(Expanding Records / Chronowax)
29/08/2005
Electronique

Broca / Electronica / Expanding Records / Maps and Diagrams / Sovacusa
Croisé sur diverses compilations (Toytronic, Sutemos ou Cactus Island Recordings), Sovacusa, duo formé par Tim Martin (Maps & Diagrams) et Steve Davis (Broca) nous livre enfin sa première véritable sortie qui, à l’instar de nombreux disques d’electronica mélodique et bien que les deux Anglais dirigent Cactus Island, paraît sur Expanding.
Comme c’est fréquemment le cas avec les disques sortant sur cette structure, l’electronica qui nous est proposée se veut caressante, non-violente, agréable à l’écoute avec juste ce qu’il faut de mélancolie. Pour ce faire, nappes accueillantes, fines rythmiques et mélodies gentiment émotives sont convoquées pour parvenir à un résultat certes extrêmement familier des amateurs du genre mais interprété avec suffisamment de conviction et de sincérité pour emporter le morceau et intéresser l’auditeur (Otsuka). Mais, en réalité, les trois premiers titres de l’album sont trompeurs : assez rapidement après, on se rend compte que ce qui attire en vérité Sovacusa, c’est la rencontre entre des rythmiques plus complexes, stratifiées, aux ramifications multiples et des mélodies plus lumineuses.
Par conséquent, une couleur propre au duo se met progressivement en place, au fur et à mesure que l’album se déroule et, comme souvent avec la rencontre entre pulsations enchevêtrées et claires mélodies, les contraires s’enrichissent et des antagonismes initiaux naît un ensemble particulièrement harmonieux qui sait se parer de contours métalliques (Akihabara) ou se faire plus entraînant (Otami). Si l’on pourrait cependant regretter qu’une fois cette “formule” établie, les Anglais changent assez peu la structure de leurs morceaux (seuls Ota et Scai se distinguent, l’un par son arythmie et ses sonorités mélodiques robotiques et l’autre par ses grésillements qui confinent à la saturation), il n’en demeure pas moins que Centrepoint constitue un album plutôt convaincant, quoiqu’un peu en deçà de ce que l’on pouvait espérer de la réunion de Tim Martin et Steve Davis, par ailleurs régulièrement brillants en solo.
le 12/09/2005