Milligramme

Anatomy

(Parametric / Organic)

 date de sortie

20/02/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica / Industriel

 appréciation

 tags

Electronica / Haïku / Industriel / Milligramme / Parametric

 liens

Milligramme
Haïku
Parametric

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Milligramme est le projet de Benjamin Labarrère que l’on avait croisé sur la précédente sortie du label Parametric, qfg:A Compilation. , sur laquelle il nous offrait un titre d’indus aux rythmiques abrasives. Ce double CD (comme la plupart des sorties Parametric), permet d’avoir une vision plus nuancée de son travail.

Nous allons aborder ces morceaux dans leur ordre de passage, suivant l’évolution des ambiances et des styles. Une sorte de voyage au sein du corps humain puisque chaque titre reprend le nom d’un organe ou d’un mot faisant référence au corps. C’est d’ailleurs vrai pour tous les morceaux composés par Milligramme, y compris quelques titres (Foie, Appendicitis, Stomach, etc...) essaimés sur diverses compilations.
On sera un peu déçu par les premiers titres qui devraient plaire aux amateurs de musiques purement industrielles : rythmique lourde et syncopée, tandis que basse et autres bruitages sont particulièrement répétitifs. Un peu plus tard on trouvera une sorte de funk-indus avec scratchs et samples vocaux virant petit à petit vers une techno tribale sur Vocal Chords.
La première trace de finesse au sein de ce magma de basse et percus saturées se fait entendre sur Cervelet hanté par une douce arpège qui saura rester discrète. Les mélodies s’imposent alors petit à petit, et la suite de ce premier CD est une electronica mélodique aux rythmiques plus ou moins nerveuses. On trouve ainsi des mélodies fines (Poumons) ou soyeuses (Pancreas), et une comptine pour enfant malade avec rythmique déglinguée, créant un univers malsain sur Oesophagus.

Le deuxième CD débute comme fini le premier, avec un Eyeball de toute beauté, avec un ensemble de nappe et mélodie ambient mélancolique sur rythmique hachée, se prolongeant par les mélodies sautillantes de Rein. La suite est une alternance d’efficacité et de finesse. Efficacité avec une retour à une électro-indus nerveuse, toutefois plus riche que sur le premier CD, avec toujours des breaks intéressants, des variations plus nombreuses, un son de batterie sur Lobe, et un Transit qui nous fait penser à Mlada Fronta. Même les titres les plus rentre-dedans ont un petit quelque chose d’attachant, comme la richesse des percussions de Trachea, le côté hypnotique de la techno d’Artery, ou la petite mélodie de piano qui se faufile dans une rythmique saturée et menée tambours battants sur Nerve.
Seuls moments de répits, Tongue mêle nappes planantes et rythmique downtempo tandis que Spleen fait preuve d’une épure reposante.

Un double CD dans un digipack dont le graphisme et le vocabulaire reprennent un style médical en précisant "Exceed the prescribed doses". on ira pas jusque là puisque se passer le double CD d’affilé risque de provoquer l’overdose à ceux qui n’ont pas le coeur bien accroché. Les autres auront droit en bonus à quatre remixes, avec notamment Mlada Fronta et Haiku, nouvelle signature du label.

Fabrice ALLARD
le 28/04/2004

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