V.L.A.D.

Emo-Droidz

(Laboratory Instinct / Import)

 date de sortie

23/02/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Laboratory Instinct / V.L.A.D

 liens

V.L.A.D
Laboratory Instinct

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Comme promis, voici l’album qui fait suite au EP Xiringuitos Perdido dont on parlait il y a quelques mois. V.L.A.D. est toujours chez Laboratory Instinct, et se détache ici un peu de son image de geek sautillant derrière un vieil Atari. L’album de la maturité en quelque sorte.

Dès le premier morceau on est assez surpris par le changement avec un tempo bien ralenti par rapport à ses précédentes productions, un son un peu plus éloigné des musiques de jeux vidéo, pour au final se rapprocher d’une certaine electronica, celle de Autechre ici, ou celle de Funkstorung sur Podbulb, avec une mélodie minimale et une rythmique aux influences hip-hop assez marquées. Le propos de V.L.A.D. est bien plus exigeant que sur son maxi. Il ne recherche pas forcément l’efficacité, se fait parfois même plus expérimental sur le final de Podbulb assez bruitiste, et tente régulièrement de se renouveler. Ses tentatives plus minimales ou répétitives auront un peu plus de mal à nous convaincre (Trash Compactor, Transpack 2027), tout comme le hip-hop funky et salace de K-Bool, assez bien mené mais manquant d’idées.

Les meilleures surprises, se sont deux morceaux un peu à part, réussis à plus d’un titre. Elodie & Sophia par exemple propose une jolie combinaison rythmique et mélodique, un peu comme si les percussions mettaient des bâtons dans les roues de la mélodie, l’entraînant dans un univers chaotique tout en gardant sa beauté, fragile et touchante. Un morceau parfaitement construit. Un peu plus loin, sur Prison de Chairs Eternity, une mélodie au ralenti, presque mélancolique, parsemée de petits impacts rythmiques, puis un bref silence, une cassure, et un changement complet de style vers une sorte de clubbing planant assez jouissif, parce qu’inattendu, avec ses grosses arpèges synthétiques.
Pour finir, que ceux qui aimaient l’univers un peu déjanté et ludique de V.L.A.D. se rassurent, il est bien toujours là. Mekasupply et Kanda A en sont la preuve, le premier donnant l’impression d’être la bande son d’un dessin animé japonais avec de petites créatures grognantes, le dernier renouant avec les précédentes productions du jeune français, façon musique de jeu vidéo pour épileptiques.

On était habitué aux EP, et on est finalement content de voir V.L.A.D. sortir un véritable album, plus audacieux musicalement, mais qui malgré ses neuf pistes reste particulièrement court pour être véritablement qualifié d’album...

Fabrice ALLARD
le 24/04/2005

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