Gavouna

Stings & Dum Machines

(Arable / Import)

 date de sortie

21/02/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica / Folk

 appréciation

 tags

Arable / Electronica / Folk / Gavouna

 liens

Arable

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Deuxième long-format pour le label Arable, le premier album de Gavouna, jeune artiste grec, fait suite à un 12" il y a deux ans sur Melodic.

Développant une folk-electronica sonnant aussi bien extrêmement lo-fi (guitares mal assurées, sons à la limite du bricolage, le tout dans une atmosphère délibérément désordonnée) que particulièrement travaillée (cordes intervenant avec parcimonie, cuivres savamment disposés), la musique de Gavouna, si elle se fait un peu trop primesautière dans les mélodies des premiers morceaux du disque, procure néanmoins d’agréables sensations à son auditeur : fraîcheur et innocence y sont volontairement mises en avant.

Après une série de titres plutôt enlevés, l’ambiance se fait un peu plus sombre avec Sherman, sa rythmique mi-ombreuse, mi-aquatique et l’absence d’instrumentation boisée, Leo & Lydia, ses enchevêtrements de cordes et ses voix féminines quasi-fantomatiques et Ondespiece, proche d’un interlude de film dramatique (climat ombrageux, notes étirées de violoncelle). La dimension cinématographique de la musique d’Athanasios Argianas se poursuit avec RootMean et sa structure principale jouée au piano. Enfin, au bout de ce court disque (36 minutes), Gavouna nous propose, avec Lament (KittenplanA) une relecture d’un titre d’ISAN (allégeance à l’égard de son label manager avec la reprise de ce morceau extrait de Lucky Cat) : le Grec supprime la ritournelle électronique des Anglais et concentre son travail sur la mélodie d’arrière-plan, la faisant jouer par une série de cuivres, atténuant le caractère mélancolique du titre original pour renforcer sa nature évocatrice.

Plutôt plaisant, Stings & Dum Machines n’en est pas pour autant un grand disque même s’il convient de saluer la bonne diversité que nous propose ici Gavouna. Mais, par ailleurs, trop de titres se déroulent de manière mécanique et oeuvrent dans un genre que les artistes Melodic (Pedro, Minotaur Shock) ont déjà bien exploré. Si cet album est plus emballant que celui de Psapp, Arable semble avoir quelques difficultés à « transformer l’essai » après les trois très convaincants 12" publiés l’an passé : sa ligne directrice est, pour le moment, justement trop proche de celle de Melodic et, surtout, les disques ne se situent pas au niveau espéré (il est vrai qu’on avait peut-être mis la barre un peu trop haut).

François Bousquet
le 06/03/2005

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