(Staubgold / Chronowax)
21/04/2004
Rock

N’ayant jamais parlé de ces deux artistes, commençons par les présentations. Le plus connu d’abord, Joerg Follert, a déjà sorti quelques albums sous le nom de Wechsel Garland, notamment chez Morr Music (Wechsel Garland, 2000). Le second s’appelle Sohichiro Suzuki (World Standard), et il n’est guère connu en dehors de son pays d’origine, le japon. Une formation quelque peu originale, ne serait-ce que part sa position géographique, qui signe ici le fruit de leur première collaboration.
Le son lui, l’est un peu moins, mais on ne connaît guère de musiciens qui oeuvrent dans ce registre. A la rigueur, toujours chez Staubgold, on pourra comparer cet album aux productions de Sack & Blumm ou FS Blumm en solo, même si The Isle possède un son généralement plus clair, paraît plus dépouillé, et semble servir de pont vers des productions néo-classiques sur les deux premiers titres, avec violon et piano.
Un son très acoustique donc, des guitares omniprésentes généralement jouées en finger picking, gagnant en finesse, sur lesquelles viennent s’intercaler tintements de glockenspiel, timbales ou marimba, un accompagnement de flûte (Where It All Starts) ou melodica, pour un mélange faisant penser à une musique de chambre teintée de pop.
Parfois une batterie (Octant) ou quelques effets électroniques (des grésillements sur Solitude Sea) viennent délicatement relever l’ensemble, mais ceux-ci restent anecdotiques. L’ensemble est plutôt joli, mais peut-être un peu trop appliqué, sans que les mélodies ne fassent preuve d’une recherche particulière. Certes, on y trouvera quelques très beaux morceaux, à commencer par Atoll, subtile mélange de piano, guitare, et glockenspiel avec une véritable réussite mélodique, The Isle et son ton un peu décalé avec un piano grave et un mélodica particulièrement haut perché et mélancolique, ou encore A Fire Under The Stars avec une mélodie de guitare répétitive et des sortes de jets de grésillements électroniques. Enfin, The Harbour sort un peu du lot puisque chanté, en allemand, d’une voix douce, sur une mélodie de piano électrique.
Pour amateurs de petites pièces acoustiques pleines de finesse, mais aussi pour ceux qui ne veulent pas trop être bousculé : The Isle reste un peu trop en surface pour convaincre totalement.
le 16/07/2004