(Crouton / Metamkine)
16/02/2004
Electronique

Richard Chartier n’est pas spécialement musicien. C’est un artiste au sens large du terme, qui utilise notamment la musique dans ses installations. Une musique ambient, minimaliste, que l’on retrouve notamment chez Line (une division du label 12k) aux côtés de Taylor Deupree avec qui il a collaboré, ou plus récemment sur le tout jeune label japonais Spekk sur lequel il vient de sortir un album avec William Basinski (que l’on trouve généralement chez Raster Noton).
Archival 1991 est en fait une relecture de deux morceaux composés en 1991 à partir de synthés analogiques. On parlait de minimalisme en introduction, on précisera tout de suite que c’est de la branche extrême du minimalisme dont il s’agit, le genre à faire un morceau de 46 minutes avec une seule notes aux variations subtiles. C’est presque de cela qu’il s’agit ici, puisque l’unique morceau de cet album dure effectivement 46 minutes, et commence par un drone métallique, comme s’il s’agissait d’un souffle mixé à la résonance d’une timbale. Plus tard, un autre drone grave et ondulant vient se superposer au premier, initiant une lente montée créée par quelques subtiles effets pour rendre un son dominant, en effacer un autre, etc... Logiquement on trouve ensuite la descente, abandonnant doucement le premier son (soit le premier morceau composé en 1991) pour finir par le second, ce gros drone sombre et ondulant.
Pour amateur de musiques ambient extrêmes, une pièce abstraite de toute beauté et d’une simplicité exemplaire.
le 28/04/2004