Xela

Tangled Wool

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

15/03/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Electronica / Xela

 liens

Xela
City Centre Offices

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Un peu plus d’un an après son premier album (For Frosty Mornings And Summer Nights), paru sur Neo Ouija et alors que son propre label, Type, en est à ses balbutiements, Xela revient avec un second long-format, sur City Centre Offices cette fois-ci, la structure berlino-mancunienne qui avait sorti, six mois auparavant, le très bon premier disque de Yasume, le duo que John Twells forme avec Gabriel Morley.

Là où son premier effort personnel était principalement porté sur l’électronique, Tangled Wool fait la part belle aux guitares, digitalisées ou non. Mêlant les graciles notes de celles-ci à des rythmiques électroniques non agressives, Xela combine à merveille fragilité et technologie, vénusté dépouillée des instruments boisés et précision quasi mathématique des cadences synthétiques. Un synthé fait ensuite son apparition ; ses attrayantes nappes permettent alors de donner davantage de contenance à la structure musicale préalablement formée, de l’envelopper d’un délicat écrin pour qu’elle puisse briller de tous ses feux.

Un peu moins convaincant quand il pose sa voix mi-éthérée, mi-filtrée sur Drawing Pictures of Girls, Xela sauve le morceau de la banalité vers laquelle il se dirigeait grâce à un aérien arpège, souligné par de sobres effets électroniques. En revanche, John Twells se fait pleinement concluant quand il met en avant la part onirique de sa musique (Through Crimson Clouds), ce côté ouvertement bucolique se voyant bien souvent accompagné d’une forme de dégagement presqu’enfantin, mis en valeur par une pochette dessinée et écrite à la main. Parfois, l’artiste anglais se laisse aller à une certaine langueur mélancolique via une rythmique nonchalante ou des bruits d’eau qui coule (Quiet Nights) avant de clore ce beau disque par deux morceaux hautement nostalgiques constitués de guitares émouvantes et de nappes évanescentes (So No Goodbyes et Her Eyes Sparkled And She Walked Away).

François Bousquet
le 27/04/2004

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