Paul Wirkus

Inteletto d’Amore

(Quecksilber / La Baleine)

 date de sortie

02/02/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Paul Wirkus / Quecksilber

 liens

Paul Wirkus
Quecksilber

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Paul Wirkus, un nom qui ne vous dit certainement rien et c’est normal, même si ce n’est pas un nouveau venu dans le monde de la musique. Ce polonais a commencé par le jazz et la musique improvisée, bifurqua vers le punk dans les années 80, poursuivant son parcours au sein du groupe post-rock Mapa dans les années 90. Le voici maintenant en solo, proposant une musique électronique ambient, répétitive et cliquetante.

Il commence fort avec Wlot, magnifique morceau ambient composé d’une nappe linéaire parsemée de clicks, qui se met à onduler petit à petit, et se voit rejoindre par d’autres couches légèrement fracturées, apparaissant et disparaissant sans cesse. On mettra ce premier morceau en parallèle avec Wylot qui clôture l’album de façon symétrique, les ondulations prenant fin tout doucement, les clicks diminuant, de plus en plus faible, jusqu’à l’extinction. Entre les cliquetis qui rythment ces morceaux et les nappes synthétiques, quelques bruits sourds habitent la musique de Paul Wirkus, des ronronnements, des petits raclements, etc...

Entre ces deux morceaux assez représentatifs de l’album, le polonais propose quelques variations plutôt intéressantes. Le deuxième titre par exemple, Blask, paraît plus tendu avec une boucle de basse aux ondulations rapides, des clicks toujours présents et réussit merveilleusement l’intégration de sa propre voix, murmurée, hantée, hachée.
Par deux fois ensuite il se fait moins convaincant, avec des morceaux plus abstraits, convoquant diverses sources sonores du genre field recordings sur des tonalités épurées. Le collage et l’amoncellement de ces sonorités peine un peu à nous convaincre, tout comme les notes plus nettes du morceau titre qui ébauchent une mélodie un peu hésitante.
Mais ces tentatives sont vites abandonnées pour revenir plus ou moins franchement au mélange qui nous avait séduit d’entrée : des nappes assez classiques et un rapide claquement faisant penser à un pic-vert frappant dans un tronc d’arbre (Facsimile), de longues et subtiles évolutions mélodiques sur les échos de Aldrin au milieu de chocs métalliques, et des superpositions de souffles et nappes dont les ondulations évoluent à différents tempos.

Voici un disque à ne pas rater pour les amateurs d’ambient cyclique et de cliquetis à la Mille Plateaux. Le genre de musique et d’atmosphère qui nous rappelent un peu le récent album de Heller paru chez N-Rec.

Fabrice ALLARD
le 21/03/2004

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