Ontayso

Elochim

(Tantric Harmonies / Import)

 date de sortie

00/09/2003

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Ontayso / Starfish Pool / Tantric Harmonies

 liens

Ontayso
Starfish Pool
Tantric Harmonies

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Troisième véritable album d’Ontayso, publié de manière couplée avec Primer Momento, Elochim est l’opus qui permet de faire coïncider ordre d’enregistrement et ordre de parution des disques du trio flamand.

Après un premier titre relativement court et composé uniquement de textures ondoyantes et délicatement granuleuses, on pénètre pleinement dans l’album avec Old Light, habile agrégat de nappes semblables à de profonds souffles, d’éléments électroniques aussi discrets qu’habités et de voix samplées à la limite du fantomatique. Frozen nous permet, par la suite, de renouer avec le pénétrant son du saxophone de Dave Vanderplas qui vient, ici, se poser sur une texture composée de micro-glitchs avant qu’il ne soit remplacé par des « field recordings » (rivière qui coule, chant d’oisillon, tumulte d’un bouillon aquatique) captés par Esther Santoyo.
Si la première moitié de Disintegration pêche par facilité avec son bourdon récurrent, sa seconde partie se fait nettement plus convaincante : lentes notes de guitares mises en écho et superposition de six-cordes parviennent, sans mal, à installer une atmosphère captivante. Tandis que Nameless Planet apparaît comme un morceau où Dave Vanderplas laisse libre court à de petites expérimentations avec son instrument de prédilection, Landed clôt le disque par une nouvelle nappe formée d’éléments micro-électroniques qui se densifie peu à peu, rejointe en bout de course par des traits lancinants de guitare et d’autres « enregistrements bucoliques ».

Ayant tendance à parfois un peu trop étirer leurs morceaux, à ne pas s’appliquer autant qu’ils ont pu le faire par le passé sur leurs textures d’arrière-plan et à éluder un peu trop souvent toute velléité mélodique, les belges nous livrent, avec Elochim un album qui, s’il n’est pas leur meilleur, s’insère néanmoins, sans heurts, dans une discographie déjà riche (quatre disques en neuf mois, depuis la fin de Llips.) et particulièrement cohérente.

François Bousquet
le 22/02/2004

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