Matmos

The Civil War

(Matador / Naïve)

 date de sortie

23/09/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Matador / Matmos

 liens

Matmos
Matador

 autres disques récents
Brad Rose
The Sound Leaves
(Room40)
Rafael Anton Irisarri
Points Of Inaccessibility
(Black Knoll)
Bellbird
The Call
(Constellation)
Joe Harvey-Whyte & Geir Sundstøl
Langeleik
(Hubro)

Matmos occupe une place particulière sur notre carte de l’electronica. Tout d’abord parce que la première fois qu’on les a entendus, c’était avec KK Null au sein de Disc. Depuis, ils se sont débrouillés pour toujours être là où on ne les attend pas, et toujurs avec bonheur. Cela a donné un disque de folk/americana enregistré au laptop (The West), du cut’n’paste rythmé où les sons concrets se mélangent aux sonorités typiquement electronica, et des collaborations avec des gens aussi divers que Vicki Bennett, les Rachel’s, Björk ou bien Jay Lesser.

À l’instar de The West, ce nouvel album intègre des sons et des rythmes provenant de la musique traditionnelle et populaire (au sens large : cornemuses, guitares hawaiennes ou country, cithare médiévale...), mais cette fois-ci seulement à l’état de ritournelles. Il n’y a plus volonté de faire une musique qui s’apparente à un style, mais simplement d’utiliser des bouts de musiques à des fins évocatrices. Du coup, sur certains morceaux, les samples sont organisés pour former un discours qui fonctionne par associations : tambours de fanfare, jingles publicitaires et orchestre de cirque sur Star & Stripes Forever par exemple.

On y retrouve d’ailleurs de grandes similitudes avec le travail de Vicky Bennett/People Like Us, sauf que Matmos se débrouille toujours pour que les citations s’intègrent dans quelque chose de musical, il ne s’agit pas seulement de collage. Sur ZOCK, une cornemuse joue d’abord un air connu, puis boucle tandis que des couches de bruit électronique viennent se superposer, pour former un choeur qui n’a plus grand chose à voir avec le sample original. Le concept de départ est assez clair (faire un morceau autour d’un air folklorique par exemple), mais ils ne peuvent s’empêcher de transgresser ce postulat pour obtenir quelque chose qui sonne agréablement à l’oreille.

Une grande part de leur originalité tient dans cette manière de triturer des field recordings souvent sommaires (bruits d’herbes sur les collines de San Francisco ou d’insectes) jusqu’à en faire des sons qui appartiennent au domaine de la musique. Pourtant, si on tend l’oreille, le matériau de départ est toujours présent.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 18/11/2003

À lire également

27/09/2006
Matmos / Zeena Parkins
(Centre Pompidou)
V/A
Split Series 9-16
(Fat Cat)
02/11/2024
Festival Présences Électr
(Maison de la Radio et (…))
19/12/2001
Bjork - Matmos
(Laugardalshöll)