(Elusive Records / Import)
00/11/2004
Electronique

Jeune artiste irlandais, Jimmy Behan nous propose un premier album, partagé entre écriture « pop » (mélodie caractérisée, voix, instrumentation chatoyante) et introduction d’éléments plus électroniques.
Ritournelles à la guitare acoustique, boucles de samples et batterie forment la structure de base des morceaux du musicien dublinois qui, dans une ambiance à la fois doucement naïve et gentiment mélancolique, parvient à créer des morceaux accessibles et travaillés. En effet, la dimension « pop » permet d’immédiatement toucher l’auditeur qui, par la suite, prendra plaisir à décortiquer chaque titre pour y percevoir une sonorité particulière ou apprécier un break qui l’aura pris par surprise. De même, l’Irlandais sait ménager des plages moins évidentes au milieu de son album (le morceau-titre) ou faire évoluer de manière intéressante un titre (Hanover qui débute de manière très apaisée avant de voir arriver une pulsation cadencée et une batterie pour une seconde partie plus classique).
Disposant du concours de la chanteuse Nina Hynes (musicienne aux disques remarqués, sur le label Reverb, quelque part entre Stina Nordenstam et Múm) sur Deeper than Heaven, Jimmy Behan mêle ce délicat timbre féminin à ses enchevêtrements pour un résultat attachant. À d’autres moments (Summer on the Wall), les sonorités se font exclusivement électroniques pour un résultat frais et léger (même si la rythmique de base est assez simpliste). Si l’ensemble pêche peut-être un peu trop par un côté « propret », Days Are What We Live In n’en est pas moins un disque réussi, dans le genre, sachant faire profil bas et assumer ses qualités comme ses défauts ; supérieur en tous cas à certains disques électro-pop parus récemment.
le 07/01/2005