Nao Tokui

Mind the Gap

(Progressive Form / Mochi Mochi)

 date de sortie

00/12/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Nao Tokui / Progressive Form

 liens

Nao Tokui
Progressive Form

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Nao Tokui est un jeune japonais, nouvelle signature chez Progressive Form après quelques titres, parus en vinyle, et dispersés sur des labels européens, comme le label belge Pocket. Mind the Gap se distingue un peu des précédentes sorties du label puisqu’un peu plus orienté vers le dancefloor avec quelques influences house. En fait on avait déjà eu un avant goût de ce style avec la compilation Forma 1.02 sur laquelle on trouvait Clickety and Clack, ancien pseudo de Nao Tokui.

On est d’abord confiant avec The First Train, une intro plutôt expérimentale, une sorte de musique ambient composée de vagues notes douces et micro-cliquetis avec parfois des enregistrements de sons ambiants, comme des gens qui parlent dans un hall de gare.
Malheureusement dès le second morceau Nao Tokui s’embarque dans un style plus dansant avec rythmique linéaire, où les mélodies sont remplacées par des nappes synthétiques limpides. Un croisement entre house et electronica parfois sympathique, mais manquant aussi de temps à autre d’inspiration, que ce soit sur Monolith ou plus tard sur Rotation et Ms. Cherry qui lorgnent plus franchement vers la house avec respectivement notes de piano et samples vocaux.

On regrettera qu’il cède un peu trop souvent à la facilité alors que l’artiste parvient à créer une musique intéressante quand il reste dans un style plus expérimental comme le mélange d’électronique et de sons concrets sur Graffiti par exemple. Il parvient même à faire un superbe morceau dansant avec On The Bank Of Donau, aux sonorités douces et chaleureuses, à la rythmique groovy peut-être aidée par quelques effets empruntés au dub tout en gardant sa touche personnelle. Il maîtrise ici parfaitement sa composition, allant decrescendo avant de redécoller en rajoutant une couche rythmique.
L’album se clôture avec Home Town In White, morceau ambient formé d’une nappe ondulant au même rythme que les craquements d’un vinyle.

Pas désagréable, loin de là, cet album souffre d’une alternance de morceaux dans des styles très différents, cassant la structure de l’album. On regrettera ensuite quelques titres plus orientés house, tandis que l’on rapprochera les plus réussis de Sutekh.

Fabrice ALLARD
le 22/02/2004

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