(Autres Directions in Music / Internet)
21/05/2004
Electronique

Atone n’est pas tout à fait inconnu puisqu’on l’avait déjà repéré sur la compilation du label Idwet. Le revoici donc avec ce EP regroupant cinq morceaux composés début 2003 dans l’optique d’un concert, puis retravaillés par la suite afin d’enregistrer des versions studio pour un album.
C’est clair que le son d’Atone est plutôt léché, typique d’une certaine electronica proprette, douce à l’oreille, propice à la rêverie, avec à la fois ses notes claires qui rappellent une boite à musique (C’est Fini) et la superposition de nappes de Balnéaire qui donne une impression de brume soyeuse joliment mélancolique.
Conquis lors d’une première écoute distraite il y a quelques jours, notre impression est plus mitigée aujourd’hui, après de multiples écoutes attentives. Certes, c’est globalement très joli, mais aussi léger, empreint d’une fraicheur printanière et on regrettera de ne pas être un peu plus bousculé par la musique d’Atone. Il s’écarte un peu de sa couleur dominante sur Two Marimbas en accentuant le côté ludique, se montre un peu plus intéressant quand il parsème ses compositions de multiples bruitages et fait preuve d’un savoir faire rythmique sans pour autant en faire étalage (Partir).
Toujours est-il qu’après quatre morceaux, on savoure Qobac Sine et son changement de ton, plus lent et épuré, à base de graves synthés à la limite de la saturation. Simple et fin.
C’est certes une petite déception, mais il devrait y avoir tout de même moyen de séduire quelques amateurs, en particulier auprès des fans de Morr Music. D’ailleurs on dira pour résumer que la musique d’Atone c’est un peu comme chez Morr, mais en plus intéressant, ou alors dans la lignée de Melodium, le piquant en moins.
le 06/07/2004