(Mudah Peach / Productions Spéciales)
04/05/2005
Electronique

Il y a deux ans, Tara King th sortaient leur premier album, Sequence 01, dans une veine allant de l’électro-pop au trip-hop cinématographique, joli, mais pas particulièrement original. Aussi on est assez surpris par ce nouvel album, où le groupe se détache habilement de ses premières influences, avec une musique plus fine, plus subtile, plus électronique aussi.
Certes, le chant est toujours présent, mais la musique est a rapprocher de l’electronica maintenant, et ce croisement avec des chansons pop nous fait immédiatement penser à Margo. En fait, The Tara King Theory c’est l’album que l’on attendait de la part de Margo.
Electronica douce, mélodique et nostalgique pour ouvrir l’album, puis joli décollage avec Club et son duo femme + robot au chant. C’est frais, léger, fin et efficace, une douce rêverie en quelque sorte et aussi un tube potentiel. Une réussite également déclinée sur l’instrumental Box of Desire, avec piano lumineux, textures granuleuses et embardée rythmique. Quand le tempo se calme, on tombe dans une ambiance cotonneuse, avec une voix feutrée ou murmurée et des nappes tournoyantes sur Fourth Dimension et Five Light Feelings.
La deuxième moitié de l’album laisse apparaître les premières amours du groupe : sur Once Upon a Dream, le traitement de la voix, feutrée et plaintive, nous rappelle Portishead, les nappes de synthés analogiques sont plus franches, la rythmique de batterie respecte les canons du genre, et l’on trouve les scratchs de rigueur sur l’électro-pop désenchantée de Soap Opera, des nappes de theremin (ou équivalent) sur There Are Still Things to Gaze at, particulièrement réussi, grave, avec une magnifique mélodie de piano.
Une belle réussite, pour amateurs de trip-hop, d’electronica mélodique, ou d’électro-pop délicate.
le 17/07/2005