Marsen Jules

Herbstlaub

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

14/02/2005

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / City Centre Offices / Krill.Minima / Marsen Jules / Wildach Sonnerkraut

 liens

Marsen Jules
City Centre Offices
Krill.Minima

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Après une année 2004 qui l’aura vu, comme les deux années précédentes, alterner, pour ne parler que des sorties CD, le très bon (Xela, The Remote Viewer, Porn Sword Tobacco), le bon (Swod, I’m not a Gun), le moyen (Arovane), l’anecdotique (Donato Wharton) ou le catastrophique (Firewire, Christian Kleine), City Centre Offices débute 2005 par le premier album de Marsen Jules, musicien allemand oeuvrant dans une ambient chaleureuse et intimiste.

Fondant dans un drone accueillant cordes (violon, alto, violoncelle) et plages de synthés, Martin Juhls ne se contente jamais de ces boucles en flux et reflux, leur adjoignant des notes perlées qui raffermissent le caractère mélancolique de l’ensemble. Parfois, c’est une guitare acoustique qui est placée au premier plan (De la Mort d’un Cygne), à d’autres moments, une harpe est invitée à embellir le morceau de sa grâce quasi-diaphane (Tous les Cœurs de cette Terre), enfin, ce peut être un profond piano qui vient placer quelques notes éparses sur une structure épurée (Chanson du Soir).
Mais ce qui domine, ce sont quand même les nappes et leur forme composite, allant et venant, d’avant en arrière, d’un côté à l’autre, se servant pleinement d’une forme de spatialisation du son pour captiver leur auditeur. Et, de fait, c’est réussi car on est très vite pris par cette enveloppante ambient aux avenantes caractéristiques, scrutant la moindre variation chromatique, essayant de détecter tous les instruments utilisés dans ce magma jamais boursouflé, s’émerveillant devant tel enchevêtrement (les cordes soigneusement mêlées de Aile d’Aigle, à l’image de la pochette où sont disposées mi-harmonieusement, mi-naturellement ces « feuilles d’automne » du titre) ou se délectant de la suave superposition des couches musicales.

Peut-être un peu trop court (6 titres et 39 minutes) et manquant de passages véritablement brillants pour pleinement emporter le morceau par rapport à d’autres disques du même genre parus en fin d’année passée (The Dead Texan, Growing) ou à venir (Eluvium), ce premier album révèle néanmoins un talent sincère et doué et permet à la structure berlino-mancunienne de très bien débuter l’année.

François Bousquet
le 16/02/2005

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