(City Centre Offices / La Baleine)
31/05/2004
Electronique

Premier mini-album pour Henrik Jonsonn qui livre, sous lalias Porn Sword Tobacco, un intéressant disque à mi-chemin entre ambient et néo-classique qui permet, par ailleurs, à City Centre Offices de poursuivre dans sa diversité musicale affichée (ce mini-album venant une semaine après un convaincant 12" hip-hop de Cyne) et de relever son niveau artistique après les deux ratages constitués par les disques de Firewire et Christian Kleine.
Mettant en place des textures qui nous sont aussitôt familières (nappes de synthé, glitchs ultra-discrets, notes de guitare acoustique ou de piano éparses), le musicien suédois crée demblée un climat chaleureux et intime, à défaut de nous stupéfier par son originalité. Jouant grandement, comme nombre dartistes du même genre, sur le caractère évocateur de sa musique (samples bucoliques, impression de flux et reflux), Porn Sword Tobacco nous propose de courts morceaux (trois minutes en moyenne, jamais plus de quatre minutes) assez peu différents les uns des autres, si bien quune écoute dune traite de cette demi-heure est sans doute préférable à une sélection cloisonnée des pistes du disque.
Parfois, le piano se pare datours plus classiques (Nah He Vapourised) ou la guitare acoustique est mise en avant (Dont Quit Your Dayjob) mais, constamment, demeurent les textures darrière-plan qui font que ce mini-album ne sombre jamais dans une épure ascétique désincarnée. Pouvant même se faire inquiétantes quand elles font preuve dune densité certaine (Pinkys), les atmosphères tissées par le suédois révèlent quoi quil en soit un artiste à suivre et une nouvelle belle découverte du label berlino-mancunien.
le 09/06/2004