(Sub Rosa / Tripsichord)
14/06/2004
Electronique

Quatrième album solo pour le label manager dIntr_Version, If Night is a Weed and Day Grows Less confirme tout le bien que lon pensait de Mitchell Akiyama, autant inspiré dans la signature dartistes sur son label que dans son travail musical en duo, au sein de Désormais, ou solitaire.
Partant dune base épurée de piano, le montréalais étoffe sa texture en traitant les notes produites (légère distorsion, vaporeux écho, réverbération torturée) et en y incorporant glitchs discrets et petites pointes de trompette. Intéressant quand il opte pour cette structure sobre (même si cette austérité confère parfois à de lascétisme comme dans A Lesser Path Growing), le canadien se fait encore plus convaincant quand il enrichit ses morceaux de cordes et que lespace sonore se fait un peu plus rempli ; on assiste alors à un résultat assez proche de la musique de chambre (With Hope That, judicieusement dédié à Steve Reich) et on est guère surpris de constater que cest Becky Foon (dEsmerine / Set Fire to Flames / A Sliver Mount Zion) qui opère au violoncelle.
Pareillement, quand ce sont les éléments électroniques qui sont en première ligne, Akiyama parvient à créer une ambiance envoûtante par sa profondeur et captivante par sa richesse où des grésillements semblent prendre le dessus sur un lointain et évanescent piano, le tout dans une harmonie générale apaisée (If Day Wins, Night Could Fall).
Peut-être un peu court (neuf morceaux et 35 minutes), If Night is a Weed and Day Grows Less nen demeure pas moins un disque fort agréable, personnel et séduisant, oscillant entre ambient, electronica minimale et néo-classique.
le 20/06/2004