rythme, avec ses longues notes de guitares, Letting Go clôture l’album un peu à la manière de Labradford.
_ Un bel album, joli, propre, soigné, peut-être même un peu trop. Sur la longueur l’auditeur risque de se lasser et un peu plus de relief aurait été bienvenu. Mais si vous êtes dans une ambiance rêveuse, ce disque vous accompagnera à merveille.
le 24/07/2003