Vitamins for You

I’m Sorry For Ever And For Always

(Intr_version / Mochi Mochi)

 date de sortie

16/02/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Intr_version / Vitamins for You

 liens

Intr_version

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Nouvelle signature d’Intr_version, Vitamins for You nous livre un premier album où est distillée une musique attachante et cajoleuse qui témoigne, une fois encore, de l’éclectisme du label de Montréal.

Après quelques minutes d’electronica-ambient aux nappes chaleureuses et cliquetis discrets, un chant masculin fait son apparition et on bascule alors dans une électro-pop organique proche de celle de The Notwist. Pourtant, bien vite, le canadien s’écarte de cette voie ultra-balisée pour revenir sur des terres strictement instrumentales avec Ecologie + Histoire, composition particulièrement riche, savamment édifiée, aux éléments adroitement utilisés (mélodies caressantes, sample de monologue jouant sur la stéréo, rythmique précise). Par la suite, le disque offrira plutôt des morceaux chantés où, bien que l’exigence musicale soit le plus souvent de mise, on sent poindre une certaine facilité. Evoluant sur un large spectre, Vitamins for You peut alors nous offrir aussi bien une ballade avec guitare en finger-picking et sample d’eau qui coule (Quand Peanut fait dodo) qu’un morceau à la rythmique plus soutenue.

Néanmoins, outre le titre instrumental évoqué plus haut, les deux morceaux les plus intéressants sont les deux plus longs (onze et seize minutes, respectivement), placés en fin de disque et lentement échafaudés. Sur Thème de Gigi, une fois la pulsation faite de clicks and cuts mise en place, une seconde rythmique vient s’installer qui se fait plus métallique le titre avançant, lorsque le chant (qu’on jurerait être le fait de Markus Acher) apparaît.
Churchill débute, pour sa part, par la diffusion de sons captés, semble-t-il, dans un café : soucoupes qui s’entrechoquent, porte qui s’ouvre, liquide versé dans une tasse, percolateur en action ; l’agrégat prend forme, s’accompagne d’un lointain drone et séduit en même temps qu’il intrigue. Au bout de dix minutes, mélodie cristalline, douce guitare et chant vaporeux interviennent, soutenus par une rythmique apaisante avant que le morceau ne se termine de manière plus traditionnelle.

François Bousquet
le 04/04/2004

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