Studio Pankow

Linienbusse

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

02/05/2005

 genre

Electronique

 style

Minimal / Techno

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Minimal / Move D / Studio Pankow / Techno

 liens

City Centre Offices

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Toujours en recherche de nouveaux horizons et de nouvelles formations, City Centre Offices nous propose, en collaboration avec Source Records, le premier album de Studio Pankow, trio au sein duquel officient, d’une part, les États-uniens Daniel Moufang (alias Move D) et Jamie Hodge (alias Born Under a Rhyming Planet) et, d’autre part, l’Allemand Kai Kroker.

Développant une techno minimaliste à la noirceur assumée, les musiciens posent des beats non imposants sur de sombres nappes qu’ils font évoluer en flux et reflux, donnant l’impression à lauditeur, en jouant savamment avec la spatialisation du son, d’être progressivement entouré par leur musique. Apportant de temps à autre une inflexion dub à leurs pulsations via une réverbération plus accrue (Siemensdamm), les trois artistes savent également leur conférer un caractère plus acéré en accélérant un peu le tempo et en insistant sur leur dimension métallique (Jungfernheide), faire des incursions vers le free jazz (la cymbale de Zitadelle) ou alors tourner clairement leur regard vers la scène de Detroit (Zoologischer Garten).

Pour autant, Linienbusse n’est nullement un album focalisé uniquement sur les rythmiques, le reste de l’instrumentation y tient aussi une bonne part. Ainsi, que ce soient les textures ou, plus généralement, l’atmosphère générale, rien n’est laissé au hasard chez Studio Pankow. Dès lors, le groupe peut tout aussi bien mettre en place une ambiance quasi-anxiogène (Zoologischer Garten ou Jessner Straße (Basic Joint - First Take)) que plus accueillante (la basse de Krumme Lanke, qui monte et descend la gamme, nous semble immédiatement familière) voire apaisée (Ruhleben ou le très beau morceau-titre éclairé par le piano de Daniel Moufang). Plus encore, le trio n’hésite pas, par moments, à proposer de véritables mélodies proches de l’electronica mélodique comme celles, aux consonances aquatiques, de Ruhleben. Peut-être un peu long (une heure dix-sept avec des titres allant jusqu’à dix-sept minutes), Linienbusse n’en demeure pas moins un album intéressant et varié qui témoigne, une fois de plus, de la volonté aventureuse du label berlino-mancunien.

François Bousquet
le 03/05/2005

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