Propergol y Colargol

Charly.Roger (Songs for Fuzzycandy)

(Autres Directions in Music / Internet)

 date de sortie

19/06/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Autres Directions in Music / Propergol y Colargol

 liens

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Dernière sortie de chez Autres Directions in Music, Propergol y Colargol permettait à ceux qui le téléchargeaient en juin, lors de sa sortie, de se préparer un été en douceur, à l’ombre d’un arbre avec les petits bruits d’insectes. On y jette une oreille que maintenant, avec un petit goût de nostalgie de l’été qui touche à sa fin, mais il n’est jamais trop tard : Charly Roger. Songs for Fuzzycandy est un disque qui nous accompagnera longtemps.

Peu d’indices dans les notes de pochette, sinon que le duo brestois, la petite trentaine, revendique une admiration pour les travaux de Organisation, premier projet des membres fondateurs de Kraftwerk. N’ayant jamais jeté une oreille sur Organisation, on ne s’aventurera pas à comparer, mais on remarquera une indéniable influences de Kraftwerk et d’autres expérimentateurs électroniques des années 70. No Particular Destination qui ouvre l’album est une superbe plage ambient, composée de nappes d’orgue grésillantes. Un son simple, chaleureux mais ici mélancolique, enrobé de grésillements qui ajoutent à l’impression que l’on a d’écouter un vieil enregistrement. Un titre planant qui vous emmènera très loin et que l’on pourrait comparer à certains travaux de Klaus Schulze au début des années 70.
Mais le duo qui assume ses influences en composant de si belles pièces ne fait pas dans la pâle copie. Il s’agit plus ici d’une véritable hommage à leurs maîtres en transposant un style et l’adaptant aux techniques modernes comme sur Il Covo Club où les arpèges et nappes de claviers rétro sont mises en rythme façon clicks & cuts.

Si l’on retrouve presque toujours ces sonorités grésillantes donnant cette impression de musique lo-fi, le groupe semble gagner en confiance au fur et à mesure que l’album se déroule, avec des compositions de plus en plus riches et complexes. Aunties Annies superpose et intercale magnifiquement plusieurs couches de nappes, clicks et petits tintements lumineux. On a parfois l’impression que le groupe a vraiment été téléporté au début des années 70, créant de classiques tourbillons de synthés analogiques sur Ass.music.Etna.Zö Club qui, avec ses bruitages mécaniques et son style rétro pourrait sûrement servir de bande son au Metropolis de Fritz Lang, évoquant un theremin sur Nordstern, ou Kraftwerk sur Cafe Trauma avec sa friture d’onde radio.
Mais ces influences semblent de diluer petit à petit, à moins que ce soit l’auditeur qui s’habitue à ces sonorités, et sur la fin on a l’impression d’avoir affaire à une electronica plus contemporaine, plus moderne mais un peu moins originale sur -22- ou Forum Stadpark qui reste un superbe morceau joliment mélancolique aux sonorités plus claires.
Pour finir, on parlera de Benjamin’s Spasm et Hitchhicking Non-stop (ne serait-ce pas, là encore, une référence à Autobahn et Music Non Stop ???) dont les lentes mélodie de basses nous rappelleront le post-rock contemplatif de Labradford.

Ca fait un peu bizarre de dire ça, mais ces références vieillottes servent à créer une musique vraiment originale et qui, en tout cas, se démarque des productions actuelles. C’est excellent, et c’est gratuit !!

Fabrice ALLARD
le 30/08/2004

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