Tomas Jirku

Bleak 1999

(No Type / Metamkine)

 date de sortie

15/03/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / No Type / Tomas Jirku

 liens

Tomas Jirku
No Type

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Regard sur le passé du canadien avec ce nouvel album qui est une compilation de vieux morceaux inédits. Ce cinquième album paraît justement une nouvelle fois sur un label canadien, avec ici le génial label No Type, après avoir essaimé quelques galettes chez Alien8, Substractif, ou Intr_version.

Un passé donc, mais qui n’a rien de honteux, bien au contraire. Certes on remarque assez rapidement que la production est minimale, avec des sonorités qui trahissent un certain manque de moyens comme les nappes de cordes synthétiques qui hantent Psychosis, deuxième morceau de l’album. Les pièces sont également assez minimale : un drone ou des nappes, une rythmique avare de percussions mais qui est précise et entraînante, quelques mélodies qui hantent des nappes, ou plus classiques et répétitives. L’atmosphère générale est assez sombre, inquiétante, voire mélancolique sur le magnifique Tranylcypromine où basses tournoyantes flirtent avec des nappes glacées.

Tomas Jirku n’applique aucune recette, ne se fixe aucune contrainte. Son album est un mélange de pièces diverses parfaitement enchaînées, qui ensemble construisent un univers propre. Du coup on trouve sur Bleak 1999 des morceaux que l’on va qualifier de classiques dans leur composition, avec rythmique et mélodie, mais on aussi de courts interludes expérimentaux avec ondes radios grésillantes (Clindamycin ou Li avec sample d’horloge parlante), martèlement de basses (T), ou uniquement un drone électronique évoluant lentement (Lorazepam). Parfois les expérimentations se prolongent comme LiCO3 et son unique souffle/ronronnement de machine, ou un peu plus élaboré sur Ca avec micro-pulsations de basses et lente montée de grésillements sur la fin.

Un bien bel album de jeunesse qui pourrait être la face sombre de Mille Plateaux, et qui malgré son âge garde encore toute sa saveur. Conviendra aussi bien pour découvrir le canadien que pour compléter sa discographie.

Fabrice ALLARD
le 06/06/2004

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