Christian Kleine

Real Ghosts

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

10/05/2004

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Christian Kleine / City Centre Offices / Pop

 liens

City Centre Offices

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Nous ayant pour l’instant emballé avec ses deux sorties sur City Centre Offices (son excellent album Beyond Repair, il y a deux ans et demi, et un bon 12", Firn, il y a un an et demi), à l’inverse de son mini-album sur Morr (Valis), peu convaincant, Christian Kleine revient avec Real Ghosts, son second véritable album.

Dès le titre d’ouverture (Home), on est plongé dans ce que sera majoritairement le disque : rythmique martiale, effets pantagruéliques, solo de guitare avec force vibrato pour un ensemble bien fade et fort peu digne du Christian Kleine que l’on avait côtoyé jusqu’à présent. Parfaitement assumée, cette nouvelle direction musicale souvent lourdaude et rarement inspirée nous amène à subir des morceaux aussi peu engageants que Stations, sa lourde basse et son riff de guitare porté en sautoir, ou Ghostwriting et ses allures de hard-rock FM électronisé. Moins agressif, mais pas moins insipide, That’s Why You Came plaque une guitare acid-jazz sur une rythmique dance.
Quand la six-cordes n’est pas aussi ostensiblement mise en avant, le musicien allemand nous propose des morceaux soit ternes (Like the Clouds et Shifts of Wood, leurs rythmiques basiques et leurs ambiances flirtant dangereusement avec le lounge) soit moyennement probant (Handsome Used qui fait preuve de relatives bonnes intentions mais est desservi par sa lassante rythmique). Pourtant, Christian Kleine est heureusement encore capable de nous offrir des morceaux intéressants comme R Last où deux strates de six-cordes languides se superposent sur une nappe de légers effets (mais ce titre ne dure que deux minutes trente, histoire de vite faire place aux inepties mentionnées plus haut) ou Disappearing Objects qui permet de clore le disque sur une note plutôt positive.

Globalement déçu, voire plus, par l’orientation qu’a prise Christian Kleine, on regrette, de surcroît, que ce Real Ghosts ne permette pas à City Centre Offices de relever la tête après le déplaisant EP de Firewire.

François Bousquet
le 29/05/2004

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